Retranscription des premières minutes :
- 14h-16h, Brigitte Lahaye, Sud Radio.
- Bonjour à tous, nous sommes ensemble durant ces deux heures et bien sûr nous sommes sur Sud Radio et je vous invite à nous rejoindre.
- On va faire une émission aujourd'hui où on va essayer de comprendre comment l'amour, la sexualité peut nous aider à réparer nos manques, à nourrir nos blessures d'enfance.
- Et pour ce sujet, nous sommes avec Ariane Calveau, qui a beaucoup travaillé sur notre autonomie émotionnelle.
- C'était le dernier livre qu'elle avait sorti aux éditions Robert Laffont.
- Et justement, si on était réellement autonome, est-ce qu'on aurait encore besoin de l'autre ? Est-ce qu'on aurait besoin d'aimer ? Est-ce qu'on aurait besoin de faire l'amour ? Évidemment que non, mais rassurez-vous, on n'est jamais totalement autonome.
- Donc on a toujours besoin.
- On a toujours besoin, peut-être, de faire une rencontre.
- Et c'est ça qui est intéressant dans le sujet qu'on va aborder aujourd'hui.
- Et j'espère que vous allez avoir envie d'y participer.
- On va réaliser à quel point, et bien parfois, faire l'amour, ça nous donne une meilleure sécurité dans notre corps.
- Parfois, d'aimer, de se sentir aimé, et bien ça nous fait nous sentir meilleurs.
- Et c'est tout ça, finalement, qui va réparer nos blessures.
- Je ne sais pas ce qu'elle en pense, Ariane Calveau, mais elle va nous le dire dans un instant.
- Et vous, bien sûr.
- Venez réagir.
- Vous nous appelez au 0 826 300 300 ou vous envoyez un SMS.
- Vous envoyez Brigitte au 7 20 18.
- Merci d'être avec nous, Ariane Calveau.
- Bonjour.
- Je suis ravie d'être avec vous.
- Avant, je ne peux pas m'empêcher de dire que vous êtes en train, peut-être, de réparer votre autonomie émotionnelle par ce grand voyage que vous faites à travers le monde.
- Alors là, si j'ai bien compris, on vous voit très très bien.
- Vous êtes très loin.
- Vous êtes à Istanbul, c'est ça ? Exactement.
- Je suis à Istanbul, en Turquie.
- Je fais un voyage pour fêter mes 50 ans.
- Donc, une sorte d'autonomie émotionnelle de l'âge.
- Et je voyage toute seule pendant quatre mois.
- Je suis partie le 31 août de Marseille, en France, et je fais le tour de la Méditerranée en van.
- Et donc, je suis déjà à Istanbul.
- C'est incroyable.
- Je n'arrive pas à le croire.
- C'est merveilleux.
- Alors, justement, avant d'aborder ce sujet plus sérieusement, j'ai quand même envie de parler du voyage et de la découverte d'autres pays, d'autres cultures.
- C'est ça aussi qui nous permet peut-être de découvrir des facettes de nous-mêmes, non ? Absolument.
- Et d'ailleurs, j'allais vous répondre tout à l'heure, Brigitte, que vous disiez que si on était totalement autonome émotionnellement, peut-être qu'on n'aurait pas besoin de la sexualité, de l'amour et de la relation à l'autre.
- Eh bien, je crois que si.
- Et ce que je pense, c'est que l'autonomie émotionnelle, ce que ça permet, c'est que nos liens soient qualitatifs et par choix, les deux choses.
- Alors que quand on est dans la dépendance affective, ils ne sont ni par choix, ils se font souvent soit par emprise sur soi-même, soit nous, on essaye de mettre l'autre sous emprise.
- Et pas très qualitatif, il faut le dire.
- Oui, c'est très juste ce que vous dites.
- Mais ce que je voulais dire dans le sens de si on était totalement complet, totalement...
- Oui, oui.
- En ce sens que je parlais d'une autonomie parfaite.
- À ce moment-là, on n'a plus besoin de personne.
- Et c'est une utopie, d'ailleurs, parce que je pense qu'on n'est jamais totalement complet et on ne sait jamais totalement qui on est.
- Je suis totalement d'accord avec vous.
- Et je pense qu'on est tellement des êtres de lien, les êtres humains, qu'on a toujours, d'une certaine façon, besoin ou envie de l'autre.
- Oui, d'ailleurs, on voit bien aujourd'hui les dégâts que font l'IA et toutes ces personnes qui se réfugient justement par peur des autres, sans doute, dans des relations virtuelles.
- En fait, ça ne les nourrit pas vraiment.
- Sur le moment, ils ont l'impression qu'ils ne sont pas seuls.
- Mais en fait, ils ne sont pas reliés.
- Je suis terrifiée.
- De semaine en semaine, mes patients, et en particulier patientes, n'arrêtent...
Transcription générée par IA