Retranscription des premières minutes :
- 14h-16h, Brigitte Lahaye, Sud Radio.
- Un organisme de défense qui en apparence semble positif mais peut-être que finalement ça ne permet pas vraiment d'être dans une belle relation harmonieuse.
- Parce que la soumission, ça met quand même dans une dépendance, surtout si elle ne permet plus d'être vraiment soi, de se reconnaître dans ses vrais désirs, dans sa capacité à dire non ou à dire oui d'ailleurs.
- C'est mon invité Claude Parizeau qui est avec nous et qui a eu envie d'aborder ce thème.
- Donc je vais lui demander dans un instant.
- De m'expliquer plus précisément ce qu'il entend par cette soumission.
- Peut-être que je n'ai pas tout compris.
- Et puis si vous avez tendance de temps en temps à vous soumettre, c'est le moment de venir témoigner.
- Vous nous appelez au 0826 300 300.
- Vous pouvez également envoyer un SMS.
- Vous envoyez Brigitte au 72018.
- Merci d'être avec nous Claude Parizeau.
- Bonjour.
- Bonjour Brigitte.
- Alors, c'est quoi cette histoire de soumission au mécanisme de défense positif ? Oui.
- En fait, il y a deux choses.
- Il y a deux choses.
- D'abord dire qu'il y a deux formes de soumission.
- Il y a la soumission choisie qui peut être même positive et même qui peut créer du lien et de la sécurité dans le couple, notamment dans la sexualité.
- Ça peut être un jeu, mais ce n'est pas de celle-là dont moi je parlais.
- On peut aussi en parler bien sûr.
- Moi je parlais de celle qui, en fait dans les mécanismes de défense, on a tous des mécanismes de défense.
- C'est-à-dire qu'on intègre enfant de nous enfant.
- C'est des réactions on va dire animales.
- Il y en a quatre.
- Il y a la soumission, il y a la fuite, il y a l'attaque et il y a l'anesthésie.
- Le figement.
- On va dire il y a ces quatre-là.
- Et ce que je remarque en fait dans les stages ou même en séance, c'est que le mécanisme de défense le plus on va dire pernicieux, en tout cas le plus douloureux dans le temps, c'est la soumission.
- Pourquoi ? Parce que si on se soumet enfant, très souvent on reproduit ces choses-là dans le couple.
- Et ce que j'observe, c'est que quand il y a de la soumission, il y a une accumulation de colère.
- Et le corps, et ça, ça n'engage que moi ce que je dis, les observations.
- Je suis ouvert vraiment à toutes les...
- les commentaires.
- C'est que systématiquement, quand il y a beaucoup de soumission, à un moment donné, le corps ne peut plus se soumettre.
- Et quand il se soumet, il ne peut plus se soumettre, la personne, elle ne peut plus rien supporter.
- Il y a de la rage même qui sort.
- Oui, et j'imagine aussi qu'il y a les maux du corps.
- C'est-à-dire qu'on tombe malade.
- C'est pour ça peut-être qu'on fait des problèmes de santé, comme des, je ne sais pas, je pense par exemple même à la maladie de Parkinson, ou des choses qui sont très, très, très handicapantes.
- Je l'ai lu, je ne suis pas un spécialiste au niveau médical, ça c'est sûr.
- Mais j'ai lu, oui, bien sûr qu'il y a le corps, on l'observe.
- C'est-à-dire que les personnes, vraiment, ne peuvent plus rien supporter.
- Ça ne peut plus rien rentrer.
- Ce qui fait que ça donne dans les couples la seule solution quand ça arrive.
- C'est-à-dire que la personne, elle s'est tellement soumise depuis l'enfance que quand le système ne peut plus...
- En tout cas, moi, je préconise de prendre de l'air.
- C'est-à-dire pendant quelques mois.
- Et très souvent, c'est même très dur de revenir en lien.
- C'est-à-dire qu'on a été trop loin.
- Le système ne peut plus du tout gérer ça.
- Donc, ce n'est pas finalement très positif, ce mécanisme de défense, contrairement à ce que j'avais cru comprendre.
- Non, c'est un mécanisme...
- Il peut être, des fois, on peut le faire dans des cas précis, pour ne pas blesser quand il y a d'autres personnes.
- Oui, ou pour ne pas rentrer dans le conflit.
- Parce que, par exemple, on est dans un dîner avec notre compagnon, il y a du monde, il nous dit...
Transcription générée par IA