Après une nouvelle nuit de couvre-feux localisés pour empêcher les violences du week-end de se reproduire, Sébastien Lecornu reçoit mercredi les organisations syndicales, pour évoquer avec elles la sécurisation des cortèges et les réponses aux lycéens, qui n'ont cependant pas été conviés à cette réunion.
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SOCIÉTÉ
Dans un monde en constante évolution, il est utile de comprendre les faits de société et d’arriver à les décrypter. C’est ce que Sud Radio fait juste ici : vous retrouverez nos articles et sujets qui vous permettront de mieux appréhender l’avenir de notre société.
Le gouvernement a dévoilé mardi une série d'aides pour les commerces pillés et dégradés ce week-end, tout en reconduisant des couvre-feux dans plusieurs villes et en assurant que le déploiement des forces de l'ordre serait "massif" le 24 octobre.
Un septuagénaire a trouvé la mort mardi près de Marseille et une personne est portée disparue en Haute-Corse dans un épisode méditerranéen débuté lundi soir au cours duquel le Var et les Alpes-Maritimes sont placés en vigilance pluie-inondation jusqu'à mercredi.
Le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon se retrouve qualifié pour le second tour de l'élection présidentielle dans presque tous les cas de figure selon un nouveau sondage publié mardi par l'Ifop pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, très loin derrière Marine Le Pen, qui réaliserait deux fois son score.
Avec une nouvelle journée de grève et de manifestations prévue le 5 novembre, les syndicats veulent continuer à faire entendre leurs revendications, étouffées par le chaos du 17 octobre, et attendent des réponses concrètes du gouvernement, qui les reçoit mercredi à Matignon.
Le procès de l'explosion accidentelle au gaz d'un immeuble de la rue de Trévise, à Paris, qui avait fait quatre morts et 200 blessés, s'est ouvert mardi dans une salle quasi-comble du tribunal correctionnel de la capitale.
Un homme connu de la police pour son appartenance à l'ultragauche a été interpellé mardi matin en Haute-Vienne dans l'enquête sur l'incendie volontaire de la mairie de Limoges, l'un des symboles des débordements survenus samedi dans toute la France lors des mobilisations du 17 octobre.
Selon Médiapart, des agents des renseignements affirment avoir été poussés à viser LFI après les violences du 17 octobre 2026. Des accusations graves que le gouvernement dément. Mais la controverse enfle.
Une "vision héroïsée" d'un "tueur" : le parquet a réclamé mardi à Paris 10 mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité contre l'eurodéputée LFI Rima Hassan, jugée pour un tweet, supprimé depuis, où elle citait l'un des auteurs de l'attentat meurtrier de 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv.
Des feux allumés dans le coeur de Paris, alimentés par du mobilier urbain, des barrières de chantier, des planches de bois mais aussi beaucoup de vélos : plus d'un millier de ces engins en libre-service ont été victimes des pillages en marge des manifestations du 17 octobre, selon un comptage de l'AFP auprès de leurs opérateurs.
Portées par les réseaux sociaux, des cagnottes en soutien aux commerçants sinistrés par les violences de ce week-end ont déjà récolté plusieurs centaines de milliers d'euros mardi, parfois à l'insu des bénéficiaires présumés.
Le syndicat majoritaire des livreurs indépendants à vélo a demandé mardi à Uber Eats et Deliveroo de prendre des mesures pour assurer leur sécurité lors des futures manifestations, notamment en suspendant les commandes dans les périmètres dangereux.
Les services de renseignement estiment que "l'ultragauche" et "l'extrême gauche radicale" ont été en pointe dans les débordements de violences survenus samedi en France, mais pas à l'origine des pillages, après analyse des évènements, affirme une source sécuritaire.
Avant son congrès prévu ce week-end à Orléans, le Rassemblement national a interpellé mardi l'État sur la sécurité de l'événement, face aux contre-manifestations annoncées, une préoccupation également partagée par le maire et les commerçants, marqués par les violences du 17 octobre.
Vitrines brisées, magasins pillés ou incendiés : Après les émeutes du 17 octobre 2026, les assureurs ont rallongé à 30 jours le délai de déclaration des dégâts. Mais entre franchises, exclusions et absence de garantie « perte d’exploitation », tous les commerçants touchés ne seront pas intégralement indemnisés.
GROS PLAN SUD RADIO - Pillages, casse, Louvre bloqué : les images des violences du week-end ont fait le tour du monde, et les professionnels du tourisme parisien constatent déjà une vague d’annulations même si le ministre du Tourisme, Serge Papin, assure qu'aucun impact n'est visible pour le moment.
INTERVIEW SUD RADIO – Trois jours après les casses et pillages du 17 octobre, les commerçants tentent de se relever à l’approche des fêtes de fin d’année. Invité sur Sud Radio, Alain Di Crescenzo, président de CCI France, alerte sur les conséquences économiques de ces violences et réclame une pause des manifestations.
GROS PLAN SUD RADIO - Qui se cachait derrière les cagoules des casseurs ce samedi 17 octobre 2026 ? Entre militants ultra-radicalisés, groupes organisés et simples pilleurs, les enquêteurs tentent de démêler les responsabilités, avec plus de 2 500 gardes à vue en attente.
Le président du Medef Patrick Martin a accusé mardi l'État d'avoir "été défaillant" pendant les violences urbaines qui ont touché ce weekend "entre 2 et 3.000 commerces" en France, selon le ministre du Commerce Serge Papin, une critique également formulée par plusieurs représentants des commerçants.
INTERVIEW SUD RADIO - Au micro de Sud Radio, le porte-parole du ministère de la Justice, Sacha Straub-Kahn, a dressé le bilan et les méthodes judiciaires contre les violences du week-end du 17-Octobre : 2 500 gardes à vue, 123 personnes déjà écrouées, des audiences triplées à Paris.
La secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon a estimé mardi sur France Inter que l'exécutif "paie cash dix ans de verticalité" du pouvoir à travers les violences en marge des manifestations du 17 octobre, et appelé à de "vraies réponses sociales" sur les revendications exprimées.
Dans leur cellule de moins de 10 m2 à la prison de Rennes, récemment épinglée pour sa surpopulation, les deux détenus qui la partagent s'attachent à tout ranger soigneusement afin de rendre la promiscuité plus supportable.
Le Sénat examine mardi un projet de loi du gouvernement pour lutter contre les ingérences étrangères qui s'expriment notamment dans le contexte électoral, une réforme jugée "trop limitée" par la chambre haute à l'aube de la présidentielle de 2027, déjà concernée par ces manipulations.
Les députés ont interrompu lundi les débats sur la première partie du budget de l'Etat, et passeront dès mardi après-midi au budget de la Sécurité sociale, qui prévoit des économies massives mais a lui aussi très peu de chances de trouver une majorité dans l'hémicycle.
Les premiers couvre-feux sont entrés en vigueur lundi soir dans plusieurs villes de France, tandis que l'exécutif, mis sous pression par une pluie de critiques de la part de tous les camps politiques, réaffirme sa promesse de fermeté dans la réponse pénale aux auteurs des pillages et de violences.
"Je reconnais rien": au procès d'un triple narchomicide perpétré en 2020, les accusés ont nié toute implication lundi, lors d'un premier face-à-face tendu avec les proches des victimes, notamment Amine Kessaci, figure de la lutte anti-narcotrafic dont le frère Brahim a été tué dans ce crime atroce.
Voici les derniers développements de la crise politique et sociale et des violences en cours en France, à six mois de l'élection présidentielle.
"Nous devons faire bloc"... Des milliers d'élus et de citoyens se sont réunis lundi devant des mairies partout en France, témoignant de leur "peur", de leur solidarité et de leur désir d'"ordre" face aux violences de la mobilisation du 17 octobre.
Ils vécurent parfois plus de quinze ans dans des "camps", "abandonnés" par l'Etat à des conditions de vie indignes : 70 ans après, les rapatriés d'Indochine en France vont pouvoir bénéficier d'une reconnaissance et d'une réparation, après l'adoption d'une loi lundi au Parlement.
Jugée depuis lundi pour apologie du terrorisme pour un message sur les réseaux sociaux, la députée européenne Rima Hassan a dénoncé lundi à la barre une "tentative d'intimidation" et de "mise sous silence d'une élue de l'opposition", affirmant n'avoir "pas d'autre choix" que d'exercer son droit au silence.
Huit départements du Sud-Est, de l'Hérault à la Corse, seront placés mardi en vigilance orange pluie-inondations et orages en raison d'un épisode méditerranéen, a indiqué Météo-France.
ECLAIRAGE SUD RADIO - Tagué sur les murs, inscrit sur des pancartes ou scandé dans certains cortèges lors des manifestations du 17 octobre, le slogan « ACAB » s'est imposé comme l'un des symboles des mouvements de contestation. Né dans l'Angleterre ouvrière du XXe siècle, cet acronyme anti-police porte une histoire complexe qui continue de susciter la polémique.
Il dénonce "l'impuissance" du gouvernement et accuse LFI de vouloir provoquer "une guerre civile" : après les violences commises en marge de la mobilisation du 17 octobre, le Rassemblement national se pose en parti de l'ordre avec l'espoir d'élargir son électorat en vue de la présidentielle.
Vuitton, Dior, Céline,... Le 17 octobre, les enseignes de luxe ont été ciblées et largement pillées malgré leurs dispositifs de sécurité. Si aucun bilan chiffré n’est encore disponible, le butin circule déjà sur les plateformes de reventes avec des pilleurs satisfaits d’avoir « rentabilisé leur journée ».
Un homme de 19 ans a été arrêté en passant devant le commissariat de Vienne (Isère), visage dissimulé et sacs remplis de vêtements, chaussures et bijoux volés lors des pillages de commerces samedi à Lyon, en marge de la manifestation, a indiqué lundi la police.
La France a connu des violences urbaines durant le week-end, à l'origine de blessures et dégradations. Qui va payer la facture ? Dans certains cas, une indemnisation par une assurance peut avoir lieu, sous certaines conditions, voire par des dispositifs publics. Voici quelques explications sur les différents cas de figures.
Jordan Bardella a souhaité lundi une coopération accrue entre l'Etat et les plateformes de revente en ligne comme Vinted, eBay ou Leboncoin afin "d'identifier les profils qui tenteraient de revendre les marchandises volées" lors des pillages de commerces ce week-end.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé avoir demandé aux préfets d'instaurer des couvre-feux "partiels" et "localisés" pour lundi soir, afin de protéger notamment les commerces, après un week-end marqué par des scènes de chaos dans plusieurs villes.
Après un week-end de violences qui ont sidéré la France et compromettent la fin d'un quinquennat déjà chaotique, Emmanuel Macron a entamé lundi une tournée dans le Golfe afin de sécuriser des volumes de carburant pour faire baisser les prix à la pompe.
Pour ses 50 ans, Mary est venue en famille des Pays-Bas visiter le Louvre mais doit faire demi-tour: le musée est bloqué lundi matin par une poignée d'étudiants en art mobilisés contre "la casse dans la culture" et en "soutien" aux lycéens.
Alors que la prochaine journée de mobilisation nationale doit avoir lieu le 5 novembre prochain, la Coordination des Gilets jaunes a annoncé une nouvelle journée de mobilisation dès ce samedi. Des pilleurs et casseurs du 17-Octobre appellent également à vite remettre ça.
L'accès au Louvre est bloqué lundi matin par des étudiants mobilisés pour exprimer leur "soutien" au mouvement des lycéens et dénoncer "la répression policière", a appris l'AFP auprès de la direction et de deux syndicats.
Consensuel et fin connaisseur du monde policier, Laurent Nuñez, dont la démission a été refusée par Emmanuel Macron, a voué sa carrière au ministère de l'Intérieur jusqu'à en devenir le chef, aujourd'hui très fragilisé par une crise sociale devenue politique.
Le procès de l’eurodéputée LFI Rima Hassan, jugée pour apologie du terrorisme en raison d'un tweet, depuis supprimé, reprenant les mots de l'un des auteurs de l'attentat de 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv, s'est ouvert lundi devant le tribunal correctionnel de Paris. Il doit durer jusqu'à mardi.
ENTRETIEN SUD RADIO - Antoine Savignat, avocat et ancien député, propose de changer la loi pour interdire les manifestations à l'échelle du pays. Explications.
La façade est encore debout mais de la fumée s'échappe d'une fenêtre. Dimanche, l'intérieur de l'hôtel de ville historique de Limoges, incendié la veille, n'était plus qu'un souvenir.
"De la honte et de la colère" : Emmanuel Macron a promis dimanche la fermeté contre les auteurs des violences en marge des manifestations de samedi, mais aussi "la transparence" sur le dispositif de maintien de l'ordre, alors que de nouvelles tensions ont éclaté à Paris et à Lyon.
Devant une boutique d'achat d'or dévalisée, deux artisans remplacent le rideau de fer, sous l’œil d'un propriétaire terrifié de voir des émeutiers "revenir pour casser". Dans un quartier chic de Marseille, quelques voleurs rôdaient toujours dimanche, au lendemain d'une insurrection qui a compté plus de 30.000 pilleurs selon la préfecture de police.
Des milliers de personnes ont pris part à une marche à Limoges, dimanche soir, après l'incendie volontaire de l'hôtel de ville la veille lors de la mobilisation du 17 octobre, tandis que le maire et David Lisnard mettaient en cause LFI.
Réunis à l'extrémité de la presqu'île du Médoc, où l'estuaire de la Gironde rencontre l'océan, des centaines de personnes ont marché dimanche pour crier leur rejet du projet de mégaferme terrestre à saumons dont la construction est prévue à partir de 2027 au Verdon-sur-Mer.
Le 23 octobre 1826, un navire débarque à Marseille avec à son bord une girafe, la première à poser ses sabots en France, dont le périple à pied jusqu'à Paris déclenche l'enthousiasme, comme le raconte un livre à paraître mercredi.
"Ce matin j'avais une gueule de bois et je voulais me sentir utile": dimanche à Lyon, Clémentine, Laurence et Nadège devaient aller courir, mais après avoir vu les dégâts des pillages de la veille, elles sont venues aider à nettoyer les rues dévastées du centre-ville.
Une riveraine s'immobilise devant un amas de vélos calcinés en plein coeur de Paris. Il est 08H00 dimanche, l'air sent encore le brûlé et le verre crisse sous les pas des ouvriers qui dégagent les débris. Au lendemain des violences urbaines, la capitale s'est réveillée dans un décor de saccage.
Le jour s'est levé dimanche sur un spectacle de désolation dans les rues des principales villes de France, au lendemain de violences et pillages en marge d'une mobilisation nationale contre "la vie chère", qui suscitent des critiques croissantes sur la gestion des forces de l'ordre.
Une "scène de guerre" au coeur de la capitale: plus de sept longues années après l'explosion meurtrière au gaz de la rue de Trévise, le procès de la mairie de Paris replonge les victimes dans ce "jour sans fin", elles qui se battent toujours pour obtenir réparation intégrale.
La police nationale "a manqué de moyens" et "a reculé" face aux casseurs, à Limoges comme ailleurs, a dénoncé dimanche le maire de cette ville, dont la mairie a été incendiée volontairement samedi lors de la mobilisation du 17 octobre.
Voici les derniers développements de la journée de mobilisation contre la "vie chère", à l'appel notamment d'anciens gilets jaunes et de jeunes, émaillée dans plusieurs villes par de violents affrontements et de nombreux pillages.
Face aux émeutes d'une "ampleur totalement inédite", la priorité des forces de l'ordre a été "de protéger les vies", a déclaré dimanche à la presse le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes Etienne Guyot.
Des cigarettes, des lunettes de soleil, des vêtements, des bijoux et des bonbons: dans le 11e arrondissement de Paris, des magasins ont été pillés samedi soir les uns après les autres une fois la manifestation contre la vie chère terminée, sans que les auteurs ne soient inquiétés.
D'innombrables boutiques et magasins d'alimentation, d'articles de sport, de prêt-à-porter, de produits de luxe ou de téléphonie mobile ont été dévalisés et vandalisés à travers la France samedi après-midi, parfois, comme à Paris, à des kilomètres des manifestations autorisées contre la vie chère.
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