
. Nom complet : Nicolas Jean‑Marc Dupont-Aignan
. Date de naissance : 7 mars 1961
. Profession : Homme politique français, fondateur et président de Debout la France (DLF), ancien député et ancien maire d’Yerres
Jeunesse et origines
Nicolas Dupont-Aignan (né Nicolas Jean-Marc Dupont) naît le 7 mars 1961 à Paris dans le 15e arrondissement. C’est à partir du cours préparatoire qu’il adopte son nom actuel : du fait de la présence d'un second Nicolas Dupont dans sa classe, « Dupont-Aignan » devient son nom d'usage par adjonction du patronyme de sa mère. Cette dernière, issue d'une famille de vignerons de Châlons-en-Champagne, l'élève au sein d'une fratrie de trois enfants dont il est le benjamin.
Son père, Jean-Louis Dupont, courtier en vin, a servi comme chasseur alpin durant la Seconde Guerre mondiale et a notamment participé à la bataille de Narvik, avant de s'évader d'un camp de prisonniers en Allemagne. Du côté maternel, son grand-père, André Georges Aignan, était un aviateur de la Première Guerre mondiale dont l'avion fut abattu dans la région de Metz, s'en sortant indemne et s'éteignant en 1974.
Études et formation
Après des études de droit, il obtient sa licence en 1984. Il est également diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po) en 1982, au sein de la section « service public », et décroche un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en gestion de l'entreprise et marché financier à l'université Paris-Dauphine en 1985. De 1987 à 1989, il est élève de l'École nationale d'administration (ENA) au sein de la promotion Liberté-Égalité-Fraternité.
Vie privée
Marié à Valérie Vecchierini, avocate, Nicolas Dupont-Aignan est le père de deux filles, Victoire et Sixtine. Agnostique chrétien de confession, il est particulièrement attaché aux valeurs gaullistes et nationales.
Son épouse a officié comme assistante parlementaire à ses côtés de 1997 à début 2018, avant de quitter cet emploi en raison de la loi interdisant les emplois familiaux au Parlement. Son recrutement ultérieur par la mairie d’Yerres comme directrice de la propriété Caillebotte a suscité des soupçons de favoritisme, rejetés par la préfecture de l’Essonne.
Premiers engagements et débuts professionnels
Il débute son parcours professionnel dans la haute fonction publique en tant qu'administrateur civil, puis comme adjoint au chef de bureau des élections au ministère de l'Intérieur (1988-1989). En 1990, il est nommé chef de cabinet du préfet d'Île-de-France Olivier Philip avec le rang de sous-préfet, puis directeur adjoint du cabinet du préfet Christian Sautter. Entre 1993 et 1995, il intègre des cabinets ministériels : d'abord comme chef de cabinet puis conseiller technique de François Bayrou à l'Éducation nationale, puis conseiller technique chargé de l'emploi, de l'écologie urbaine et du bruit auprès du ministre de l'Environnement Michel Barnier.
Sur le plan militant, son engagement débute à l'adolescence lorsqu'il colle des affiches pour le candidat du gaullisme social Jacques Chaban-Delmas lors de la présidentielle de 1974. Membre du RPR, il est proche des clubs « Convaincre » de Michel Rocard dans les années 1990. Nommé directeur des études du RPR par Alain Juppé en 1997, puis secrétaire aux fédérations par Philippe Séguin en 1998, il est écarté en janvier 1999 en raison de son opposition publique à la ratification du traité d'Amsterdam.
Carrière politique
- 1995-2017 et depuis mars 2026 : Maire d'Yerres (Essonne), élu et réélu systématiquement au premier tour avec des scores écrasants (51,85 % en 1995, 76,15 % en 2001, 79,70 % en 2008, 77,14 % en 2014 et 79,95 % en 2026).
- 1997-2024 : Député de la 8e circonscription de l'Essonne.
- 1999-2000 : Fonde le groupe « Debout la République » au sein du RPR, avant de rejoindre le RPF de Charles Pasqua dont il devient le secrétaire général adjoint.
- 2002-2007 : Adhère à l’UMP à sa création, briguant sa présidence face à Alain Juppé en 2002 (14,9 %) et Nicolas Sarkozy en 2004 (9,1 %).
- 2007 : Quitte l’UMP en raison de désaccords avec Nicolas Sarkozy.
- Depuis 2008 : Président-fondateur du parti souverainiste Debout la République (renommé Debout la France en 2014).
- 2012 : Candidat à l'élection présidentielle (recueille 1,79 % des voix).
- 2017 : Candidat à l'élection présidentielle (recueille 4,70 % des voix).
- 2019 : Tête de liste de DLF aux élections européennes (recueille 3,51 % des suffrages, aucun siège).
- 2022 : Candidat à l'élection présidentielle (recueille 2,06 % des suffrages).
- Juillet 2024 : Battu au second tour des élections législatives anticipées par Bérenger Cernon (LFI).
- 8 mars 2025 : Annonce officiellement sa candidature à l'élection présidentielle de 2027.
Temps forts de son parcours
- Le redressement financier d'Yerres, son bastion électoral : En 1995, il s'empare d'une municipalité d'Yerres lourdement surendettée et placée sous tutelle préfectorale à la suite de la faillite retentissante du centre aquatique « Le Triton ». En renégociant la dette auprès des banques, il fait chuter l'endettement municipal de 45 à 34 millions d'euros, tout en aménageant des espaces naturels comme les berges de l'Yerres. Ses victoires massives et successives dès le premier tour feront de lui un maire particulièrement implanté et « souverain chez lui ».
- La rupture avec l'UMP et l'affirmation souverainiste : S'affirmant comme l'un des leaders de droite du « non » au traité constitutionnel européen en 2005 aux côtés de Philippe de Villiers, il s'oppose également au CPE et à la privatisation de GDF. En 2007, refusant de s'aligner sur la politique de Nicolas Sarkozy, il quitte l’UMP et fonde un parti pleinement souverainiste, dénonçant l'euro comme la cause de la misère sociale.
- Le séisme de l'alliance avec Marine Le Pen (2017) : Au cours de l'entre-deux-tours de la présidentielle de 2017, il franchit un cap historique en rompant avec le front républicain pour signer un accord de gouvernement avec Marine Le Pen, qui promet de le nommer Premier ministre en cas de victoire. Ce choix provoque d'importantes manifestations d'opposition à Yerres, ainsi qu'une crise majeure au sein de son parti, marquée par la démission de son bras droit de longue date, Olivier Clodong.
- Des positions radicales et polémiques nationales : Habitué des coups d'éclat médiatiques – comme lorsqu'il passe la frontière italienne avec une Kalachnikov dans son coffre pour dénoncer l'absence de contrôles douaniers – il défend des thèses d'une grande dureté. Il s'illustre en reprenant à son compte la théorie du « grand remplacement » en 2017, ou en proposant de rouvrir le bagne de Cayenne (puis en suggérant les îles Kerguelen) pour y enfermer de manière isolée les djihadistes de retour en France.
- La contestation de la politique sanitaire et la présidentielle de 2027 : Durant la pandémie de Covid-19, il mène aux côtés de Florian Philippot la contestation contre le passe sanitaire et l’obligation vaccinale, dénonçant une « dictature sanitaire ». Très présent sur les réseaux sociaux, il s'appuie sur ce mouvement pour relancer un parcours politique affaibli par sa défaite aux législatives de 2024. En mars 2025, il officialise sa quatrième candidature à l'Élysée pour 2027, sur une ligne prévoyant la sortie de l'Union européenne en cas d'échec de réformes structurelles de celle-ci, et l'abrogation de l'accord franco-algérien de 1968.
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