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Le HCE pointe du doigt le masculinisme


Le Haut Conseil à l'Egalité invite la France à se doter d'une stratégie de lutte contre le masculinisme : écoutez la chronique d'Elisabeth Lévy

Retranscription des premières minutes :

- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
- 8h10, soyez libres comme chaque matin, évidemment, avant l'invité politique. Elisabeth Lévy, bonjour.
- Bonjour Patrick, bonjour à tous.
- Le Haut Conseil à l'égalité vient de publier son rapport annuel sur le sexisme en France. Vous l'avez lu.
- Oui, oui, c'est mon marronnier personnel. Chaque année, le HEE explique aux Françaises combien elles sont malheureuses et opprimées.
- Le sexisme est profondément ancré dans notre société. Il crée un système structurant d'inégalités.
- Et, bien sûr, il est reconnu comme un moteur du continuum des violences sexistes et sexuelles qui vont du complément à l'agression. C'est bien connu.
- Alors le sexisme prend deux formes aujourd'hui, selon le HEE. Il y a le sexisme aussi, la dévalorisation systématique des femmes et parfois les violences.
- Il concernerait 23% des hommes et 12%.
- Alors à quelle catégorie appartient le sifflement dans la rue ? Je ne sais pas. Mais sur ce terrain du sexisme hostile, le HEE détecte une nouvelle tendance venue, je vous le donne en mille, d'Amérique.
- Ceux qui menacent les femmes en France, ce n'est pas l'islam radical, ce n'est pas le fait que nous accueillons des millions d'hommes issus de cultures qui sont peu regardantes sur leurs droits.
- Ceux qui menacent les femmes, c'est le masculinisme, c'est la faute à Trump. Bon, ça, c'est le sexisme méchant.
- Et puis, il y a le sexisme bienveillant, faussement bienveillant, paternaliste.
- Notre sexisme à tous, en quelque sorte, il considère les femmes comme des êtres à protéger et il est très répandu chez vous, chez nous, Patrick, les boomers.
- Alors, attention, le mal est partout puisque 84% des femmes ont vécu au moins une situation relevant du sexisme, harcèlement, violences sexuelles, blagues graveleuses.
- Alors, pardon, mais moi, je m'inquiète pour les 16% qui ne l'ont jamais.
- Je les ai rencontrées et je voudrais bien leur offrir une blague graveleuse à chacune.
- Bon, d'accord, mais Elisabeth Lévy, on ne peut pas non plus ironiser sur les violences contre les femmes qui existent, contre des femmes.
- Oui, oui, il y a d'ailleurs des lois, des tribunaux pour ça, heureusement.
- Et loin de moi cette idée, mais se moquer des foutesses du HCE, pardon, c'est un devoir.
- Ce qu'il appelle sexisme bienveillant, par exemple.
- C'est le délicieux jeu de rôle entre les sexes où la femme est le butin et l'homme le chasseur.
- Alors, personne n'est obligé.
- Changer les rôles, on le fait.
- Il n'empêche pas les femmes d'être libres et de prendre la vie d'assaut.
- Fouter donc la paix à celles qui veulent des fleurs, des compliments et des portes tenues.
- Parce que ce que le HCE appelle sexisme, en vérité, c'est la différence des sexes.
- Ils seront contents quand il n'y aura plus ni homme ni femme.
- Et puis, il y a le sexisme hostile.
- Et là, le HCE nous parle du déferlement des réseaux masculinistes dans le numérique qui prétendent répondre aux féministes.
- Alors, ça va, deux théoriciens de l'infériorité des femmes à des primates.
- Qui conjurent leur peur des femmes en disant des horreurs et parfois, oui, en en faisant.
- Alors, selon le HCE, il y aurait eu entre 2019 et 2023 un milliard d'euros affectés à ces causes.
- C'est-à-dire une paille par rapport à ce qui a financé tous les délires wokistes.
- Le HCE s'inquiète peut-être à raison de ce retour de bâton, ce baclage comme on dit.
- Eh bien, j'écouterai le HCE quand il dénoncera les bobards délirants du néo-féminisme punitif et policier.
- Qui voit en tout homme un violeur en puissance.
- Oui, c'est vrai. Bon, il faut lutter contre toutes les dérives, quoi, aussi.
- Bien sûr, vous avez raison sur cette...
- Mais c'est pas le HCE qui lutte contre les violences.
- Non, non, non, non, non. Non, mais je dis d'une façon générale.
- Nous-mêmes, citoyens, bien sûr.
- Et s'il y a aussi ce fameux masculinisme radical avec ce mouvement, il faut lutter contre ça.
- Vous avez raison, mais les compliments...
- Muriel Reus nous en a parlé.
- Faites-moi des compliments sexistes, je les accepte.
- Oui.
- Allez, merci, Elisabeth Lévy.
- Vous revenez.
- Tout à l'heure, donc, à 8h30, en débat face à Elisabeth Lévy, face à Françoise de Gouin.
- Pas face à vous-même,...

Transcription générée par IA

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