Par Frédéric Dabi
Pouvoir d’achat, sécurité, santé : quelles sont les priorités des Français en 2026 ?
"La santé reste le premier enjeu des Français" : écoutez la chronique de Frédéric Dabi
Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Maxime Liedot. Il est 8h09. Et bonjour, Frédéric Dhabi.
- Bonjour, Maxime Liedot. Bonjour à tous. Mes meilleurs voeux de vivoire. Merci. Bonne année à vous.
- Ravie de vous retrouver, naturellement. Ravie de vous retrouver en ce début d'année, parce que vous signez une enquête clé à l'IFOP pour Fiducial et Sud Radio qui concerne l'état d'esprit des Français. Vous avez fait d'une certaine manière un grand scanner avec leurs priorités, leurs sujets, leurs enjeux, leurs inquiétudes. Oui, tout à fait. C'est une enquête, Maxime, qu'on mène depuis une trentaine d'années. C'est souvent les questions les plus simples qui sont les plus intéressantes.
- Est-ce qu'on est optimiste en pensant à l'avenir ? Et j'ai envie de dire malheureusement, le pessimisme reste la toile de fond du pays.
- Trois quarts des Français se disent pessimistes. Seulement 26% optimistes. Alors on a une profondeur historique.
- Il y a un an, il y avait 10 points de plus d'optimisme. Un an et demi avant la présidentielle de 2022, on était à 44% d'optimisme.
- Et ce qui est particulièrement frappant...
- On dit non sur l'état de léthargie du pays. On parle souvent, on sent, d'éclipses du politique.
- Les Français qui ont l'impression que leur pays est à l'arrêt. En plus, dans un monde, dans un international extrêmement agité, c'est que même les catégories, Maxime, traditionnellement optimistes... Je pense aux jeunes, je pense aux cadres supérieurs, je pense aux habitants des métropoles, aux électeurs Macron de 2022... Là, ils ont un moral plombé.
- Exactement. Ils sont dans le pessimisme. Pour la première fois, il y a plus d'ouvriers optimistes que de cadres supérieurs.
- Et sur les priorités des Français, bon, cette question, on la pose également souvent.
- Il y a deux éléments qui me frappent. D'abord, le retour en force du pouvoir d'achat. On en parlait moins ces derniers temps avec le fait que l'inflation avait été jugulée. Mais plus que jamais, l'idée que l'injustice, c'est moins être au chômage que le travail qui paye mal et prégnant chez les Français. Et puis, rappelez-vous nos échanges sur les municipales, sur les grands enjeux lors des fêtes de Noël. Durant toutes ces vacances, on en a parlé.
- Voilà. On avait testé pour la première fois à l'échelle locale la question du narcotrafic. On l'a testé à l'échelle nationale.
- Et la lutte contre le trafic de drogue est une priorité pour deux tiers.
- On va très bien sur la question de l'insécurité. C'est en train d'être cannibalisé ou phagocyté. Moins par le terrorisme, même s'il y a toujours cette crainte insinuante, que cette insécurité du quotidien avec la présence de points de deal qui fait que les Français changent leurs habitudes, bougent leurs habitudes de mobilité. Et il y a cette inquiétude sur les jeunes avec des enjeux dont on ne parlait pas, comme le logement, qui gagne moins parce que le logement, c'est un enjeu caché.
- D'ailleurs, le logement, il y a cette question insinuante du pouvoir d'achat.
- Il y a aussi, puisque vous en parlez toujours, la volonté d'essayer de cerner les tendances qui vont dominer les prochaines grandes échéances politiques.
- Au vu de ce moral des Français, des enjeux que vous avez cernés, Frédéric Dhabi, dans cette enquête IFOP, Fiducial pour Sud Radio, quels sont, selon vous, les sujets qui vont écraser les prochains débats politiques, l'année prochaine notamment, et peut-être même en 2027 ? Alors on a parlé d'insécurité, du pouvoir d'achat. La santé reste le premier enjeu. Ça fait depuis 2019, avant même le Covid, parce que la santé, on en avait parlé également, c'est l'accès aux soins.
- La santé républicaine n'est plus respectée. Et c'est un sujet qui touche tous les territoires, pas seulement la ruralité, l'éducation, l'école.
- Et puis on en parlait, l'international. L'époque où les Français ne s'intéressaient, je dirais, qu'à leur petit territoire, c'est fini, puisqu'ils ont compris que ce qui se passe peut-être au Venezuela, ce qui se passe en Iran, en Ukraine, ce qui se passe dans le bureau Oval de Donald Trump peut avoir un jour un impact sur leur vie quotidienne. C'est ça, cette nouveauté par rapport aux pré-campagnes présidentielles précédentes.
- On avait tendance à fermer les...
Transcription générée par IA