Retranscription des premières minutes :
- « Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger. » « 8h09, soyez libres avec Elisabeth Lévy comme chaque matin. Elisabeth, nous allons parler d'union des droites, nous allons en parler mais un journal, Libération, a décidé de ne plus parler justement d'union des droites qui sont réclamées par certains. Bonjour Elisabeth. » « Ah, Elisabeth, on ne vous entend pas. Il y a un petit souci, effectivement. Votre micro n'est pas bien ouvert. Elisabeth, nous vous entendons. Oui, alors je disais, on ne parle plus d'union des droites pour le journal Libération. » « Oui, attendez, j'ai un problème de son en double, pardon. Voilà, j'y suis. Donc, eh bien oui, Libération ne parlera plus d'union des droites et tient à le faire savoir comme si c'était un acte héroïque.
- » « Le mot « chien » ne mord pas, disent les linguistes, mais pour Libé, où certains doivent peut-être trouver Nicolas Maduro plus fréquentable que Marine Le Pen, eh bien pour Libé, le mot « union » unit. Parce que derrière l'apparente neutralité de la formule « union des droites », Libé dépiste un concept destiné à faciliter ce funeste processus. » « Ce qu'ils appellent l'extrême droite, en l'occurrence le RN et Reconquête, ne serait pas seulement une évolution politique, ce serait une transgression morale. C'est une question de prophylaxie sociale, d'où le terme cordon sanitaire. Ce qu'on appelle l'union des droites se résume donc, selon Libération, à des incointances honteuses entre LR et l'extrême droite. Or, en réalité, il n'y a pas de partie d'extrême droite en France, en tous les cas pas à l'Assemblée. Jean-Marie Le Pen est mort et sa fille avait depuis longtemps répudié. » « Son héritage politique. Mais le clergé de gauche va continuer à brandir ses croix pour conjurer le mal. Va des rétros, extrême droite. » « Eh bien le message qui est adressé à tous ceux qui oseraient franchir le Rubicon, c'est qu'ils seront traités en infréquentables. » « Oui, même si le Conseil d'État dit toujours que le RN, c'est d'extrême droite. C'est le Conseil d'État ou le Conseil constitutionnel ? Le Conseil d'État. » « Extrême droite, ça a un sens historique, ça n'a pas un sens administratif. Le RN ne correspond pas à ce qu'a été l'extrême droite. » « Oui, oui, oui. Mais bon, dans les institutions, c'est encore reconnu. Est-ce que ce n'est pas un combat d'arrière-garde, finalement, tout ça ? » « Vous avez raison. En tout cas, c'est quand même celui de Libération et de toute la gauche politique et médiatique. Et en fait, on les comprend.
- Parce que ce fameux cordon sanitaire qui interdisait l'Alliance, eh bien, il a permis à la gauche, quoique minoritaire, de se maintenir au pouvoir et en prime de jouer les professeurs de vertu. L'antifascisme de bazar, le petit théâtre antifasciste, comme disait Lionel Jospin lui-même, a légitimé l'abandon des classes populaires, c'est Plouc qui n'aime pas le multiculti, et dispensé tout le camp progressiste de toute réflexion.
- Et alors que le pays est tout de même majoritairement à droite aujourd'hui, eh bien, ce cordon sanitaire, cette interdiction de l'Union, pourrait encore exclure la droite du pouvoir. Alors, évidemment, vous allez me poser la question, donc je me la pose.
- Reste à savoir si ce chantage moral va fausser encore les prochaines élections.
- Alors, ça fait encore débat chez LR. Par exemple, Bruno Retailleau dit dans Causeur qui sort aujourd'hui « Marine Le Pen n'est pas fasciste ou raciste, mais elle est socialiste ».
- Et de fait, Marine Le Pen ne se dit pas de droite, donc ça complique l'union des droites, bien sûr.
- Mais sur le régalien, tout de même, il y a des convergences évidentes.
- Alors, sinon, il y a Laurent Wauquiez et Nicolas Sarkozy qui pensent qu'il est vraiment temps.
- Finir avec l'interdit moral. Et d'autres, par contre, en revanche, pardon, comme Xavier Bertrand et Valérie Pécresse qui continuent à jouer les vierges effarougées.
- Alors, à dépôt d'être élus et de pouvoir redresser la France, eh bien, ils auront au moins l'immense honneur d'être encensés par Libération.
- Merci, Elisabeth Lévy. Vous revenez tout à l'heure.
- On pourra en parler, évidemment,...
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