Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h. Patrick Roger. Soyez libres, Elisabeth Lévy. Bonjour.
- Bonjour, Patrick. Bonjour à tous. Et bonne année. Eh oui, c'est vrai.
- On aura du pas le 1er mai. Voilà au moins un accomplissement.
- Bon. Attendez. C'est pas fait. C'est pas fait, en plus, parce qu'il faut une loi, etc.
- Bah oui. Donc on n'arrête pas d'avoir un budget, mais on va faire une loi boulangerie.
- Bon. Budget, on en parlera dans 5 minutes avec le rapporteur, justement, à l'Assemblée.
- Qui sera avec nous ? Philippe Juvin.
- Elisabeth Lévy, l'intervention américaine au Venezuela.
- Alors ça suscite beaucoup de questions, beaucoup de critiques.
- Qu'est-ce que l'on peut dire, ce matin ? Oui, bah moi, avant les critiques, je dirais, ne boudons pas notre plaisir.
- On se prend parfois à rêver d'un western planétaire avec un gentil shérif.
- Bon, qui aurait plus la tête de Tom Cruise, peut-être, que celle de Donald Trump.
- Mais un gentil shérif qui met hors-jeu les méchants de Maduro à Raménaï.
- Parce que, à part...
- Jean-Luc Mélenchon et sa clique, eh bien, personne ne regrette Nicolas Maduro, qui, en plusieurs mandats, en plus de... je sais plus, 23 ans, c'est en tout.
- Au total, oui.
- 23 ans de Maduro-chavisme, eh bien, ont achevé la destruction d'un pays prospère.
- Aucun Vénézuélien ne vivra plus mal après l'opération Absolute Resolve.
- Aucun latino-américain non plus, sans doute, car il a déstabilisé toute la région.
- Par exemple, c'est en grande partie l'immigration et la criminalité qui expliquent la victoire d'un pinochetiste au Chili.
- Enfin, Caracas était le rendez-vous de tous nos ennemis, Hezbollah et consorts.
- Donc, merci Donald Trump et bon débarras.
- Cependant, cependant, ne soyons pas naïfs, cher Patrick, que le but des Américains n'est pas d'instaurer la démocratie.
- Et tant mieux, d'ailleurs, car, généralement, ça tourne au désastre quand on essaie de faire ça.
- Ah bon ? Bah, la démocratie, tout de même, c'est pas forcément un désastre.
- Oui, c'est merveilleux, mais quand on essaie de l'instaurer de l'intérieur, comme au Kosovo, etc., ça ne marche pas.
- Donc, ce qu'on appelle le « state building », si vous voulez, à part depuis l'Allemagne nazie occupée par quatre puissances, ça ne marche pas vraiment.
- On ne sait pas comment créer un nouveau régime.
- Oui, c'est la difficulté, mais c'est pas la démocratie qui ne marche pas en général, quoi.
- Non, je dis que c'est installer la démocratie par les armes qui ne marchent pas.
- Bien sûr, c'est pour ça.
- C'est les missionnaires beauté, si vous voulez, comme disait Robespierre.
- Donc, généralement, quand on fait ça, ça tourne au désastre.
- Le régime maduriste, aujourd'hui, il est sous tutelle, mais il est toujours en place.
- Et bien qu'on ne sache pas tout, cher Patrick, il semble que Washington est encouragé à accompagner une révolution de palais ou un pouce.
- Rien de nouveau, donc, sauf que ce ne sont plus des opérations secrètes étordues de la CIA, mais une politique parfaitement assumée.
- Alors, au-delà du Venezuela, où la politique américaine est donc parfaitement défendable, on ne pleurera pas non plus pour le régime castriste, post-castriste, s'il lui arrive une mésaventure comparable.
- Mais maintenant, voilà, quand Donald Trump parle du Mexique, et plus encore, pour nous, Européens, du Groenland, on a le droit et sans doute le devoir de s'inquiéter.
- Oui, le Groenland qui appartient au Danemark et donc qui est aussi dans l'OTAN, justement.
- Alors, est-ce qu'Emmanuel Macron a raison de condamner, même s'il a approuvé dans un premier temps la chute de Maduro, est-ce qu'il a raison de condamner la méthode...
- Ce qui est dommage, c'est qu'il le fasse en deux temps, et qu'on a l'impression qu'il a cédé à la pression, ce qui n'est jamais très bon.
- Ensuite, ça ne sert pas à grand-chose de prodiguer des leçons de maintien au président américain.
- Ce qui est important, c'est de comprendre le monde où nous sommes et de nous y adapter à ce monde-là.
- Depuis 1989, les Européens se racontent une belle histoire.
- Après la fin du communisme, on devait assister à l'avènement d'un monde pacifié, régi par le droit et le commerce, et la justice, donc, bien sûr.
- Alors, évidemment, les rapports de force n'ont absolument...
Transcription générée par IA