Retranscription des premières minutes :
- « Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger. » « Soyez libres avec Elisabeth Lévy. Bonjour Elisabeth. » « Bonjour Patrick, bonjour à tous. » « On va parler de parité avec vous parce que d'après le CNC, c'est le centre du cinéma. » « Le centre national du cinéma. » « Voilà, c'est ça. La part des femmes dans les réalisateurs de films français serait à son niveau le plus bas depuis 5 ans. » « Patrick, c'est ce que nous apprend une étude de l'Observatoire de la Parité, un organisme qui a été créé par le DCNC. » « Donc en 2025, 24% seulement des films français ont été réalisés par des femmes. » « Alors je dois dire que j'enrage que des gens soient payés et perdent leur temps pour ce travail absurde et surtout nuisible. » « Parce que si le film de femmes est une catégorie artistique maintenant, eh bien je veux bien qu'on me le signale pour les éviter. » « Sa maîtrise technique, éventuellement son succès, peut me choquer le metteur en chef ou le chef-op, soit un homme, une femme ou un non-binaire. » « Et pire, introduire ce type de critères, c'est vraiment enrôler le cinéma et l'art dans une entreprise militante. » « Et puis d'abord, moi si on compte les femmes, je veux savoir combien de films français ont été réalisés par des bouddhistes, des unijambistes ou des trans-racisées. » « Non mais, non, non, non, parce que comptez. » « Pourquoi ? Parce que... » « Non mais je vous assure, moi ça m'enrage. » « Ah bon ? » « Comme femme en plus. » « De compter... » « Comptez les réalisateurs. » « La maîtrise, en plus, ça ne suffit pas, parce que maintenant, pour juger un film, on va aussi compter les femmes au poste de direction. » « Vous savez, chef maquille, chef électro, etc. » « Eh bien jusque-là, les productions qui étaient paritaires, vertueuses, touchaient un bonus du CNC. » « Mais à partir du 1er janvier, les films qui n'embauchent pas assez de femmes dans ces postes auront un malus. » « Pas de femmes, pas de subventions. » « C'est une victoire de la statistique sur la singularité, de l'idéologie sur l'art et du droit sur le mérite. » « Bon, mais ça encourage peut-être... » « Peut-être la parité, quand même, aussi. » « D'accord, mais pour moi, la parité, ce n'est pas un objectif, donc. » « Oui, mais pour certains, ça l'est, en fait, un peu plus. Mais bon, c'est votre vision. » « Et sur la politique, alors ? La parité, elle a progressé. » « Oui, elle a progressé, mais pour moi, ce n'est pas un progrès, c'est une insulte aux femmes. » « C'est une forme de paternalisme. » « La seule chose qui compte, c'est qu'on n'écarte pas une femme parce qu'elle est une femme. » « Ça, oui, évidemment. Mais je ne vois pas pourquoi il faudrait choisir ces collisions. » « C'est en fonction de leur sexe. Et le résultat, évidemment, c'est qu'on recrutera des femmes. » « Même si elles sont moins compétentes, ce qui est absolument antiféministe, à mon avis. » « Et le comble de cette sottise administrative, c'est que c'est désormais obligatoire pour les communes de 1 000 habitants. » « Parité au village. » « Un vrai casse-tête, quand on sait qu'il y a tant de mères qui veulent déjà jeter l'éponge, surtout dans ces petites villes. » « On n'a pas besoin de règles tatiennes et de sanctions, Patrick. » « La société évolue à son rythme. » « L'égalité est la norme. » « L'égalité, ça veut pas dire... » « L'égalité, ça veut pas dire que chaque activité, il n'y a aucune loi divine qui existe, que toutes les activités humaines soient paritaires. » « C'est complètement idiot. » « Faut-il une loi qui imposera autant de policières que de policiers ? » « Autant de magistrats que de magistrates, etc., etc. » « Remarquez cette bondieuserie, parce que prétendument féministe a une conséquence extrêmement positive. » « Tous...
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