Retranscription des premières minutes :
- « Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger. » « Soyez libres comme chaque matin avec vous, Elisabeth Lévy. Elisabeth, bonjour. Bonjour Elisabeth. » « Voilà, bonjour Patrick, bonjour Atlas. » « Bon, vous avez un petit problème de micro. On revient sur les obsèques de Médic et Sassi. Vous avez vu, ces obsèques ont eu lieu sous haute surveillance, sous protection du RAID hier.
- Parce qu'on s'aperçoit qu'on a peut-être perdu la guerre contre le narco-trafique, Elisabeth. » « Oui, alors Jordan Bardella disait hier qu'elle n'est pas perdue parce qu'elle n'est pas menée. Pour le coup, il me semble que c'est peut-être un peu trop sévère.
- Oui, bien sûr, il y a comme toujours des proclamations, des « nous ne cèderons pas », de la com. Mais il n'y a pas seulement ça.
- Le procureur de Marseille, c'est Eric Besson, je crois, qui a récemment dévoilé, par exemple, cette vaste opération franco-italienne, qui a mis à bas, outre le réseau de trafiquants, le réseau de blanchiment. Le nombre d'homicides et de points d'île à Marseille auraient été divisés par deux.
- Et par ailleurs, bien que la gauche, qui n'est jamais à court de bon sentiment, ait tout fait pour faire détricoter la loi narco-trafique par le Conseil constitutionnel, parce qu'elle était, selon elle, évidemment trop attentatoire aux droits des trafiquants, les quartiers de haute sécurité existent, comme avant dans le Vieil.
- Le PNACO, le Parquet national anticriminalité organisé sur le modalitaire...
- ... sera actif en janvier. Bref, alors on ne fait sans doute pas assez, on ne fait sans doute pas assez bien, Patrick, mais on ne fait pas rien.
- Et miraculeusement, ça n'arrive jamais dans ce pays, eh bien personne ne nie que le problème existe, même les filles, me semble-t-il.
- Ah ! Oui, oui. Tout le monde n'a pas les mêmes réponses, mais au moins, personne ne dit ça n'existe pas, c'est formidable.
- Oui, parce que là, il y a la preuve, effectivement, l'illustration.
- Mais alors, est-ce que nous sommes condamnés, Elisabeth, à devenir un narco-État ? Bah écoutez, alors que le trafic aujourd'hui est partout, c'est ça la grande nouveauté de ces dernières années, y compris dans des petites villes, des villages qui étaient jusque-là fort paisibles, certains, effectivement, il y a des magistrats et des spécialistes qui parlent de mexicanisation.
- Alors, heureusement, on n'en est pas encore tout à fait là, parce que nos institutions ne sont pas noyautées par les narcos à haut niveau.
- Vous n'avez pas des procureurs.
- Des procureurs tenus, me semble-t-il, par les réseaux de trafiquants.
- Oui, mais on dit qu'il y a de plus en plus de corruption.
- Voilà. Mais alors, il y a déjà des cas, évidemment, de policiers, de douaniers, de surveillants et même d'élus, aussi, c'est arrivé, qui sont corrompus ou menacés.
- Il y a des magistrats sans protection en Belgique. Bon, c'est pas chez nous, mais enfin, on a déjoué un attentat récemment contre le procureur royal.
- Et c'était pas les islamistes, semble-t-il. Alors oui, c'est ce qu'on appelle une guerre asymétrique.
- Parce qu'à bien des égards, les cartels sont plus puissants et parfois, en tous les cas, aussi puissants que des États.
- Ils ont beaucoup de moyens. Et en plus, eux ne sont pas entravés par la loi, la procédure, les droits de l'homme, etc.
- Parce que d'après tous les policiers à qui on peut parler, un des graves problèmes, c'est la complexité de la procédure pénale, qui entraîne d'ailleurs des tas de nullités qui permettent à des gros poissons de sortir.
- Alors il est donc urgent, ça, de la réformer. Et l'autre front.
- Évidemment, c'est l'immigration, parce qu'elle ne crée sans doute pas le problème, mais elle l'aggrave considérablement.
- Vous avez des milliers de mineurs isolés, puisqu'ils ont le droit d'être là, qui sont à la fois des consommateurs et des recrues faciles pour les gangs.
- Donc l'élection des délinquants étrangers, le contrôle de nos frontières devraient être des priorités.
- Cependant, Patrick a moins d'embastiller tous les fumeurs de joint, c'est-à-dire des millions de Français, et de condamner à perpétuité tous les dealers.
- Alors, ce qui supposerait quand même de construire beaucoup de prisons, eh bien, on n'a pas de...
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