Retranscription des premières minutes :
- Il est 8h.
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
- Soyez libre à 8h09 ce matin sur Sud Radio avec vous, Elisabeth Lévy.
- Bonjour Elisabeth.
- Bonjour Patrick, bonjour à tous.
- Vous revenez sur une enquête de l'IFOP qui est publiée ce matin, où les jeunes musulmans semblent de plus en plus rigoristes en France.
- C'est une enquête sur les musulmans français et le rapport à l'islamisme.
- Oui, elle montre un long recul, c'est une enquête IFOP pour écran de veille, elle montre un long recul de l'intégration et évidemment plus encore de l'assimilation.
- L'identité première d'un nombre croissant de jeunes musulmans notamment, c'est un islam rigoriste et qui est très éloigné des mœurs françaises.
- Alors d'abord, il faut noter que l'islam c'est la seule religion en croissance numérique et en ascension, en dynamique idéologique.
- En 20 ans, les musulmans sont passés de 2 à 7% de la population et pendant ce temps-là, les catholiques, affirmés en tous les cas, de 66 à 43%.
- Ils sont beaucoup plus religieux que les autres croyants.
- Il n'y a pas ce qu'on appelle les cathos culturels, quand on est musulman, on est religieux à 80% et moins attaché à la primauté de la raison.
- En plus, ils montrent des réticences de plus en plus grandes par rapport à la mixité.
- Et c'est ça qui inquiète Patrick, parce que c'est l'islam de demain.
- Toutes ces tendances sont encore plus marquées chez les jeunes qui par exemple sont seulement 10% à vouloir que l'islam se modernise.
- Alors cette enquête qui est curieusement la première du genre prouve ce qu'on voit à l'œil nu, c'est-à-dire l'imprégnation islamiste croissante et conquérante qui se déploie dans notre pays.
- 42% des jeunes musulmans en dessous de 24 ans approuvent tout ou partie des positions islamistes.
- 32%, toujours les jeunes, c'est toujours plus fort que dans la population générale, apprécient les frères musulmans et 60% pensent qu'il faudrait appliquer la charia dans les pays non musulmans.
- Alors attention, il faut faire vraiment des distinctions, ça ne veut pas dire qu'ils approuvent la violence puisque seulement 3% des sondés ont de la sympathie pour le djihadisme.
- Et voilà, il y a un autre chiffre que j'ai trouvé frappant, c'est que 52% eux n'ont pas d'hostilité, qu'il n'y a que 52% qui ont de l'hostilité pour le djihadisme.
- Ça veut dire qu'en gros vous avez une petite moitié des musulmans français qui n'ont pas de position, qui s'en fichent, comme si la guerre que les djihadismes mènent contre la France ne les concernait pas.
- Et ça, ça me semble emblématique du séparatisme qu'Emmanuel Macron prétendait combattre et qui en réalité ne cesse de progresser.
- Alors que faire à la lumière évidemment de cette enquête qui est assez intéressante ? En tous les cas, pas une énième foire à la bougie avec les pleurnicheries et les redomontades usagées comme on l'a eu pour les célébrations du 13 novembre et les proclamations ne céderaient pas, etc.
- Mais depuis dix ans, la réalité c'est qu'on perd le combat pour la bonne raison qu'on ne le mène pas et on ne le mène pas parce que c'est toujours la même affaire.
- On refuse de voir que nous a-t-on expliqué sur tous les temps que le grand danger c'était l'amalgame ou l'islamophobie.
- On nous a répété qu'il ne fallait pas confondre la toute petite minorité islamiste de l'immense majorité des musulmans qui étaient républicains et patriotes et si on ajoute le clientélisme et la lâcheté, eh bien on a laissé prospérer une mouvance frériste qui elle est bien déterminée à contrôler la population musulmane et qui est en passe d'y arriver.
- Alors attention, je ne voudrais pas qu'on fasse subir aux musulmans ce que les catholiques français ont enduré en 1905 mais au moins, je dis ça un peu ironiquement, peut-être qu'il faudrait que tout le monde soit logé à la même enseigne, que la laïcité ce soit la même pour tous.
- Mais soyons au moins intraitables avec le moindre écart, avec le premier...
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