Retranscription des premières minutes :
- Le grand matin Sud Radio, 7h10, Patrick Roger.
- Il est 8h09, Françoise Degoy, bonjour.
- Bonjour mon cher Patrick.
- Pour rebondir à ce que je disais tout à l'heure, c'est pas Versailles ici.
- Là ce ne sera pas Versailles pour Emmanuel Macron, donc avec Choose France.
- Mais nous revenons Françoise, avec vous sur la fin de règle douloureuse d'Emmanuel Macron, justement.
- Oui, bien sûr.
- Qui a été illustrée là aussi par Manuel Valls, en tout cas des propos.
- Bien sûr, bien sûr.
- Et vous l'illustrez très bien avec Versailles, vous voyez, on change carrément d'étage.
- C'est Manuel Valls, vous le disiez, qui pose un nouveau clou sur le cercueil d'Emmanuel Macron, en qualifiant son second quinquennat de naufrage.
- Alors, venant de Manuel Valls quand même, il faut relativiser.
- L'ancien Premier ministre de François Hollande a eu de cesse pendant 7 ans d'utiliser toutes les ruses et toutes les flagorneries pour revenir dans les bonnes grâces du président et retrouver un portefeuille de ministre qui certes n'a pas fait long feu.
- On peut donc compter sur Valls pour tirer à boulet rouge, sur ce qu'il adore.
- Il a toujours fait ça avec François Hollande, avec ses anciens amis.
- Manuel Valls, c'est quelqu'un, c'est un tirailleur, vous voyez ce que je veux dire ? Il oublie lui-même d'ailleurs son propre naufrage de fin de quinquennat et sa primaire désastreuse.
- Mais il n'est pas le seul, en fait, à mettre des clous comme ça sur le cercueil.
- La période illustre parfaitement le fameux vaé victis, malheur aux vaincus.
- C'est Gabriel Attal et Edouard Philippe qui se sont essayés au parricide.
- Puis ce sont les intellectuels.
- Je ne sais pas si vous l'avez noté.
- Vous vous souvenez de ces intellectuels, ce petit monde germano-pratin, ce landerneau parisien des dîners en ville ? Ils n'avaient les yeux de chimène, si vous voulez, pour Emmanuel Macron.
- Tous ces gens se seraient damnés pour prendre un café avec lui.
- Eh bien, pas du tout.
- Désormais, c'est Pascal Bruckner qui a été un des plus fervents supporters du président Macron, qui balance.
- Il balance, il dit, regardez, Emmanuel Macron m'a demandé dans un dîner de ne pas trop taper sur l'Algérie.
- Alors, on n'est pas là pour voir, on n'est pas là.
- Mais bon, c'est le moment.
- Emmanuel Macron humilié, la France humiliée par l'Algérie.
- Eh bien, vous voyez ce petit monde germano-pratin pour parler comme mon ami Philippe David, car nous aimons le rugby.
- Les mouches sont en train tout simplement de changer d'âne.
- Bon, et qu'est-ce qui est.
- .
- Du coup, c'est désastreux.
- Oui, c'est désastreux en termes de sondage parce qu'Emmanuel Macron fait pire que François Hollande.
- François Hollande, de mémoire, était descendu à 15%.
- Emmanuel Macron, dans certaines enquêtes, est à 11%.
- Un désamour peut-être plus que la haine ou la détestation d'ailleurs.
- Le sentiment finalement qu'on ne comprend pas ce président qui reste en fait une énigme.
- Je pense que c'est plus l'énigme que la haine.
- Il est surdoué, sans cœur, déconnecté de ce pays.
- Quand on interroge justement Emmanuel Macron, comme on a été quelques-uns à le faire il y a quelques jours, eh bien, il reste laconique mais pas abattu.
- En fait, on comprend que Macron n'est pas Hollande et personne ne le fera démissionner avec des sondages aussi catastrophiques soit-il.
- Il se dit, j'y suis, j'y reste.
- Ceci dit, il est avant tout responsable de ce qui lui arrive.
- Tout simplement pourquoi ? Parce qu'un jour, on ne sait pas pourquoi, dans son bureau, il a décidé quoi ? Eh bien, de dissoudre, c'est la folie de la dissolution qui a précipité sa chute et personne ne lui a soufflé cette idée saugrenue, elle vient de lui.
- Oui, c'est ça.
- Alors, il n'est pas le premier ni le dernier.
- Ah ben non, toutes les fins de règne sont désastreuses.
- C'est une spécialité française.
- Mon cher Patrick Leroy est souvent...
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