Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
- Alors comme chaque vendredi, nous retrouvons avec un immense plaisir Guy Carlier.
- Pour moi ce sera la dernière fois, mais vraiment je suis très très heureux.
- Vous nous avez rejoint pour sourire avec l'actualité de la semaine, mon cher Guy.
- D'abord bonjour.
- Bonjour à tous.
- Et comme disait Beaumarchais, rions de tout avant d'être obligé d'en pleurer.
- Eh oui, bonjour Jean-Jacques, bonjour ma chère Arlette, bonjour à tous.
- Je voudrais vous parler aujourd'hui d'un vieux film en noir et blanc qui s'intitule La fin du jour.
- Dans une maison de retraite pour vieux comédiens, Michel Simon joue Cabrissade, un acteur raté qui toute sa vie n'a été qu'une éternelle doublure.
- Il rêvait de jouer l'aiglon, mais l'acteur qui interprétait ce rôle n'a jamais connu le moindre jour d'absence pendant toutes les années de succès qu'a connu la pièce.
- Alors Cabrissade rumine sa frustration.
- En répétant sans cesse qu'il aurait parfaitement tenu le rôle si on lui avait donné sa chance.
- Un jour, le directeur de la maison de retraite décide de monter une représentation de l'aiglon avec les pensionnaires pour les gens du village voisin.
- Mais au grand désespoir de Cabrissade, il choisit un autre acteur pour le rôle principal.
- Mais miracle, ce dernier tombe malade et caprissade.
- Au soir de sa vie, obtient enfin ce premier rôle.
- Toute sa vie prend un sens.
- Il se maquille, se costume, s'échauffe.
- Il répète à voix basse les premiers mots de son texte.
- Puis un régisseur vient le chercher.
- Le voilà derrière le rideau qui s'ouvre.
- Et il voit tous ces gens qui l'attendent, qui l'espèrent.
- Il est en pleine lumière et là, c'est le vide, le trou noir.
- Il tremble, il ouvre la bouche d'une sorte que quelques borg-borings.
- Mais il met des bruits de vieux, des hoquets de reflux gastriques.
- Le public se marre, finit par s'impatienter.
- Et lui, bégaye, je ne sais pas, je ne sais plus.
- Alors la foule le eut et il quitte la scène sous les colibets brisés.
- Anéanti.
- Si je vous ai raconté ce film, c'est que pour moi, François Bayrou, c'est cabrissade.
- Il a toujours rêvé de ce premier rôle en politique.
- Et aujourd'hui, au soir de sa vie, qu'il est enfin Premier ministre, il fait n'importe quoi.
- Un aller-retour en jet privé pour rester 27 minutes à une réunion écolo.
- Il veut se la péter dans un avion de chasse.
- On en a parlé ici.
- Il reste le ventre coincé devant les caméras du monde entier qui rit de ses tentatives pour se dégager.
- Et surtout, il raconte n'importe quoi.
- Il évoque sa ressemblance.
- Avec Richard Gere, il imite la voix d'une pub télé pour un hamburger.
- Il raconte des anecdotes mythos du genre de celle-ci.
- Et l'histoire de ces selfies, c'est l'histoire de ma vie.
- Parce que quand j'étais très jeune, il y avait des jeunes filles qui venaient me voir en disant « Est-ce que je peux faire un selfie parce que je vous adore ? » Alors évidemment, tout le monde se marre en disant « Papy, tu perds tes bas. » Le gars est né en 51, donc en 66, il était collégien au lycée de Ney.
- Les portables n'existaient pas.
- On n'imagine pas les jeunes filles de l'époque arriver avec un téléphone à cadran, mettre le combiné devant le visage de Bayrou.
- Mais le plus important, c'est la suite et la raison de cette intervention.
- Car cette histoire de selfies, c'était pour expliquer que le temps passe.
- Et qu'aujourd'hui, les jeunes filles de l'époque sont devenues des grands-mères qui lui demandent des selfies en disant « Ma fille vous adore ».
- À quel point cet homme est englué dans son besoin de reconnaissance pour penser une seule seconde qu'une...
- gamine puisse l'adorer ? Cabrissade, c'est François Bayrou, vous dis-je.
- Toute sa vie, il a attendu de jouer le rôle principal.
- Toute sa vie, il a vu passer devant lui des acteurs qui avaient du métier.
- Juppé, Raffarin, Balladur, Fillon.
- Puis après, on lui a préféré des seconds couteaux, des valses, des Jean-Marie Hérault, des Castex, des Attal et même des Bornes.
- Et puis un jour, pour finir, un...
Transcription générée par IA