Par Valérie Expert avec Christine Bouillot, Romain Marsily, Arnaud Stéphan, Lucas Jakubowicz
Valérie Expert et ses invités décryptent l'actualité - Émission du 12 décembre
Un tour de table de l'actualité au micro de Valérie Expert aux côtés de Christine Bouillot, Romain Marsily, Arnaud Stéphan et Lucas Jakubowicz.
Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le 10h midi. Mettez-vous d'accord. Valérie Expert.
- Bonjour à toutes et à tous. Vendredi 12 décembre. Nous allons commenter l'actualité, évidemment, reparler de ces abattages de troupeaux, la colère des agriculteurs qui est en train de s'étendre. L'arrivée des forces de l'ordre vous semble-t-elle justifiée ? Vous avez été très nombreux à appeler depuis ce matin au standard de Sud Radio. Et on va continuer de vous entendre au 0826 300 300 pour commenter cette actualité. Romain Marsili, bonjour. Directeur général de Nouvelle Énergie, bonjour.
- Bonjour, Valérie. Arnaud Stéphan, fondateur de l'agence La Note de Com. Bonjour.
- Bonjour. Lucas Jakubowicz, vous êtes journaliste politique, rédacteur en chef de Décideur magazine.
- Et Christine Bouillaud, journaliste à Sud Radio, correspondante à Toulouse. On va évidemment vous demander de nous raconter vous étiez, vous, dans l'ariège hier de nous raconter, de témoigner de ce que vous avez vu.
- Je voulais commencer peut-être par un étonnement qui est... Je le disais juste avant de commencer l'antenne.
- Chaque année, la revue Prescrire, qui est une revue médicale, donne la liste des médicaments qui sont plus dangereux qu'utiles.
- Dans cette liste qui est parue hier, on apprend que le Smecta contre les diarrhées et le Maxilas, qui est un médicament qui est donné...
- pratiquement pas à chaque fois, mais énormément par les médecins sont des médicaments à écarter pour mieux se soigner.
- La question que je me pose, c'est pourquoi est-ce qu'on les met en vente, puisqu'il semblerait qu'il y ait plus de risques à les prendre qu'à ne pas les prendre.
- Vous me posiez la question, Arnaud. Pour le Maxilas, il y aurait des troubles cutanés allergiques. Pour le Smecta, du plomb, des effets toxiques, neurologiques, hématologiques, rénaux et cardiovasculaires.
- C'est quand même assez étonnant pourquoi on les met sur le marché, dans ce cas-là, ces médicaments. Donc la recommandation est de ne plus les consommer alors que les médecins les prescrivent.
- Il y a un paquet quand même de médicaments. Quand on regarde le mode d'emploi, les contre-indications sont quand même assez effrayantes. Des œdèmes, des risques de ci, de ça.
- Alors on reparlera du principe de précaution. C'est... Bien sûr. Mais souvenez-vous, il y a quelques années...
- C'est le professeur Debré. Le professeur Debré et un autre professeur de médecine avaient sorti un dictionnaire des médicaments qui n'étaient pas utiles et qu'on continuait à prescrire.
- Et ils avaient eu d'ailleurs de très gros problèmes avec l'ordre des médecins. Il se trouve que oui, il y a peut-être une revue d'effectifs à faire sur un certain nombre de médicaments qui sont prescrits.
- Après, on en discutait en off. Je pense que le Smecta, on n'en prend pas non plus tous les jours en dose.
- En dose extrêmement importante. Mais c'est seulement malheureusement quand il arrive des cas très précis. Voilà. Et c'est vraiment sur quelques jours.
- C'est ça. Et la question, c'est... Alors est-ce qu'on pousse... Et on pourra en parler avec les agriculteurs. Est-ce qu'on pousse le principe de précaution trop loin ? Il y a des médicaments qui étaient assez utiles, en particulier, je pense, en rheumatologie, qui ont été interdits parce qu'il y a eu quelques cas de dépression.
- Et c'est vrai qu'aujourd'hui, les notices des médicaments sont... Enfin font peur, quoi.
- Nous faisons confiance à la science. Oui, mais prescrire, c'est une revue sérieuse.
- Bien sûr. Mais justement, nous faisons confiance à la science. Et puis si on veut être optimiste, on peut se dire qu'avec les progrès extraordinaires de l'intelligence artificielle, on va avoir des remontées de données en temps réel exceptionnelles qui vont permettre d'avoir des informations encore plus précises sur tous les effets secondaires, au-delà des sentiments de panique liés aux principes de précaution. Donc je pense qu'on peut être très optimiste de ce point de vue-là.
- Oui. Attention à l'intelligence artificielle. Hier, Najwa El Haïté me nous raconte...
- Elle nous racontait qu'elle avait des clients qui arrivaient avec toutes les jurisprudences. On s'envoie la mettre qu'elle avait vérifié les jurisprudences et que tout était faux.
- Mais là, c'est l'usage de personnes individuelles. L'intelligence artificielle, c'est comme l'électricité. Quand l'électricité est inventée, ça sert à allumer et éteindre une lampe.
- Sauf que les...
Transcription générée par IA