Retranscription des premières minutes :
- Le Loft Musique Sud Radio, Yvan Cujus.
- Notre véritable héritage n'est précédé d'aucun testament.
- René Char.
- Ça commence toujours fort, les Loft Musiques.
- On se demande mais qu'est-ce qu'il dit, où il va ? C'est la situation du jour, mesdames et messieurs, on est ravis de vous accueillir.
- Ce Loft Musique vient vous visiter tous les dimanches, tous les week-ends pour parler chanson, partager cette passion qui nous anime, qui anime les invités qui sont autour de cette table.
- Certains sont déshabitués et d'autres viennent pour la première fois.
- C'est exceptionnellement le cas aujourd'hui.
- Tous les invités, c'est leur première.
- Donc on va peut-être un baptême, on va voir ce qu'on leur fait tout à l'heure d'ici la fin de cette émission.
- Merci d'accueillir celui qui en quelques années s'est imposé comme l'une des figures les plus singulières à la pop francophone.
- Il s'appelle Pierre Demare.
- Merci Pierre d'être avec nous.
- Avec plaisir, merci de me recevoir.
- T'as peut-être trop flippé cette présentation, ce baptême, etc.
- Ah non, non, je suis très rassuré pour l'instant.
- Parfait, parfait.
- Merci.
- Merci d'être avec nous.
- Également avec nous, une jeune artiste franco-canadienne pour un premier album en préparation et le single Tournesol qu'il annonce, elle s'appelle Adeline.
- J'ai perdu le nord, pas de bouteille Tu fais tourner la terre, tourne-toi Donne-moi la chair, le parfait Salut Adeline, merci d'être là.
- Bonjour, merci de m'accueillir.
- Pour ta première participation au Loft.
- Et puis également avec nous, une journaliste à la Tribune du Dimanche pour la sortie de son ouvrage Les Héritières.
- Que faisons-nous de ce que l'on a reçu sur les éditions de Loeb qui est issu de cet ouvrage, de ses 13 interviews, en tout cas il y a 13 sélections d'interviews issues du podcast qu'elle propose sur la Tribune du Dimanche.
- Elle s'appelle Sophie Iborra.
- Taille-moi les hanches à la HG Et elle imite à la perfection Olivia Ruiz, c'est magnifique.
- Salut Sophie, merci d'être là.
- Bonjour Yvan, merci de m'accueillir.
- Alors évidemment Olivia Ruiz, parce que d'abord vos racines espagnoles vous relient facilement, de manière évidente.
- Et puis parce qu'elle fait partie des invités de ce bouquin Que faisons-nous, ce qu'on a reçu, Les Héritières.
- Et qu'elle est chanteuse, comme Barbara Pravi qui fait également partie des interviews que tu nous proposes dans cette édition Loeb.
- Et toi, c'est l'éditeur et les héritières Sophie Iborra.
- On en parle évidemment...
- Tiens, l'héritage, ça c'est important cette question d'ailleurs qui est au centre du livre de Sophie.
- Elle peut s'opposer aux artistes que vous êtes.
- De quel héritage toi tu te sens porteur, mon cher Pierre ? Superbe question ! Moi j'ai hérité de deux cultures.
- D'abord celle de mes parents, musicalement j'entends.
- Parce qu'on hérite de plein de cultures différentes, de plein de choses.
- Mais...
- Mes parents c'était les années 80.
- C'est comme s'ils ont arrêté d'être curieux malheureusement après 89.
- Et donc toute la suite je ne la connais pas.
- Pourquoi tu veux dire ? Pourquoi ils ont arrêté d'être curieux ? Non mais c'est-à-dire qu'on écoutait que les années 80, pas avant, pas après.
- Ah tu veux dire qu'eux ils n'aimaient pas ce qu'il y avait après quoi ? Ouais ouais, je pense qu'ils ne s'intéressaient pas trop, ils sont restés.
- Donc ma mère c'était la chanson française Balavoine.
- Je ne sais pas...
- François Zardy, tout ça.
- Moi c'est génial d'ailleurs et j'en suis très heureux.
- Et mon père anglo-saxon, enfin il ne l'est pas mais il n'écoutait que les anglo-saxons.
- Donc je ne sais pas, Genesis, Supertramp, Pink Floyd.
- Ah bah pareil ! C'est vrai ? Ah c'est pareil ! C'est un truc que j'ai l'impression que les hommes aiment beaucoup la chanson anglo-saxonne.
- Et puis les mères aiment bien la chanson française.
- Ah tu penses qu'il y a une loi du genre ? Il n'y a pas de loi heureusement, mais ça revient.
- En même temps, on peut constater que ça a eu une vraie influence sur ce que toi tu produis aujourd'hui comme musique.
- Bien sûr, bien sûr.
- C'est très marqué dans ton écriture.
- Bah écoute, je pense que oui. Je pense qu'inconsciemment, oui.
- Et puis après, il y a ma culture à moi, celle...
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