Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le coup de cœur des libraires. Valérie Expert, Gérard Collard.
- Bonjour Gérard, comment allez-vous ? Il va y avoir plein de cadeaux, plein de choses.
- Des livres.
- Oui, plein de livres. Enfin moi je ne peux pas vous dire, je ne lis pas.
- Vous êtes libraire à Saint-Mort, c'est la griffe noire. Il a bien marché le livre de Sarkozy.
- Alors attendez, la semaine dernière, je ne sais pas ce qu'on a dit sur Sarko, ça doit être vous d'ailleurs, c'est pas moi, et je me suis fait traiter de fasciste, d'extrémiste, de droite, j'en ai eu plein la tête.
- Pourquoi ? On n'a rien dit ? Je ne sais pas, alors que bon, s'il y a un truc que j'essaye dans ma vie de libraire, c'est d'être neutre et de ne prendre aucune position.
- Oui, vous vendez de tout, on l'a déjà évoqué ici, avec les libraires qui refusent de vendre certains livres.
- Et là je me suis fait traiter, je ne sais pas ce qui me s'est passé.
- En tout cas, vous l'avez bien vendu, vous disiez que les gens l'achetaient par 5.
- Incroyable.
- Et vous disiez, c'était intéressant, avant l'émission, on en discutait, que c'était une manière de faire un pied de nez au juge.
- Oui, il y a beaucoup de gens qui m'ont dit, alors attention parce qu'on va me dire ça encore.
- Mais non, mais on a le droit de constater et de raconter.
- Il y a beaucoup de gens qui m'ont dit, ils ont ressenti ça comme une injustice.
- Alors là, il y a plein de gens qui se disent, non c'est normal, tout le monde doit être jugé pareil.
- Donc voilà, je mets tout ça à plat, mais c'est ce qu'on me dit.
- Donc voilà, je ne vais pas vous dire le contraire, c'est une sorte de pied de nez au juge.
- Quoi, final ? N'envoyez pas de mail s'il vous plaît.
- En disant que je suis d'extrémiste ou tosse, je ne fais que répéter ce qu'on me dit.
- Vous êtes commerçant et vous vendez ce qu'il y a.
- Les gens sont là quand même au rendez-vous dans les librairies ? Ils sont là, oui.
- Enfin, ils sont là.
- Ils sont là.
- Ils sont là ? Oui, oui, ils sont là.
- D'accord.
- Oui, oui, ils sont là, mais bon, ils restreignent le budget.
- C'est comme partout, au lieu d'en prendre trois ou quatre, ils en prennent deux et deux livres de poche.
- Mais bon, ils sont là et puis on ne va pas non plus.
- Il y a pire condition dans la vie.
- Alors, moi, je voulais rendre hommage à Edika, alors que moi, j'ai connu...
- Jeune.
- Jeune, oui, il s'appelait Karali à l'époque.
- Il dessinait pour Pilote.
- Grand dessinateur, franchement, de BD.
- Moi, j'adorais son humour absurde, un peu de sexe, un peu de scatologie, des dessins complètement déjantés.
- Donc, il s'appelait Edika.
- Enfin, il s'appelle toujours Edika.
- Il faut lire.
- Alors, c'est Clark Gable, c'est son chat.
- Gable, c'est G-A-B-E-U-L.
- C'est un chat un peu en slip, un peu crade.
- Non, mais franchement...
- Pas très dans l'époque maintenant.
- Et donc, voilà, Edika est mort cette semaine et je voulais lui rendre hommage.
- C'est toute une partie de ma jeunesse, comme on dit, qui s'en va.
- Il était proche de Gottlieb et c'est cet humour que moi, j'aimais infiniment.
- Donc, très triste de cette disparition.
- Puis, replongez-vous, allez découvrir Clark Gable ou les différents albums qui sont parus.
- Les deux éditions Fluides Glaciales, c'était un des grands auteurs de Fluides Glaciales.
- Il avait un côté chadoc, enfin, pour les générationnels.
- Mais il avait ce côté absurde, provocateur, rebelle, un peu crade, c'est ce que vous disiez.
- Et ce qui est complètement, quand on voit ce qui se fait maintenant, c'est-à-dire qu'il dit...
- Crade, ce n'est pas le bon mot parce qu'en fait, il y avait beaucoup d'humour.
- Énormément, oui.
- C'est beaucoup plus subtil que les...
- Allez-y parce qu'il y a beaucoup de générations, ils ne savent plus qui est Edika.
- Donc, là...
- C'est le moment, si vous êtes parents et tout ça, de re-offrir ça à vos enfants et de leur montrer ce qu'est vraiment le...
- Puis, c'était...
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