Retranscription des premières minutes :
- « Sud Radio, la France dans tous ses états, les perles du jour. » « Six agriculteurs sont jugés aujourd'hui, non pas dans le cadre de la mobilisation paysanne contre le Mercosur, mais pour trafic, Perricot. » « Oui, six agriculteurs, arboriculteurs, pépiniéristes des Bouches-du-Rhône, ils passent en jugement pour avoir utilisé des pesticides qui sont interdits en France.
- Alors, on se dit, effectivement, voilà le Mercosur qui est là, on va pouvoir importer de façon légale des produits dans l'élaboration où la production est interdite en Europe et en France.
- Eh bien, ces gens-là se sont dit, après tout, pourquoi est-ce qu'on n'utiliserait pas nous-mêmes, puisqu'on a le droit d'importer des produits interdits, pourquoi est-ce qu'on n'utiliserait pas nous-mêmes des pesticides ? » Ce n'est pas exactement ça qui s'est dit, mais on se doute qu'un jour, c'est un argument qui viendra au-devant de la scène.
- Ces six agriculteurs ont utilisé des produits interdits, importés d'Espagne, comme quoi...
- Un pays de l'Union Européenne peut quand même, lui aussi...
- Alors, à savoir comment c'est arrivé en Espagne, est-ce que c'est produit en Espagne, est-ce que c'est l'Espagne qui importe de façon un petit peu désinvole des produits qui sont interdits en Europe ? Toujours est-il qu'entre les Bouches-du-Rhône et l'Espagne, eh bien, il y a un trafic, et on suppose que si le narcotrafic va bien, on suppose que le, j'allais dire, le pestisotrafic se porte encore mieux en toute facilité.
- Des produits toxiques interdits qui ont été dénoncés par des associations protectrices de l'environnement, et ces six agriculteurs, évidemment, sont passibles de poursuites et de sanctions gravissimes. Le principe est posé. Est-ce que si l'on autorise des produits importés de l'étranger, contenant des toxines, comme c'est vertueux, a le dit madame Annie Gennevard, mineure d'agriculture, mais on n'a pas le droit, nous ferons en sorte de ne pas importer des produits interdits en France, eh bien, pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas utiliser directement ces produits sur le territoire français ? C'est ce qui s'est passé, on verra bien comment la justice tranche.
- Et est-ce que, surtout, les pouvoirs publics viennent des prémusus ? Il y a des vraies mesures pour empêcher l'importation et l'usage de pesticides toxiques mortels dont on connaît aujourd'hui le taux de mortalité que ça a engendré chez les paysans et chez les paysannes.
- C'est de la merde, c'est tout. On va mettre ça dans une auberge, le tavernier, il se prend une quise dans sa tête.
- Et alors que le traité de libre-échange avec le Mercosur doit être signé aujourd'hui, plusieurs grandes enseignes, vous le disiez tout à l'heure, Perricot, s'engagent pour l'intérêt national.
- Mais oui, mot de panique dans la grande distribution, les grandes enseignes, Intermarché, Super U, M. Dominique Chollichan.
- Mes chers, Leclerc, Michel-Édouard Leclerc ont pris position.
- Alors certains disent, mais nous déjà, nous étions extrêmement vigilants, nous ne vendons que de la vente, nous ne commercialisons que de la vente française.
- Et puis d'autres vous disent, mais moi je serais très vigilant.
- Hors de question que sur les étals de mon enseigne, de mes grandes surfaces, on vende des produits issus du Mercosur.
- Alors, écoutez, on leur donne acte de leur résolution.
- On se demande seulement comment ils vont pouvoir l'appliquer.
- On sait déjà que certaines enseignes qui disent ne pas imposer...
- L'importé de produits illicites en importe quand même.
- Et surtout, il y a une disposition européenne qui prévoit que lorsqu'un produit importé de l'étranger, des pays qui ne sont pas dans l'Union Européenne, mais qui subissent une simple transformation sur le territoire européen, que ce soit une cuisson, un emballage, une salaison, et c'est ce qui s'était passé avec le cheval roumain devenu du bœuf dans les lasagnes findus, la traçabilité est invérifiable.
- L'Union Européenne ne veut pas...
- établisse de traçabilité des viandes ou des produits laitiers dans les aliments transformés.
- Donc ces grandes enseignes de distribution peuvent dire ce qu'elles veulent.
- Si elles importent de Pologne, des Pays-Bas, ou de Tchécoslovaquie, de Slovaquie ou de Tchéquie, des produits qui arrivent d'Argentine ou du Brésil et qui ont été retransformés sur place, ils ne sauront pas que ces produits viennent de l'accord du Mercosur.
- Donc ils...
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