Retranscription des premières minutes :
- « Sud Radio, la France dans tous ses états, les perles du jour. » Moins d'une semaine après la tragédie de Crans-Montana, où 40 personnes ont péri, dont 20 mineurs et 9 français, on apprend que des journalistes ont quelque peu dérogé à la charte de Munich, pour ne pas dire à toute valeur morale, Perricot.
- « Oui, des journalistes se sont déguisés en médecins pour accéder aux chambres d'hôpital où étaient les victimes.
- Je voudrais d'abord qu'on écoute le témoignage du commandant, un témoignage bouleversant, pour ne pas dire déchirant, du commandant des pompiers de Crans-Montana. » « C'est juste horrible ! Excusez-moi, c'est compliqué, c'est compliqué.
- Je fais ce boulot par passion, mais je ne sais pas si je vais pouvoir continuer ce travail, parce que là, je ne sais pas comment je vais pouvoir continuer. » Voilà, cet homme raconte comment il a ramassé des corps, brûlé, défiguré, enfin bon, une tragédie apocalyptique.
- Et c'est un officier des pompiers, c'est un homme qui a...
- de l'expérience, et on le voit là, tout au long de cette déclaration, il est éprouvé, et il finit par dire « Est-ce que j'aurai la force, après ce que j'ai vu, de pouvoir continuer à faire ce métier ? » On prend la dimension du courage des pompiers en général, dans le monde entier.
- Ils sont toujours là les premiers, ce ne sont pas des policiers, ce ne sont pas des... ce sont des gens qui viennent se dévouer, et les policiers font un métier exceptionnel, je ne sais pas ce que je veux dire, mais voilà, eux sont là vraiment aux premières lignes pour secourir des gens qui sont dans la détresse, et sont souvent confrontés aux scènes les plus...
- parce qu'ils arrivent forcément les premiers, les policiers arrivent derrière.
- Mais là, et c'est un militaire, ce sont des soldats les pompiers, mais là on voit le courage de cet homme, et malgré tout, sa sensibilité qui est éprouvée.
- Alors quand vous avez des journalistes, c'est notre profession, Maud, je fais un monde honorable, je sais bien qu'il faut arracher l'information à n'importe quel prix, qu'il faut surmonter, qu'il faut contourner, d'accord, on a droit à l'information, mais là c'est déguisé en médecin pour aller soutirer, en plus c'est presque du voyeurisme, tout a été dit sur la tragédie.
- Pour aller soutirer le témoignage, évidemment, tragique, terrible, de ces malades, dont certains ont perdu un ami ou quelqu'un de famille, ou qui sont eux-mêmes, voilà, et se déguisant en médecin, c'est-à-dire prendre le vêtement d'un professionnel de la santé qui est là, et pour se faire passer de façon comme un espion, quoi.
- Je trouve qu'effectivement la moralité professionnelle, la déontologie, sont atteintes.
- Donc l'information sur Sud Radio, vous l'aurez toujours, mais vous ne l'aurez jamais à ce prix-là, ça on peut vous le garantir.
- Et puis encore une fois, Péricot, vous la connaissez comme moi, la charte de Munich, mais qui visiblement n'est plus du tout affichée dans la moindre rédaction, quoi, donc ça devient vraiment grave, je trouve.
- Alors les différentes chartes déontologiques des corps, des métiers, des institutions de ce pays, de ce continent, elles sont là, elles sont bien encadrées, mais comme vous dites, il y en a certains qui ne savent même pas qu'elles existent.
- Ah non, non, bien sûr. J'ajoute juste une information à Péricot qui est tombée il y a une heure, les contrôles périodiques n'ont pas été effectués dans la discothèque, dans la boîte de nuit entre 2020 et 2025 à Crans-Montana, c'est le président de la commune suisse.
- Qui le dit ? On en parlera bien sûr avec notre invité dans un instant, le Yarl.
- Il est probable, Maude, que plus ce dossier va avancer, plus on va apprendre des choses qui vont forcément nous contrarier.
- Un accusé de confession musulmane peut-il comparaître devant une cour criminelle tout en observant le jeûne du Ramadan ? C'est la question que posent les avocats de Tariq Ramadan, qui doit comparaître en mars pour viol aggravé.
- Oui, on a fait le jeu de mots. Tariq ne veut pas être jugé durant le Ramadan.
- Bon, c'est le patronyme de cet intellectuel musulman.
- Musulman qui...
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