Retranscription des premières minutes :
- « Sud Radio, la France dans tous ses états, les perles du jour. » « Un professeur de l'université Lyon 2 a provoqué l'émoi en listant des noms, mais pas n'importe lesquels, Perricot. » « Oui, c'est à l'université de Lyon 2, un professeur d'histoire médiévale se met à lister des noms de personnalités françaises.
- Bernard-Henri Lévy, Yannick Tanarfi, qui est le président du CRIF, le docteur Michel Boujna, le philosophe Raphaël Entoven, et bien d'autres en les jetant en pâture, j'allais dire, comme des génocidaires à boycotter.
- Il utilise l'expression « génocidaires à boycotter », c'est-à-dire qu'il les accuse d'être complices du génocide des Palestiniens à Gaza par l'armée israélienne.
- On sait le débat suscité par l'intervention.
- De Tsaïl, après le massacre du 7 octobre, voilà, la polémique court encore plus que la polémique.
- La déchirure, voilà, l'émoi légitime, effectivement, de cette tragédie qui va dans les deux sens.
- Il y a des victimes israéliennes et il y a eu des victimes palestiniennes.
- Mais de là, ce qu'un professeur d'université à Lyon 2, professeur d'histoire médiévale, c'est quelqu'un qui est instruit, qui est informé, puisse établir en 2025 une liste de personnalités, en les traitant de génocidaires et qu'il faut les boycotter, en quoi, voilà, est-ce qu'on boycotte de quoi ? C'est quand même très étonnant, c'est dire le niveau, j'allais dire, un peu de folie, de déséquilibre, de manque de perception des réalités dans une période de tension épouvantable où, justement, la crispation atteint, à un moment donné, certains niveaux tragiques, tragiques.
- Un prof d'histoire, il est là pour enseigner l'histoire, il n'est pas là pour la créer.
- Pour la susciter et ni pour appeler à des comportements qui peuvent finir très mal quand on lance, comme ça, quand on dit quelqu'un génocidaire à boycotter, génocidaire, ça veut dire qu'il a participé à un génocide, à des crimes, voilà.
- Donc, je pense qu'évidemment, les réponses des pouvoirs publics sont très claires et de l'éducation nationale, mais que l'on puisse observer et constater ce genre de phénomène aujourd'hui en 2025, il n'y a pas que ça qui nous perturbe et qui nous désole quelquefois, mais là, quand même, il y a certains sommets qui sont atteints quelquefois et ça ne nous laisse pas en toi.
- Il faut aussi rappeler que Fabrice Balanche, professeur à l'université Lyon 2, avait été viré de ses cours par des étudiants pro-Palestine au mois d'avril.
- Donc, ça ne sera pas fort dans cette université.
- Dans un sens, dans l'autre, ça ne tourne pas rond.
- Et pendant ce temps, à Rennes, un professeur a été menacé de mort le mois dernier pour une raison qui devient malheureusement presque commune.
- Oui, c'est le directeur de l'école des Cloteaux, dans un quartier du sud de Rennes, menacé de mort par une famille.
- On reproche à cet enseignant.
- Il est chef d'établissement.
- Donc, oui, il s'occupe des jeunes élèves, des petites filles, s'il faut les conduire vers les toilettes, ou, je ne sais pas, pour leur sécurité, pour leur confort.
- En tout cas, s'occuper, comme on s'occupe des enfants, que ce soit des petits garçons ou des petites filles, un chef d'établissement, il est là pour accompagner ses élèves, les guider, les aider.
- Cette famille n'a pas du tout apprécié que ce chef d'établissement homme puisse s'occuper des petites filles.
- On part tout de suite d'anticonsidérations absolument démentes.
- Et c'est allé jusqu'à la menace de mort.
- Réaction immédiate, non seulement des familles, mais des citoyens.
- Et il y a eu une manifestation assez massive qui a eu lieu à Rennes pour protester contre ce genre de dérive.
- Enfin, je ne vais pas rafter de mauvais souvenirs dans l'éducation nationale de ces héros qui ont été victimes jusqu'au prix de leur vie pour avoir exercé leur fonction d'enseignant de la République dans le cadre de l'éducation nationale.
- Et là, c'est un chef d'établissement.
- Il s'occupe de ses enfants et de ses élèves parce que c'est son métier, c'est son obligation, c'est son devoir.
- Et il se prend des menaces de mort pour ça.
- Là aussi, à nouveau, un malaise de plus.
- Ce pays ne va pas bien.
- La France est dans tous ses états.
- Là, je peux...
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