Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, la France dans tous ses états, les perles du jour.
- Alors notre pauvre Louvre est encore malade après le cambriolage pour 80 millions d'euros de bijoux historiques et royaux, on apprend que la galerie Campana, qui est dans l'aile Sully, le carré Sully, va être fermée parce qu'il y a des poudres en fragilité qui vont s'effondrer.
- Bon, en fait, si on comprend bien, ces cambriolages ont engendré une forme de contrôle, on vérifie tout, mais pas que de Louvre, d'autres musées de France aussi sont en danger.
- En fait, notre patrimoine culturel semble menacé, il est bien.
- Est-ce que les pouvoirs publics, le gouvernement ont fait preuve de légèreté ? Les administrations centrales au ministère de la Culture ne se sont pas occupées de ce qu'il fallait ? Ça commence à bien faire, là, maintenant, c'est quand même le Louvre, c'est quand même le musée d'Europe le plus visité, c'est un des fleurons de notre patrimoine du monde.
- Ah, du monde, oui.
- C'est le musée le plus visité du monde.
- Ah ben, vous voyez, donc raison de plus pour s'inquiéter de cette vertu, de cette performance.
- Et on sent que les pouvoirs publics découvrent tardivement des mesures qui auraient dû prendre avant, bien avant, pour être efficaces, et qu'on traite à la légère parce qu'il y a certainement une forme de déficit budgétaire qui implique qu'on a des priorités qui ne sont pas celles-là, et finalement la facture s'avère beaucoup plus lourde.
- Alors la fermeture de l'aile Campana, c'est quand même terrible.
- Je suis content de vous avoir gardé, Ariel Veil, maire de Paris-Centre.
- Vous êtes maire, donc, de cet arrondissement.
- Le Louvre ne dépend pas de la mairie de Paris, on est d'accord.
- Est-ce que malgré tout, vous pensez que, j'allais dire, l'action municipale peut contribuer aussi à la préservation de ce patrimoine ? Oui, bien évidemment, d'abord parce que nous sommes à la tête d'un réseau patrimonial extraordinaire.
- Les églises, par exemple, c'est la ville.
- On y a investi plus d'une cinquantaine de millions ces dernières années pour justement les restaurer patrimonialement.
- On est à la tête aussi d'un certain nombre de musées, ceux qui dépendent de la ville de Paris.
- Alors c'est pas le cas du Louvre.
- Le Louvre, les Tuileries, c'est une enclave, une extraterritorialité qui est dirigée directement par le ministère de la Culture, voire parfois par l'Elysée pour les grands projets.
- Et on va en parler d'un qui nous tient très à cœur.
- Cela dit, évidemment, on travaille avec eux.
- Vous voyez, si j'étais en clash, je vous dirais la ministre de la Culture, au lieu d'aller au tunnel des Halles pour faire deux minutes de télé, elle devrait peut-être aller au Louvre pour s'occuper que ça s'écroule pas sur notre tête.
- C'est directement la tutelle de la ministre de la Culture.
- Mais la réalité, elle est plus complexe.
- On travaille tous ensemble.
- On travaille avec l'État sur le Louvre.
- D'ailleurs, j'en veux pour preuve, depuis que je suis maire, on a pu restaurer comme ça la chaussée.
- C'est-à-dire qu'à l'intérieur même du Louvre, vous le savez pas, mais c'est des histoires de fou.
- En fait, la superposition des pouvoirs à Paris et en France en général, le millefeuille administratif comme on dit.
- Mais vous savez, à l'intérieur du Louvre, des cours, même la voirie, même la route, c'est le Louvre.
- Mais on a réussi à signer des conventions, à se mettre d'accord pour que ce soit la ville qui répare avec les fonds du Louvre.
- On a réparé tous les réverbères à l'intérieur.
- Vous savez, quand vous regardez la pyramide du Louvre, tous les réverbères ont été réparés, toute la chaussée a été réparée.
- Donc, on doit pouvoir s'entendre.
- Le Louvre, il est en permanence en travaux et ça va continuer, évidemment, pendant des années.
- Donc, moi, j'accable pas le Louvre, mais je pense qu'il est effectivement urgent que le ministère de la Culture se penche sur l'institution du Louvre.
- ...
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