Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, la France dans tous ses états, les perles du jour.
- La polémique de ce week-end, c'est cette messe célébrée en la mémoire du maréchal Pétain à Verdun, Péricault.
- Oui, une messe qui a été commémorée à la mémoire du maréchal Philippe Pétain, à l'initiative de l'association de défense de la mémoire du maréchal Pétain, dont le président, M.
- Serge Boncompain, a déclaré que Philippe Pétain avait été le premier résistant de France.
- À l'occasion de cette cérémonie, évidemment, le préfet de la Meuse a porté plainte pour contestation de crimes contre l'humanité, et la polémique a été ouverte, une polémique très ancienne, qui fait partie vraiment de notre histoire depuis la mort du maréchal Pétain en 1951 et sa condamnation à mort en 1945, changée en prison à vie par décision du général de Gaulle.
- Je voudrais juste repositionner, sans rentrer vraiment dans la polémique elle-même, repositionner les faits.
- Alors, je rappelle que le maréchal Pétain a été déchu de sa qualité de maréchal, et qu'aujourd'hui on devrait ne plus dire que général Pétain.
- Dans l'histoire, il est maréchal Pétain, il a été fait maréchal en novembre 1918.
- Je veux juste rappeler que le général Philippe Pétain a été nommé chef d'état-major des armées françaises en mai 1917 sur décision de Georges Clémenceau, président du conseil des ministres, avec l'accord de Raymond Poincaré, président de la République.
- Il a été nommé chef des armées françaises en mai 1917 suite à l'offensive Nivelle.
- Le général Nivelle était le prédécesseur de Philippe Pétain à la tête des armées françaises.
- On dit bien que c'était les chefs des armées françaises.
- Offensive Nivelle, chemin des dames, 250 000 morts.
- Catastrophe pour gagner, je crois, 3 kilomètres de terrain.
- Sentant évidemment l'émoi dans l'armée française, là les troupes n'ont plus d'être envoyées à la boucherie, Clémenceau nomme Pétain pragmatique, très apprécié de la troupe, qui décide tout simplement qu'il est inutile de faire des offensives meurtrières, d'envoyer des jeunes hommes au massacre, puisqu'il considère que l'Allemagne est en position de force et que tant que les armées américaines, les soldats américains ne seront pas arrivés sur le front, la France n'a aucune chance de l'emporter.
- Donc inutile d'envoyer à la boucherie des jeunes qui peuvent très bien rester dans les tranchées au lieu de se faire massacrer par la mitraille.
- Ça équivaudra cette image d'homme qui est soucieux des conditions de vie du poilu dans les tranchées.
- Rappelons que cette guerre de 1914, au-delà de la barbarie qu'il y a eu dans la guerre de 1939-1945, la guerre de 1914, les tranchées, c'est quelque chose d'absolument monstrueux, c'est une tragédie, c'est une ignominie.
- 1 258 000 morts, des jeunes hommes entre 18 et 40 ans, c'est une boucherie, j'allais dire c'est une plaie dans l'histoire de France.
- Et évidemment qu'en 1940, quand on sent que la guerre va recommencer, l'engouement pour recommencer cette boucherie n'est pas au centre de l'esprit des Français.
- Ils connaissaient d'éviter une forme de pacifisme parce qu'on ne veut pas reproduire ça.
- Donc le général Philippe Pétain, chef des armées françaises, vit convainqueur avec Clémenceau et les autres généraux.
- Le maréchal Foch, lui, a été nommé chef de l'état-major interallié, c'est-à-dire qu'il commande les troupes françaises, anglaises, italiennes, belges, voilà.
- Mais le chef des armées françaises qui défiera le 14 juillet 1919 sur l'arc de Triomphe en tant que représentant de l'armée française, c'est le général Pétain, il gardera cette aura.
- Il sera ministre de la guerre, il sera président du conseil supérieur de la guerre, il a été fait maréchal, comme je vous l'ai dit, en novembre 1918.
- Celui-là peut-être mériterait que, si on s'en tient à ces circonstances-là, à droit à un hommage des victimes de 1914, de tous ceux à qui il a sauvé des vies en n'envoyant pas des régiments et des divisions entières à la boucherie.
- Et puis il y a le Philippe Pétain, des fêtes de 1940, parce que justement il est le héros de Verdun, que la France est dans un état, j'allais dire, de...
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