Retranscription des premières minutes :
- Et bonjour, Boris Cret. Bonjour et bienvenue à vous. Bonjour. Bonjour, Jean-François.
- Vous êtes cofondateur et président de Yata Ramen. J'ai bien dit. Je l'ai bien prononcé. Exactement. C'est parfait.
- Vous êtes où, à Annecy ? Alors nous, sur Annecy, on a deux établissements. Donc un qui se situe exactement à Seno et un autre qui est de l'autre côté de la ville, à Annecy-le-Vieux.
- D'accord. Donc les ramens, faut-il le rappeler, ce sont des... Faites le job à ma place. Vous êtes levé tôt. Vous êtes en pleine forme. Je l'entends, en plus.
- En pleine forme, je sais pas. Alors le ramen, c'est un plat qui va être composé d'un bouillon, de nouilles faites avec de la farine de blé, d'une protéine.
- Donc très généralement, ça va être de la poitrine de porc et d'un accompagnement secondaire. Ouais. Et japonais d'origine.
- Alors d'origine, pas tout à fait. Ça vient comme beaucoup de choses.
- Ah, du sud. De Chine. Ah, Chine, Chine, Chine. D'accord.
- Plus ancien. Et puis après, ça s'est effectivement exporté vers le Japon. Et le développement du ramen s'est vraiment fait après-guerre, en 1945, puisqu'il y avait une pénurie de riz et par contre du blé en masse, puisque les Américains avaient importé leur surproduction.
- Donc le ramen s'est vraiment développé à ce moment-là. Et puis il a acquis ses lettres de noblesse aux alentours des années 90, avec des jeunes chefs qui se sont appropriés les recettes traditionnelles et qui ont fabriqué leurs propres recettes plus qualitatives.
- Alors vous, Boris, vous y mettez du made in France dedans, c'est-à-dire des ingrédients très franchouillards, hein ? Exactement. Donc on a une proposition effectivement traditionnelle avec le ramen qui s'appelle chashu, donc de la poitrine de porc.
- Mais effectivement, nous, ce qu'on aime, c'est vraiment s'approprier ces recettes traditionnelles du Japon.
- Et puis y apporter notre touche. Et notamment, on travaille énormément avec des produits locaux.
- Donc le boeuf va être un boeuf qui va être fermier et local. La poitrine de porc également.
- Et puis on va aussi essayer de proposer des ramens un peu fusion avec des inspirations coréennes, justement, dont on parlait tout à l'heure.
- Oui, oui, tout à fait. Ou thaïlandaises. Voilà. On n'est pas du tout cantonnés à une déclinaison tout à fait, on va dire, japonisante du ramen.
- Oui. Le ramen, vous savez, on les voit souvent consommés dans ces...
- dans ces séries venues du Japon et de beaucoup de Corée du Sud, notamment sur Netflix, qui sont toujours en train de dévorer des ramens.
- Vous savez quoi ? Votre serviteur... J'adore ça, en réalité. Je vais vous faire un aveu. C'est tellement bon.
- D'où vient cette passion ? Et je crois que vous êtes trois. Vous êtes associés pour lancer cette aventure de Yata Ramen.
- Exactement. Donc nous, on a lancé Yata Ramen il y a 10 ans. On a fêté nos 10 ans au mois de juin cette année. Oui, tout à fait.
- Et donc on a décidé de se lancer dans le ramen.
- Puisqu'en 2016, à Annecy, il n'y avait pas de proposition autour de ce plat-là. Et moi, personnellement, j'ai vécu longtemps en Asie.
- Et c'est vrai que des plats à passe de bouillon et de nouilles, il y en a partout, à tous les coins de rue. Et ça me manquait cruellement à Annecy.
- Donc on s'était dit qu'on allait se faire plaisir avec un produit qualitatif qui nous corresponde et qui était absent sur le marché sur lequel on était.
- Donc on s'est lancé un peu à la vogue. Nous, on n'est pas de la restauration au départ.
- C'est vraiment difficile.
- Compliqué. On s'est lancé dans ces univers.
- Très compliqué. Très compliqué. Donc on s'est lancé avec une toute petite échoppe de 20 mètres carrés.
- Et comme le ramen n'était pas présent sur Annecy et qu'on essayait d'amener un rapport qualité-prix assez important, on a eu un succès quasi immédiat.
- Donc on a fait tourner notre boutique pendant 6 mois. Et puis on a décidé d'en ouvrir un deuxième, donc à Annecy-le-Vieux.
- Plus grand, une cinquantaine de places assises. Et celui-ci a très bien fonctionné. Donc c'est à ce moment-là qu'on s'est dit...
- qu'il...
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