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Par avec Béatrice COSTANTINI

Les clefs d'une vie de Béatrice COSTANTINI


Elle été dirigéea au cinéma par les plus grands réalisateurs. Elle revient au théâtre en se mettant dans la peau d’Arletty
Les invités

Retranscription des premières minutes :

- Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
- Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
- Vous rêviez de devenir actrice et chanteuse.
- Vous avez exercé les deux métiers de Paris à Broadway.
- Vous êtes de retour au théâtre pour mettre en lumière la part d'ombre d'une légende du cinéma.
- Bonjour Béatrice Costantini.
- Bonjour Jacques.
- Alors vous avez un parcours étonnant qu'on va évoquer.
- Et puis vous êtes au théâtre avec une pièce sur Arletty.
- Une partie très particulière de la vie d'Arletty, on en reparlera.
- Mais le principe des clés d'une vie, c'est d'évoquer votre parcours à travers des dates clés.
- Et la première que j'ai trouvée, elle est indirectement liée à vous.
- C'est la sortie d'un film le 28 mars 1956.
- Écoutez.
- La meilleure part avec Gérard Philippe.
- Car ce film, vous l'avez vécu en direct.
- C'est exactement ça, c'est amusant.
- Parce que c'est ce dont je parlais tout à l'heure.
- Et je disais que j'ai eu la chance de connaître Gérard Philippe.
- Et que, comme mon père était producteur de films, la meilleure part, j'ai eu la chance d'être sur ses genoux pour aller à la chasse aux canards.
- Pourquoi la chasse aux canards ? Parce qu'il habitait à Ramatuelle.
- Et mon père avait une maison à Grimaud, dans le vieux Grimaud.
- Et il avait la Jeep qui est dans le film.
- On le voit pendant tout le film.
- Et papa a récupéré cette Jeep à la fin du tournage.
- Et du coup, la chasse aux canards, parce que Port Grimaud n'existait pas.
- Port Coguelin n'existait pas.
- Et il y avait des canisses, ce qu'on appelait des roseaux.
- Et les canards...
- Ils tifolaient là-dedans.
- Et mon père allait à la chasse aux canards.
- Et il se trouve en plus que Gérard Philippe avait une maison à Ramatuelle où sa seule passion, c'était le tracteur, c'était le jardin.
- À ce moment-là, le théâtre ou le cinéma ne l'intéressait plus.
- Alors que c'était le plus grand acteur de son époque.
- Absolument.
- Mais c'est vrai que...
- Et puis, Ramatuelle n'était pas le Ramatuelle de maintenant.
- Grimaud n'était pas comme c'est maintenant.
- Il n'y avait pas ce côté sophistiqué dans le port de Saint-Tropez.
- Il y avait du monde, mais il n'y avait pas les grands...
- Les grandes stars d'aujourd'hui, oui.
- Non, mais les grands trucs où on ne voit plus la mer.
- Et c'était tout à fait une autre époque.
- Et Bardot n'avait pas encore acheté sa maison.
- Donc, le village était tranquille.
- C'était un port de pêche.
- Alors, ce film, la meilleure part, c'est un film d'Yves Allégret qui raconte la vie sur un chantier de construction d'un barrage avec un ingénieur.
- Et parmi les seconds rôles, il y a un jeune comédien qui s'appelle Gérard Roury.
- Et qui avait des cheveux à l'époque.
- Exactement.
- Alors, il se trouve...
- Il se trouve que vous avez vécu cette époque-là parce que vous avez travaillé...
- Vous n'avez pas travaillé, vous étiez toute petite.
- Mais votre père avait fait ce film en producteur.
- Car il était producteur italien.
- Absolument.
- Alors, papa était producteur.
- Il a toujours travaillé en France.
- Il a fait son grand succès.
- J'en parlais aussi tout à l'heure.
- C'était La bataille de l'Eau-Lourde qui a été un grand classique.
- Qui est un film qui a même été présenté à l'opéra.
- Ce qui est quand même...
- C'est excessivement rare pour un film à long métrage.
- Et donc, papa a fait après la meilleure part.
- Après, il y a eu d'autres films.
- Mais c'était effectivement...
- En fait, le cinéma français et italien a nettement augmenté entre 45 et 55.
- Je crois qu'on est passé de 3000 salles à 20 000 salles de cinéma.
- Ce qui était extraordinaire.
- Et les producteurs à l'époque, votre père Nino Costantini, c'était des artisans.
- Ce n'étaient pas des grosses machines.
- Non, ce n'étaient pas des grosses machines.
- C'est vrai qu'il y avait beaucoup de coproductions entre l'Italie et la France à cette époque-là.
- Beaucoup, beaucoup.
- Et votre père avait été acteur avant de devenir producteur.
- Voilà, il avait été acteur dans le muet.
- Et grâce à lui, j'ai eu la chance de connaître Louise Buñuel qui avait été l'assistant de Jean Epstein.
-...

Transcription générée par IA

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