Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
- Les clés d'une vie, celles de mon invité.
- Vous faites partie de ces soldats inconnus de l'écriture qui permettent à la flamme de la chanson française de réchauffer encore bien des cœurs.
- Vous parlez d'or à travers vos textes, mais aussi dans un roman qui se déroule au cœur d'une Louisiane où le blues est synonyme de joie.
- Bonjour Brice Holmes.
- Bonjour Jacques.
- Alors, il y a ce livre, « Quelque chose comme de l'or » chez Calman Levy, qu'on va évoquer, mais aussi votre parcours, car votre nom est connu.
- Votre parcours beaucoup moins, alors que vous avez fait beaucoup de choses dans le cinéma.
- La chanson, je crois.
- Oui, tout à fait.
- Alors, on va évoquer ça à travers des dates.
- Des dates clés de votre parcours.
- C'est le principe des clés d'une vie.
- La première vous concerne indirectement.
- Le 15 avril 1971 est sortie cette chanson.
- Mais allons prendre un verre Et parle-moi de toi Le 24e album d'Aznavour, dont la première chanson est « Non, je n'ai rien oublié » Et je crois, Brice Holmes, que cette chanson vous a marqué.
- Ah, c'est la chanson fondatrice pour moi de mon amour de la chanson fond française.
- Ma mère écoutait beaucoup Charles Aznavour et beaucoup cette chanson, quand elle est sortie, elle tournait en boucle à la maison.
- Sinon, on écoutait ce qui passait à la radio.
- Donc, j'avais déjà...
- Mais cette chanson-là, qui racontait une histoire, qui est une sorte de petit film en soi, qui est une sorte de petit film en soi, j'écoutais ça en boucle et je ne savais pas qu'on pouvait raconter des histoires aussi réelles et aussi émouvantes en chanson.
- Oui, en plus, cette chanson vous a tétanisé au début.
- Ah, complètement.
- Complètement.
- J'étais complètement fasciné d'abord par la présence d'Aznavour et le fait qu'il racontait des histoires.
- C'était des petits films, c'était des situations.
- Les personnages et l'intrusion des personnages comme ça dans les chansons, ça m'avait totalement transporté.
- Il se trouve en plus que sur le même album, vous parliez de cinéma et de film, il y avait Mourir d'aimer.
- Alors, chanson qui n'est pas celle du film.
- En fait, Aznavour, on ne le sait pas assez, a vu le film et ensuite a eu l'idée de la chanson et a demandé à Kayat l'autorisation d'utiliser son titre.
- Ah, je ne le savais pas.
- Alors, il se trouve que dans votre famille, on ne parlait pas beaucoup.
- Vous étiez aux ordres, si j'ose dire, parce que votre père était officier dans l'armée, Brissoms.
- Oui, mon père était officier supérieur.
- Et je crois que vous êtes né, vous avez grandi à Fontainebleau.
- À Fontainebleau, absolument.
- Et c'est une ville tranquille.
- Alors, il y a une légende qui court sur Fontainebleau.
- Pendant le maccartisme, les Américains essayaient de savoir d'où venait Charlie Chaplin.
- Et certaines rumeurs ont annoncé qu'il serait né à Fontainebleau.
- Avant, ça, je ne savais pas.
- C'est extraordinaire.
- Alors, après, ça a été démenti.
- Et je crois que la musique, vous l'avez découverte grâce à votre mère, je crois, Brissoms.
- Oui, ma mère était violoniste.
- Elle jouait du violon.
- Elle avait joué dans des orchestres.
- Et puis après, elle avait suivi mon père quand elle l'avait rencontré.
- Mes parents s'étaient rencontrés dans la résistance.
- Moi, j'étais déjà un fils de vieux.
- Ah oui.
- Et c'était des jeunes gens dans la résistance et qui ont, après, mon père a mené une carrière militaire.
- Et ma mère l'a suivi.
- Les militaires bougent beaucoup.
- Oui.
- Donc, vous avez beaucoup voyagé.
- Mais il se trouve aussi que le violon, je crois que vous avez commencé à prendre des cours.
- Vous aviez 5 ans, Brissoms.
- Oui, bien sûr.
- Mère violoniste, on était obligé, avec mon frère, de commencer par le violon.
- C'était un exercice imposé.
- Et alors ? Et alors, c'est douloureux, le violon, parce que c'est difficile.
- Et donc, oui, j'ai commencé par jouer du violon.
- Ce qui m'a permis, après, de jouer de la mandoline parce que c'est exactement le même accordage.
- Et puis, effectivement, à un moment donné, vers l'âge de...
- 14 ans, j'ai switché pour la guitare.
- Et c'est...
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