Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
- Les clés d'une vie, celles de mon invité.
- Voici 40 ans, jour pour jour, Daniel Balavoine nous quittait brutalement.
- Il nous a laissé des chansons qui ont traversé le temps, sans doute parce que la force des paroles et des musiques était à la mesure de la voix de l'interprète.
- Vous avez vécu ce trop court parcours en l'accompagnant à la guitare, entre autres.
- Bonjour Alain Pesner.
- Salut Jacques.
- Alors c'est vrai que vous avez été un des musiciens de Balavoine, vous l'avez connu depuis ses débuts.
- Oui c'est ça, on s'est connu à la fin des années 60, début 70.
- Il était dans un groupe qui s'appelait Présent, et on était dans la même maison de disques.
- Vous avez eu un autre parcours, je crois que vous avez fait l'école de musique, et ensuite vous avez changé au lieu du classique, vous êtes passé à Martin Circus directement.
- Plus ou moins, j'ai fait l'école normale de musique, et puis à la suite de quoi, j'ai eu des opportunités en studio, et sur scène, bien après.
- Il y a eu aussi, je crois, la bande à Basile.
- Non ça c'est mon frère.
- Et il y a eu d'autres mélodies, mais surtout il y a eu Johnny, il y a eu Golgotha.
- Il y a eu Goldman aussi.
- Oui, alors Alidé c'était par hasard.
- J'ai été convoqué pour une séance, je ne savais même pas avec qui je jouais.
- Et bref, c'était une chanson de Goldman pour Alidé.
- Voilà.
- Et bon, enfin non, c'était une chanson de Goldman.
- Il s'est trouvé que c'est Alidé qui l'a chantée, je me suis retrouvé là-dessus par hasard.
- Alors, le hasard ou le destin a fait que vous avez beaucoup vu Balavoine depuis ses débuts.
- Vous l'avez rencontré, dès le groupe Présence, par hasard.
- Oui, enfin par hasard.
- Alors, on était dans les...
- Il n'y avait qu'un studio chez Vogue à l'époque.
- Et donc, on se partageait des studios.
- Il s'est trouvé qu'à un moment donné, bon, on est devenus copains comme ça, quoi.
- Et son frère, Guy, qui est monté à Paris, je ne sais plus si c'était à la Sorbonne ou je ne sais pas quoi.
- Bref, à un moment donné, son frère, mon frère, Daniel et moi, on faisait quasiment les cœurs de tous les artistes Vogue.
- Alors, il se trouve qu'il y a un spectacle qui débute ce soir à Alençon, ville natale de Balavoine, qui est Ma Bataille.
- Balavoine, Ma Bataille.
- Oui.
- Que vous y êtes associés.
- Oui.
- L'associé, on va en reparler tout à l'heure.
- Ah bon ? Ah oui, vous êtes dans ce spectacle.
- Ah oui, oui, oui, pardon.
- Je croyais que tu parlais d'autre chose.
- Non, non, non.
- Dans ce spectacle, qui sera à Paris dans quelques jours et en tournée.
- Mais avant, selon le principe des clés d'une vie, on va évoquer le parcours de Balavoine à travers des dates clés.
- Et la première date que j'ai trouvée, alors ça n'a pas de rapport direct avec Balavoine, c'est le 23 août 1963, la sortie d'une chanson qui a beaucoup compté dans le parcours de Balavoine.
- Ah oui ? Ah oui ? Ah oui ? Vous savez pourquoi, Alain Fesner ? Parce que simplement, il a fait une fugue, il est en pension, il se cache sous le lit d'un surveillant, il y a un transistor et on entend She Loves You.
- Ah oui, carrément.
- Et ça a été le déclic pour lui.
- Ah oui ? Et c'est ce jour-là qu'il a eu envie de chanter.
- Ah d'accord, oui, je ne connaissais pas cette histoire.
- C'est fou, hein ? Et c'est vrai qu'au départ, il ne songeait pas, je crois, à exercer ce métier.
- Je crois que ses premiers concerts, je ne sais pas si vous le savez, c'était à 6 ans, avec une baguette sur ses genoux et des jeux de construction.
- Ah oui ? Ah bah je vais vous raconter.
- Ah bah oui.
- En fait, il hurlait des chansons de Harry Belafonte à l'époque.
- Ah oui ? Pourtant, les chansons de Harry Belafonte, il n'y avait pas de quoi hurler.
- Ah oui, bah il hurlait.
-...
Transcription générée par IA