Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 8h-10h, Benjamin Gleize.
- Et soyez les bienvenus si vous nous rejoignez dans Le Grand Matin Sud Radio 0826 300 300, c'est votre heure, c'est à vous de prendre la parole.
- Nous sommes ce matin avec Christian d'Anglaise, bonjour Christian.
- Oui bonjour, comment allez-vous ? Ça va et vous 11-14 juillet ? Oh ben je sais pas, moi je défilerai pas en tout cas.
- On va rester au calme aujourd'hui.
- Je vois pas si vous allez regarder le défilé, ça vous intéresse ? Non, non, je crois pas.
- Bon au moins c'est clair, vous vouliez parler de ce discours d'Emmanuel Macron aux armées hier, augmentation du budget de la défense en pleine cure d'austérité budgétaire, ça vous fait réagir Christian ? C'est extraordinaire, et ben nous voilà encore de nouveau dans la peur, la distribution de la peur.
- Moi je suis inquiet, j'ai 70 ans, je suis inquiet de ce genre de manifestation de sa part.
- D'où il sort de l'argent pour pouvoir faire la guerre ? Je sais pas, je comprends pas très bien.
- J'essaie de comprendre en fait, en regardant comme il faut, qui nous menace.
- J'ai pas à trouver encore...
- C'est un discours anxiogène selon vous ? Ah mais totalement, c'est un truc de fou.
- Il faut pas faire ça.
- Ça me fait penser quand il y a eu la Covid où il nous a dit qu'on était aussi en guerre.
- J'ai dit le gars, je sais pas, il y a un truc...
- Bon je comprends en même temps que politiquement il est mort, mais qu'il se raccroche à ça.
- Regardez aujourd'hui, au 14 juillet, je lisais ça tout à l'heure, il va faire défiler des mecs, au lieu d'être en apparat, ils vont être en combat.
- Attends, voilà les messages, vous comprenez ça ? On a quand même un contexte géopolitique qui est pour le moins inquiétant.
- Je sais pas, je crois qu'il faut minimiser ce genre de choses.
- La France n'a pas à prendre ses responsabilités, disons-le, sur ces sujets-là.
- Je vous donne vraiment un avis là-dessus, parce que je suis un enfant d'après-guerre quelque part.
- Donc j'ai eu mes grands-parents qui m'ont parlé de la guerre et beaucoup de choses comme ça.
- Moi je suis pas sûr qu'il faut réveiller le diable par ce système.
- Quel est le problème ? Quel est le truc avec le nucléaire ? L'Iran, le machin ? Déjà, on se mêle un petit peu de ce qui nous regarde bas.
- Qu'on soit armé, bon, bah écoutez, oui, il faut être armé.
- Mais faire ce qu'on est en train de faire en ce moment, en montrant aux gens qu'éventuellement on est menacé.
- On est menacé d'où ? D'où on est menacé ? Est-ce qu'aujourd'hui, la Russie, la Chine, le Japon ou je ne sais quel autre pays, nous ont déclaré une guerre à part celle de la guerre commerciale ? Rien. Il n'y a rien. Il n'y a rien.
- Il a monté un truc, ça y est, il est content.
- Non.
- Là, à fond la caisse, il fait parler des gens, il fait parler des journalistes, évidemment, c'est votre métier, les médias.
- Et moi, j'entends des gens...
- Vous en parlez ou vous donnez votre avis également, Christian ? Bien entendu. Je ne sais pas si ça va être un avis qui va compter ou pas compter, mais c'est le mien.
- Moi, j'ai dit, il faut plutôt lutter contre la paix.
- Et je ne suis pas sûr que lutter contre la paix, c'est réarmer.
- Contre la paix ? Non, je trouve que c'est un...
- Pour la paix, oui.
- Oui, pour la paix, on a sûrement autre chose à faire.
- Je pense que...
- Ce n'est pas votre priorité, en tout cas, Christian.
- Non, de montrer qu'on est fort avec des armes nucléaires.
- Écoutez, ça serait bien d'être fort avec un bon cerveau.
- Merci beaucoup, Christian, en tout cas, d'avoir donné votre avis, votre opinion sur Sud Radio.
- Je vous souhaite une très belle journée, Christian.
- .
Transcription générée par IA