Retranscription des premières minutes :
- Le meilleur de Sud Radio, John Rakotosafi.
- Allez c'est parti pour le meilleur de Sud Radio comme chaque samedi, on passe la prochaine demi-heure tous ensemble pour réécouter les moments les plus marquants de cette semaine, ces 7 derniers jours.
- Et beaucoup de politiques qui se sont bousculés au micro de Sud Radio et notamment chez Jacques Cardos qui les accueille tous les matins aux alentours de 8h30 pour une demi-heure avec d'ailleurs vos questions que vous posez directement au 0826 300 300.
- Et parmi les invités qu'on a reçus cette semaine, il y avait ce vendredi David Amiel, c'est le ministre de l'action et des comptes publics, il était notre invité politique sur Sud Radio.
- Bonjour David Amiel, commençons bien sûr par les chiffres de l'INSEE dévoilés hier, ils ne sont pas bons, l'INSEE ramène sa prévision de croissance pour 2026 à plus 0,4 contre plus 0,7, est-ce que c'est également les chiffres que vous avez ? Le ministre Roland Lescure aura l'occasion aujourd'hui, ministre des finances, d'actualiser les prévisions de croissance, donc je ne vais pas lui enlever la primeur de ses annonces.
- C'est une mauvaise nouvelle pour les finances publiques ? Évidemment quand la croissance baisse.
- C'est une mauvaise nouvelle pour les finances publiques, ça a un impact sur le déficit, mais ce n'est pas une raison pour relâcher l'effort budgétaire, au contraire, c'est une raison de l'accentuer, parce que ce qu'on voit dans le même mouvement, c'est que les taux d'intérêt augmentent très fortement, la France emprunte désormais à plus de 4,4%, il faut se rendre compte de ce que ça veut dire, ce sont des taux qu'on n'avait pas vus depuis la crise financière, et plus préoccupant encore, la France est la dernière élève de la zone euro en matière de taux d'intérêt, et tout ça nous oblige à poursuivre les efforts budgétaires.
- Les crises successives ne peuvent pas servir d'alibi à relâcher l'effort, au contraire, elles doivent nous pousser à l'intensifier.
- Moins de croissance, donc moins de recettes fiscales, combien de milliards de recettes fiscales en moins pour l'État ? On aura l'occasion, là aussi dans les prochains jours, d'actualiser l'ensemble de ces chiffres.
- L'essentiel, c'est de tenir la dépense publique, et c'est ce que nous faisons depuis le début de l'année, avec des mesures d'annulation de dépenses qui avaient été prévues dans la loi de finances initiales, mais qui ne sont plus possibles au vu de la dégradation économique.
- Alors on se dirige clairement vers de nouvelles économies avant la fin de l'année, des coups de rabot à venir, y compris cette année ? Il y aura encore, effectivement, des baisses de dépenses publiques en cours d'année.
- Ce matin même, 500 millions d'euros ont été annulés au sein des ministères, en demandant à l'ensemble des ministres concernés de continuer à faire des efforts, tout en demandant, évidemment, de pouvoir financer des aides indispensables face aux crises, je pense évidemment en ce moment aux agriculteurs.
- Alors, vous confirmez également, parce que c'est l'un des sujets de préoccupation des Français, qu'il n'y aura pas de nouvelle aide à la pompe pour les Français qui souffrent, et qui tirent la langue quand ils doivent faire le plein ? L'aide au carburant qui avait été annoncée au printemps est ouverte jusqu'au 30 septembre.
- Je pense évidemment à tous les Français qui prennent leur voiture pour se rendre au travail, pour emmener leurs enfants, pour vivre, tout simplement.
- Mais nous sommes dans une situation budgétaire extrêmement difficile, et pour pas que ça se traduise par une avalanche d'impôts pour les Français, effectivement, nous devons avoir des aides qui sont temporaires.
- Mais on ne touche donc pas à la taxe, c'est-à-dire que Michel-Edouard Leclerc dit, par exemple, qu'il faudra un plafonnement des prix.
- À un moment donné, je crois qu'il n'en est pas question, ça a été dit en tous les cas par Bercy ces dernières heures, vous, de votre côté, vous ne touchez pas à la taxe, à cette part que prélève l'État.
- D'abord, il faut être très clair, l'État ne gagne rien sur la hausse des prix du carburant.
- Beaucoup l'ont dit au début de la crise, on voit d'ailleurs depuis que tous les chiffres...
Transcription générée par IA