Retranscription des premières minutes :
- C'est le top départ de cette nouvelle saison de Sud Radio qui a débuté depuis lundi avec toutes les équipes de Sud Radio qui sont sur le pont et de nombreuses nouveautés comme par exemple à vous de le dire et dans le meilleur de Sud Radio on aura l'occasion justement de retrouver ce nouveau rendez-vous que vous avez entre 10h et midi avec Stéphanie Demureux, une de nos nouvelles incarnations du Parlons Vrai de Sud Radio.
- On l'écoutera dans une petite quinzaine de minutes à peine aux côtés de Gilles Gansman pour parler de l'éducation et savoir si ce sujet est le grand oublié des débats.
- On retrouvera aussi les vraies voix qui ne changent quasiment pas à part avec une nouvelle voix également qui les a rejoints, celle de Patrick Roger donc aux côtés de Cécile de Minibus et de Philippe David et puis à la matinale de Sud Radio.
- C'est Jacques Cardoze désormais qui vous réveille entre 7h et 10h. Il recevait cette semaine dans son émission le ministre des PME du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'Achat, Serge Papin.
- Bonjour Monsieur le Ministre. Bonjour Jacques Cardoze.
- Votre parole est attendue en cette rentrée. Beaucoup de Français ont du mal en termes de pouvoir d'achat.
- Nous sommes très écoutés dans le monde rural et on va aborder plusieurs sujets qui concernent également le monde rural.
- Commençons par le textile si vous voulez bien.
- C'est l'ultra fast fashion. Une taxe européenne de 3 euros par colis a été mise en place.
- Est-ce que cette taxe européenne est un moindre mal pour permettre à l'industrie française textile de faire face à cette déferlante asiatique ? Plus largement sur les plateformes. Vous savez quand j'ai pris ce job de ministre venant de la société civile en tant qu'ancien chef d'entreprise, j'ai reçu des fédérations de commerçants, de fabricants qui m'ont tous dit, première part, Monsieur le Ministre, c'est injuste. Il y a une concurrence déloyale avec les plateformes chinoises qui vendent des produits non conformes, etc.
- Donc moi je me suis attaqué au sujet. On a d'ailleurs au passage suspendu la plateforme Chine après la vente de produits illicites.
- Il y a au passage des sanctions qui ont été portées parce que moi j'ai une administration qui s'appelle ce qu'on appelle les fraudes.
- Vous savez la DGCCRF.
- Et qui contrôle. Donc on a fait des prélèvements. Ces prélèvements, on a regardé les produits, on s'est aperçu que la majorité, la grande majorité de ces produits ne respectaient pas nos codes de la consommation. Ils étaient même parfois dangereux, voire illicites.
- Donc moi je me suis dit, il faut sanctionner. Donc au passage, il doit y avoir un milliard de sanctions qui ont été données en année glissante entre les sanctions au niveau de l'Europe et au niveau de la France.
- Un milliard, c'est beaucoup.
- Un milliard. Voilà, sanctions. Donc c'est pas rien.
- Et on a poussé ce qu'on appelle des droits de douane. C'est la France qui a demandé ça.
- Donc de 3 euros, comme vous venez de le dire, et qui vont augmenter jusqu'à 5 euros au mois de novembre.
- Donc c'est la fameuse taxe petit colis. Et entre l'éveil des consciences, c'est-à-dire les gens qui s'aperçoivent, bah ouais, ces produits sont quand même dangereux, ils voient bien que le business model...
- Vous voulez dire que tout ça a eu aussi un effet sur les consommateurs.
- Les consommateurs qui se disent, bon, finalement, so what, par rapport à ça, c'est des produits qui sont pas satisfaisants en termes de consommation.
- Et évidemment, les taxes, on a une baisse, c'est pas rien, de ces produits-là aujourd'hui, de moins 30 à moins 50%.
- C'est énorme.
- C'est énorme. Et puis, moi, je veux dire, je suis content parce qu'on m'avait accusé d'être un espèce de Don Quichotte, mais c'est David contre Goliath, j'ai jamais réussi à...
- Et pourtant, vous aviez dit, je veux leur casser la gueule, aux Chinois.
- Vous aviez employé ce terme.
- Non, mais parce que c'était une façon, comme ça, un peu triviale de dire, il faut qu'on se protège.
- Mais j'ai rien contre les Chinois.
- Mais ça veut dire, en tous les cas,...
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