Retranscription des premières minutes :
- « Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face. » « Vous ne pouvez pas imaginer ce qui se passe en Iran. Des milliers et des milliers de personnes ont été tuées, des amis, des proches. Ils tuent tout le monde en Iran. » « Vous êtes bien sur Sud Radio. Perico Légas reçoit Fariba Achtroudi. C'est une femme exceptionnelle. Je suis très flatté, très honoré de vous recevoir, Fariba Achtroudi.
- Nous ne pouvions pas, dans la France, dans tous ses états, où nous avons plutôt prédilection à parler des sujets qui sont intérieurs à la France, mais les liens historiques et culturels entre la France et l'Iran sont réels. La tragédie auxquelles on assiste sur nos écrans est épouvantable.
- » « Elle nous fait penser à celle du 7 octobre sur d'autres paramètres, mais c'est aussi éprouvant, c'est aussi émouvant. Vous êtes iranienne. Vous êtes archéologue de formation, écrivain, essayiste, romancière, poète.
- On peut dire que vous êtes une intellectuelle, une intellectuelle ouverte et humaniste, grand reporter, bien entendu. Vous connaissez bien la situation parce que vous êtes passée par Israël.
- Évidemment, vous connaissez la situation iranienne. Vous connaissez les liens avec la France et l'Iran.
- Et puis, vous êtes la fille de Mossel.
- Vous êtes la fille de Mossel Ashtroudi, qui est une figure, qui était un religieux, je crois.
- « Non, non, non. Mon grand-père était un grand ayatollah démocrate et constitutionnaliste. Un grand scientifique. Un universitaire. » Donc, vous connaissez les questions religieuses, bien entendu. Est-ce qu'il y a le chiisme ? Est-ce qu'il y a le rôle des ayatollahs ? Et tous les ayatollahs iraniens ne sont pas, j'allais dire, les fervents de terreur que l'on connaît parce qu'on parlera du chiisme qui est plutôt une lecture, une forme d'ouverture dans l'islam.
- Le débat est ouvert. Et vous êtes auteur, autrice de « La guerre des douze jours » qui paraîtra au mois de mars.
- Vous reviendrez. On vous réinvitera, Fariba Ashtroudi, pour parler de ce livre.
- Je vais vous poser une question simple. On va parler de l'association Mossel Ashtroudi.
- Pour la présenter, je voudrais vous poser une question simple déjà.
- Comment un pays, et c'est vrai pour la Turquie et la civilisation ottomane, comment un pays comme l'Iran, la Perse, qui est un symbole, ce qui est une des plus belles civilisations orientales, qui participe des fondations de notre civilisation, même si on dit qu'elle est nos judéo-chrétiens, le rôle de la Perse, les lettres persanes, je fais allusion à plein de choses, comment se fait-il que ce pays qui a été, j'allais dire, un exemple de civilisation, d'évolution, d'harmonie, de culture, puisse aboutir avec une population, un peuple aussi digne, aussi fier et aussi noble, à une situation de telle barbarie ? Évidemment, ce n'est pas en deux minutes que je pourrais expliquer l'histoire iranienne, mais disons très, très, de façon très...
- C'est comme on peut basculer, après avoir été ce que l'on était.
- Il faut savoir que dès le XVIe siècle, quand l'erreur ou pas erreur, les safavites, ont déclaré le chiisme religion de l'État, jusque-là, c'était effectivement le sunnisme l'emportait en Iran.
- À partir de ce moment-là, le clergé et la royauté...
- ont tenu les deux... c'était les deux pôles du pouvoir de l'Iran.
- Mais les religieux leur niaient toujours pour prendre le pouvoir absolu en Iran.
- Et quand je dis les religieux, je ne parle pas évidemment des religieux les plus ouverts, les plus gnostiques, les plus...
- Je parle vraiment de cette faction qui, le long des siècles d'ailleurs, les safavites, c'est le XVIe siècle.
- Le long des siècles, c'est radicalisé.
- Et voulait vraiment un gouvernement totalement religieux.
- Là-dessus, je reviendrai deux minutes également sur la révolte constitutionnelle.
- On en a beaucoup parlé avec notre ami commun, avec André Bercoff, à une des émissions.
- L'Iran a basculé à ce moment-là.
- Il ne faut pas oublier, vous avez parlé justement de cette civilisation qui était à la pointe de beaucoup de choses.
- C'était la première...
- La première révolution constitution du Moyen-Orient.
- C'était une révolution constitutionnaliste avec beaucoup de sang ont été versés.
- Mon grand-père, à ce moment-là, qui était un grand ayatollah, était pour...
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