Retranscription des premières minutes :
- « Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face. » Bonjour, vous êtes sur Sud Radio, Perico Ligas est avec Gaël Brustier pour un face-à-face d'une heure, un face-à-face passionnant, inspiré par les propos, les idées que Gaël Brustier, j'allais dire, développe dans son livre « La route de la décivilisation ».
- Ce n'est pas rien comme thème, la décivilisation. Gaël Brustier, je suis à cette antenne depuis le 1er octobre, j'ai reçu des politologues, des essayistes, des hommes politiques, des experts, des stratèges, tous sont plutôt pessimistes.
- Là, vous faites une synthèse qui est carrément alarmiste, c'est-à-dire que vous faites un constat historique et sociologique.
- On est en phase de, on parle toujours de décroissance, là ce n'est pas une décroissance, c'est une décroissance de civilisation.
- On est dans une régression culturelle et sociale qui est tragique.
- Vous en donnez les éléments, à la fin vous signalez qu'il y a toujours une façon de rebondir.
- C'est une enquête politique de 300 pages, je dis bien, elle est dense, il y a des passages qui sont pointus et précis.
- En fait, vous disséquez l'époque secteur par secteur, vous y prenez de façon très méthodique, très précise, avec au départ votre première consigne, éviter l'économisme et l'idéologie.
- Ce sont deux explications sans issue.
- Si on s'y confesse.
- Tiens, c'est deux concepts, on est sûr d'en aller dans le mur.
- Il n'y a pas de réponse définitive.
- Et c'est si facile de dire économisme ou idéologisme.
- Oui, c'est l'économie stupide, etc.
- L'économisme, c'est la réduction de tout à l'explication économique.
- Et l'idéologisme, c'est les idées mènent le monde.
- Et on a très bien vu avec Trump, ces derniers jours, que le paléoconservatisme et l'isolationnisme et la doctrine de Pat Bukanan qui l'avait influencé, dans la campagne pour récupérer les voies ouvrières.
- Un événement qui vient confirmer tout ce que vous racontez.
- Ce qui s'est passé au Venezuela est un des éléments de confirmation de la décivilisation.
- La décivilisation, c'est issu de Norbert Elias.
- Il a observé l'Allemagne.
- Et l'enlèvement de Maduro, qu'on aime ou qu'on n'aime pas Maduro, m'a rappelé l'assassinat de Dolfus par les nazis.
- Un commando nazi, ostro-nazi.
- Juste avant l'Anschluss ? Quatre ans avant l'Anschluss.
- Quatre ans avant l'Anschluss.
- À l'été, où ils l'ont pourchassé, ils l'ont laissé mourir dans son sang à son bureau, je crois.
- Ça a été terrible.
- Mais on aurait dû comprendre qu'Hitler n'en recuserait devant rien.
- Je ne compare pas Hitler et Trump.
- Mais la brutalisation du monde et la décivilisation sont en marche.
- Et c'est ce type de fait, ce type d'acte de piraterie, de véritable piraterie, qui sont à l'œuvre.
- Je rappelle, Dolfus est assassiné par des agents nazis en Autriche.
- Il est remplacé par le chancelier Schuschnigg, qui lui acceptera l'Anschluss.
- Parce qu'il est lâché par tout le monde.
- On vient le voir et on lui dit, écoutez monsieur, il faut donner les clés à un type qui s'appelait Sessinkart, qui était pendu à Nuremberg.
- C'est assez fascinant de voir comment Hitler voulait récupérer sa patrie natale.
- Mais là, il veut récupérer le pétrole et donc on enlève un type qui est condamnable dans la dernière décennie.
- Mais moi, j'ai connu Maduro il y a 20 ans.
- Je peux vous certifier que ça n'était pas le Maduro de maintenant.
- Donc le narcotrafic est un prétexte tout à fait...
- C'est acceptable, mais la finalité, comme en Irak, c'est de contrôler une zone pétrolifère.
- Il se trouve que le Venezuela est sur la route qui est entre la Bolivie, qui précipite vers les Caraïbes, les îles des Caraïbes, etc.
- Toutes les îles qui sont effectivement des lieux de passage de la cocaïne.
- Il faut quand même expliquer que la cocaïne n'est pas la principale responsable des addictions et des morts aux Etats-Unis.
- Que c'est le fentanyl qui est fabriqué en Chine et au Mexique.
- Et que c'est...
- D'autre part, le cristalmète, la méthamphétamine, qui était la drogue d'Hitler d'ailleurs, et qui...
- Il y a 5000 laboratoires qui ruinent la vie des gens, puisque la méthamphétamine est une drogue très très dure, addictive, et qui détruit le corps et l'âme des gens.
- C'est curieux parce que, vous dites...
Transcription générée par IA