Retranscription des premières minutes :
- Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
- Le pouvoir en Algérie n'est pas ce que l'on croit. C'est un pouvoir très intelligent, une dictature intelligente.
- Une dictature, comme vous y allez. On n'est pas une dictature. Regardez Bolland-Sensal. Il n'arrête pas de nous égratigner de machin.
- Il vit en Algérie tranquillement. Allez le voir. Une dictature, c'est quand les gens sont communistes, déjà.
- Ça se radicalise de plus en plus. Ça devient de plus en plus fou, de plus en plus bête.
- Ils ont froid, avec des chapeaux gris et des chaussures à fermeture éclair.
- C'est pire que tout ce qu'on nous a montré. Est-ce que vous vous êtes senti parfois en danger en Algérie ? On ne ressent pas le danger. Jusqu'au jour où ça se produit. Là, on s'y dérassure.
- Nous commémorons aujourd'hui la tragédie du 13 novembre 2015, un massacre sanglant qui a marqué nos mémoires et qui a marqué l'histoire.
- Alors la détention de Bolland-Sensal en était une autre. Celle-là, elle a bien fini. Il n'y a pas de comparaison.
- Ce sont des situations différentes. Mais bon, nous sommes tous réjouis et rassurés de savoir que Bolland-Sensal est sorti des joues algériennes.
- Nous sommes avec Kamel Benchek, qui est du comité de soutien de Bolland-Sensal et qui le connaît bien, et qui vous publiez un livre.
- Là, vraiment, vous n'avez pas calculé. Vous ne pouvez pas le savoir. Vous êtes en parfaite synchronisation avec l'actualité.
- Déjà, première question basique. Est-ce que vous avez eu des nouvelles ? Est-ce qu'il est joignable, Bolland-Sensal ? Et je me suis dirigé vers des médecins que je connais à l'hôpital de la Charité à Berlin. On va avoir des nouvelles très bientôt, mais pour l'instant, on ne les a pas.
- C'est l'hôpital de la Charité à Berlin qui a fait l'objet d'une série télévisée, puisque son histoire commence déjà avant l'asile.
- C'est l'hôpital militaire. En tout cas, il est en sûreté là-bas, en territoire de République fédérale allemande, sous protection des autorités allemandes.
- Kamel Benchek, on s'y attendait un petit peu.
- Beaucoup ou pas du tout ? Pas du tout. Pour ma part, moi, je ne m'y attendais pas du tout. J'ai espéré de nombreuses fois, le 5 juillet, par exemple, pour la fête de l'indépendance algérienne.
- Je pensais vraiment qu'après sa condamnation, le 4 juillet, il aurait une grâce. Je me suis dit, il va sortir par la grande porte.
- Et puis, pour les fêtes musulmanes de l'Aïd, là aussi, j'ai cru. Le 1er novembre, c'est le déclenchement de la guerre de libération algérienne.
- Là, je me suis dit, ça ne se fera pas. Il va pourrir en prison.
- Souvenir du Président.
- 1934, la fameuse lune de la Toussaint qui est le début du conflit algérien.
- Les scénarios possibles étaient quoi ? Au moins un an, et puis peut-être deux.
- Enfin, il y avait des étapes. On avait un peu extrapolé là-dessus.
- Oui. Alors, vu comment le Président Tebboune a parlé de lui, souvenez-vous, bâtard, fils d'un Marocain, on ne connaît pas son nom, etc.
- Moi, je m'attendais à ce que... Je pensais que les islamistes ne le laisseraient pas sortir. De toute manière, ils le cherchaient depuis si longtemps.
- Non. Écoutez, je l'ai vu quelques semaines avant qu'il partait. Et depuis deux ans, trois ans, je n'arrête pas de lui dire « Boalem, n'y va pas ».
- Il faut absolument que tu restes en France. Et il me disait ce qu'on vient d'entendre, ce qu'il vient de dire.
- Écoute, j'y vais, je leur sers d'alibi. C'est une dictature, mais ils disent « Regardez, il y a un mec qui ne nous aime pas, qui dit le plus grand mal de nous, mais comme nous sommes des démocrates, on le laisse parler ».
- Est-ce que ce ne sont pas ces propos qui auraient pu susciter, dans la tête des autorités, l'algérienne ? Elle dit « S'il dit ça, justement, on va l'arrêter ». En tout cas, on était dans une situation de prise d'otage d'État.
- Exactement.
- Il y a l'incarcération d'intellectuels contestataires, admettons, de la part d'un système tyrannique. Et en plus, l'otage parce que les moyens de pression vis-à-vis de...
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