Retranscription des premières minutes :
- « Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face. » « Vous voyez ça ? Quand vous voyez ça ? Alors on va me dire, oui, vous êtes un con, vous allez jeter ça. Oui, je le jette, parce que ça, c'est honteux, ça ! C'est pas de la charcuterie, ça, c'est de la merde ! Alors que ça, c'est bon ! Voilà la différence ! » La malbouffe tue, et on entendait la colère de Jean-Pierre Coff, qui a introduit le premier, dans le débat médiatique, cette prise de conscience du consommateur.
- « Attention à ce que vous mettez dans votre assiette, il peut y avoir un danger, il peut y avoir des impacts sur votre santé, sur l'environnement, sur la nature, sur la vie. » La malbouffe tue, elle tue parce qu'elle enrichit des lobbies. Certains lobbies agroalimentaires, certains lobbies de la grande distribution font leur gras, c'est le cas de dire avec ça.
- La malbouffe tue parce que le consommateur, le citoyen et la citoyenne consommatrice, consommateur, n'ont pas forcément l'information pour pouvoir justement s'en prévenir.
- Nous sommes ici en présence du professeur Serge Ergberg. Je ne vais pas vous dire que vous êtes le Jean Moulin de la malbouffe, parce qu'on est aujourd'hui dans des comparaisons et des métaphores qui sont quelquefois excessives.
- Je dois vous dire, vous n'êtes peut-être pas connu du grand public, même si beaucoup de Français vous connaissent.
- Votre rôle, votre action est aujourd'hui essentielle, j'allais dire, pour la santé de ce pays, parce que bien manger, combattre la malbouffe, ça a des enjeux sanitaires, sociologiques, culturels, économiques et bien sûr politiques.
- Vous avez écrit plusieurs livres. Vous êtes nutritionniste, épidémiologiste français, professeur à l'université Sorbonne-Paris Nord, donc vous êtes un universitaire qui connaît ces dossiers.
- Vous êtes un médecin, vous êtes un scientifique. Vous avez écrit parmi d'autres.
- Mangez et tais-toi. Un nutritionniste face à un lobby agroalimentaire, ça veut tout dire.
- Et aujourd'hui, je vous ai demandé de venir ici pour témoigner. Nous nous connaissons depuis un certain temps, professeur Serge Herber, parce que nous menons quelque part ce combat de façon concomitante.
- Alors moi, à mon modeste échelle de journaliste, vous en tant que scientifique.
- Et enfin, enfin, le fameux du triscore dont on a tout dit, dont on a tant entendu, dont les gens ne connaissent pas vraiment toujours les tenants et les aboutissants.
- Ça a été rendu obligatoire par le gouvernement de M. Sébastien Lecornu. On ne s'attendait pas à ça.
- Mme Annie Gennevard, qui était très sceptique sur le Nutriscore, étant ministre de l'Agriculture et d'Alimentation.
- Et aujourd'hui, c'est une petite étape. Je ne dis même pas que c'est une bataille de gagnés. C'est une petite étape dans ce combat du Nutriscore.
- Vous êtes rassuré quand même, professeur Herber, que le Nutriscore soit devenu obligatoire malgré les réserves qui ont été apportées à cette application ? Alors, oui, c'est une victoire de la santé publique, comme vous l'avez rappelé.
- C'est un processus législatif. Il reste encore quelques incertitudes.
- Mais c'est déjà une étape très importante de franchir que l'Assemblée nationale, en première lecture, ait considéré qu'au nom de la défense des consommateurs, au nom de l'intérêt de la santé publique, il était nécessaire, comme le demandent les scientifiques, comme le demandent les acteurs de santé publique, les consommateurs, les professionnels d'une façon générale du champ de la santé publique, à ce qu'ils deviennent obligatoires pour forcer la main aux industriels qui refusent encore de l'afficher.
- Large majorité, je crois, pour le décider. Par rapport à ce qu'est une large majorité aujourd'hui, c'était quand même assez net.
- Oui, tout à fait.
- Je veux dire, ça transcende les partis, on est d'accord ? Absolument. C'est une problématique transpartisane. Et heureusement, d'ailleurs, et c'est très bien, même si les partis d'extrême droite se sont plutôt opposés à cet amendement.
- Mais il a été adopté en séance.
- Alors qu'en privé, ils vous disent que c'est très important, mais que tel que c'est présenté, ça peut supposer un handicap pour certaines entreprises.
- On a toujours des prétextes économiques pour expliquer que des mesures de santé vont être contraignantes ou vont entamer certains profits.
- Sir Jacques...
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