Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, on parle auto, 10h midi, Jean-Luc Moreau, Laurence Perrault.
- Merci de nous rejoindre, il est tout juste 11h44, peut-être que vous êtes en train de préparer le déjeuner ou tout doucement en train de tranquillement passer cette matinée.
- On va parler du marché mondial, le marché mondial avec vous François Roudier, évidemment on parle auto.
- Bonjour François.
- Bonjour.
- Secrétaire général de l'Organisation Internationale des Constructeurs Automobiles, autant dire la plus grande association de tous les constructeurs du monde.
- On a le taulier et on ne parle pas du carrossier là, c'est le patron.
- On est la seule, on a tué tous les autres.
- François, la France fait encore partie...
- Combien de constructeurs en touche chez vous ? Eh bien tous les constructeurs mondiaux, de camions, de bus, de voitures, voilà.
- Ça fait du chiffre.
- La France fait encore partie du monde, on va commencer par le marché français qui a repris un peu de couleur au mois d'août.
- Avec une progression assez significative.
- Depuis le début de l'année, ça progresse également.
- Là, on était à plus 7,4%.
- Puis le début de l'année, je crois que c'est aux alentours de plus 3%.
- Donc c'est un tout petit peu mieux.
- Mais surtout, il y a un virage qui a été pris par l'électrique qui est absolument dingue.
- Là, en France, ça a plus que doublé au mois d'août la part de l'électrique, François.
- Oui, ça a plus que doublé.
- Bon, alors attention la France, dans les cinq grands marchés européens, il y a cinq grands marchés, l'Europe élargie.
- Il y a le Royaume-Uni, l'Italie, la France, l'Allemagne et l'Espagne.
- Bon, la France, c'est un petit peu le FC Nantes, toujours en relégable.
- Attention, on est quand même sur un marché très fragile.
- Oui, les voitures électriques sont bien parties, mais il faut voir que ce sont essentiellement des ventes entreprises.
- Et vous avez un effet très, très négatif pour le futur.
- C'est la baisse sérieuse des utilitaires légers qui reflète...
- La baisse sérieuse des utilitaires légers reflète une crise économique.
- Comme toujours, les utilitaires légers sont achetés par des entreprises grandes ou petites.
- Et lorsqu'il n'y a pas de vente, bon, c'est quand même difficile.
- Donc, l'électrique s'impose, mais je vous dirais que globalement, c'est un peu ce qui se passe dans toute l'Europe.
- Au Royaume-Uni, c'est plus d'un quart des véhicules qui sont électriques.
- Près de 40% des véhicules qui ont une batterie rechargeable au Royaume-Uni.
- Et la France est finalement pas mal placée sur ses ventes électriques.
- D'accord.
- Donc, progression inexorable.
- Et descente aux enfers inexorables pour le diesel.
- Et je vais vous laisser le dire, parce que ça va permettre à Laurence de briller ce soir en société.
- Quelle est l'énergie qui est passée devant le diesel ? Ce qui aurait paru totalement incongru il y a 15 ans, quoi.
- Il y a 15 ans, on me mettait en prison si je disais que le GPL est passé devant le diesel à 1% de plus.
- C'est quand même fascinant.
- François, c'est quoi les vrais chiffres ? 3,5 et 4,5%.
- Donc, 3,5%.
- Donc, en fait, c'est pour le diesel et 4,5% pour le GPL.
- C'est un truc de dingue.
- C'est fascinant.
- Ça marque la réussite de Dacia.
- Parce que derrière, c'est Dacia GPL ainsi que des Renault GPL maintenant qui se vendent de plus en plus.
- On va rappeler qu'en diesel, il y a 15 ans, on était à plus de 110%, c'est ça ? On est monté à 73%.
- Oui, mais les fameux moteurs Dacia GPL et sans GPL sont aussi diesel GPL ? Ah non, non, pas du tout.
- Non, non.
- Je vais redire à l'antenne, le diesel GPL, ça n'existe pas.
- Merci.
- Bon, merci.
- Parce qu'on avait essayé de nous.
- Oui, oui, voilà.
- Non, non, tout à fait.
- Bon, il y a un phénomène qui inquiète quand même.
- Alors, d'abord les journalistes, un petit peu les automobilistes normaux.
- C'est la montée en puissance des Chinois sur le marché français, sur le marché européen, au niveau mondial, mais pas chez eux.
- Ça se rabougrit un peu le marché chinois.
- Oui, oui.
- Au local.
- Écoutez, vous mettez le doigt sur le gros problème actuellement.
- Je...
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