Retranscription des premières minutes :
- Les vraies voix Sud Radio. À cette heure-ci, mes collègues qui servent leurs clients doivent mettre les nouveaux prix.
- Mais à l'inverse, le trafic, lui, il se fait plaisir. Et c'est eux qui se frottent les mains face à un prix qui est exorbitant.
- Et je vous dirais... On parle d'Europe. Mais à cette heure-ci, le prix du paquet de cigarettes en Espagne ou en Italie avoisine les 6-7 euros.
- Donc c'est là-dessus qu'on se dit qu'on passe parfois pour les dindons de la farce. Et c'est un peu difficile pour nous.
- Philippe Bilger, ça s'entend, ça, hein ? Bien sûr. Et en même temps, moi, je ne comprends pas.
- À partir du moment où on considère que la cigarette fumée est un mal absolu, d'aucuns comparent ça même à des usages qui sont infractionnels, pourquoi est-ce qu'on n'interdit pas la cigarette ? Moi, ça ne me choquerait pas.
- Réaction Samuel Botton ? Je trouve la prise de parole du représentant assez osée.
- C'est-à-dire se plaindre que l'Espagne puisse vendre des outils de mort moins chers que ce que nous faisons en France et donc déprécier ce qu'est notre politique de santé qui a eu de très bons résultats sur The Volela depuis 20 ans.
- Je trouve ça à la limite de lenteux. Après, si je voulais faire un peu d'ironie, je vous dirais que ça fait les affaires de CarClub, qui est une application qui a été lancée il y a quelques semaines et qui permet aux gens d'aller faire leurs courses à la frontière pour tout ce qui est alcool et cigarettes. Donc effectivement, il y a le fumeur que j'étais il y a 5 ans qui vous dirait « Ça m'arrange pas. » Je tombe un paquet par jour et mon porte-monnaie va prendre un coup. Et il y a le non-fumeur d'aujourd'hui qui vous dira « En fait, c'est pas mon problème. Et si ça aide des gens à arrêter de fumer, alors allons-y et mettons le paquet à 20 euros s'il faut. » Les auditeurs ont donné leur point de vue sur le compte X de Sud Radio. Continuez. Sur le compte X de Sud Radio, la hausse des prix du tabac est-elle une mesure ? Alors vous dites positive à 25 %, inutile à 45 % et injuste à 31 %.
- Bon, est-ce que les fumeurs se sont mobilisés ? William Tay.
- En fait, on a une maladie en France. C'est de croire qu'une taxe nous ramènerait une certaine prospérité et ferait en sorte que tout marcherait bien.
- Si ça venait revenir, la mire. Si ça marcherait, la France serait le pays le plus prospère au monde, où il y aurait le moins de malades, où chacun pourrait remplir ses caddies, tout irait bien. Et ce serait pas l'un des pays où il y a le plus de dépressifs en Europe.
- Tout ça, ça marche pas. On le sait très bien pourquoi. Parce que moi, je pense que le sujet essentiel, c'est qu'en fait, pourquoi est-ce que la cigarette, aujourd'hui, ne marche plus quand vous regardez les publics et vous regardez les sociologies ? Moi, j'ai vu la différence avec mon âge. C'est ceux qui ont actuellement entre 15 et 25 ans. Pourquoi ? Parce qu'à l'époque, en fait, les gens fumaient non pas parce qu'ils voulaient fumer, mais parce que c'était une question de mode ou c'était une question de plaisir.
- Et ce qui a tué, en fait, l'image de la cigarette, c'est pas le prix. C'est l'image qui était associée et le fait qu'en fait, les gens avaient d'autres plaisirs à faire au quotidien.
- Donc en fait, moi, je pense qu'on se trompe de combat. Parce qu'en fait, ceux qui vont continuer à fumer seront toujours des sociologiques qui sont particulières.
- Ça va être actuellement les plus âgés, qui n'ont pas forcément un pouvoir d'achat important parce que de toute façon, ils ont arrêté de travailler.
- Et deux, ça va être les catégories populaires. Donc en fait, on accape davantage des gens qui étaient déjà en difficulté.
- Quand vous regardez autour de vous, en fait, ceux qui sont plutôt riches et ceux qui sont plutôt bien aisés, s'ils veulent continuer...
Transcription générée par IA