Retranscription des premières minutes :
- Vous êtes membre du Bureau national de l'Association nationale des DRH et vous présidez la NDRH en Loire-Atlantique.
- Soléna Busson-Mars, première question qui nous vient.
- Comment expliquer ces chiffres aussi massifs, Arnaud Gallet ? Massifs ?Comment expliquer ? Expliquer qu'il y a en France plusieurs choses.
- Déjà, un, il y a une culture du viol, une culture de la pédocriminalité et quand on est prédateur, plus une personne est vulnérable et plus on va vers elle.
- Donc les enfants sont surexposés, les enfants sont très très vulnérables et je dirais même que les nourrissons dont vous avez parlé le sont bien évidemment parce qu'ils ne peuvent pas s'exprimer et puis les enfants en situation de handicap, on ne le dira jamais assez, c'est l'Organisation mondiale de la santé qui le dit, vous avez quatre à cinq fois.
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- Vous avez les enfants parents en situation de handicap qui sont quatre à cinq fois plus exposés que les enfants entre guillemets, je mets des guillemets bien entendu, lambda.
- Donc c'est atroce et on a du mal à s'imaginer ça.
- Mais on le répète, vous savez, c'est 11% de la population française victime d'inceste suivant un dernier sondage Ipsos qui a été fait en novembre 2024.
- Donc depuis un an, on le sait.
- Est-ce que des actions aujourd'hui, je veux dire, on est en guerre en réalité contre les violences sexuelles faites aux enfants et on ne fait absolument rien.
- On entend des choses sur le narcotrafic, on entend des choses à juste titre aussi sur le terrorisme et par contre sur les enfants victimes de pédocriminalité, on ne va pas chercher les 160 000 enfants victimes chacun des violences sexuelles.
- Vous dites que le sujet est sous-évalué, sous-traité aujourd'hui, on n'en parle pas assez, pas suffisamment.
- Je dirais que les victimes, les survivantes, les survivants font l'effort de systématiquement prendre la parole, s'exposent systématiquement et qu'en face, on ne s'expose peut-être pas à un mur, à quelque chose qui est de l'ordre d'une forme d'hyper-empathie qui vise à dire.
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- Vous êtes hyper courageuse, courageux, alors qu'en réalité, nous, ce qu'on demande, ce sont des actions.
- Vous savez, on dit qu'il y a un enfant dans ce pays, victime toutes les trois minutes de violences sexuelles.
- Il faut aller chercher ces enfants-là.
- Il faut s'occuper aussi des personnes qui sont victimes et se dire comment est-ce qu'on les accompagne.
- Et malheureusement, aujourd'hui, là où le bas blesse, c'est qu'il n'y a pas grand-chose derrière.
- Il y a certes une prise de parole politique de plus en plus de certaines victimes.
- On l'a vu avec Betharam, on l'a vu avec plein d'affaires qui sont parties, avec l'abbé Pierre et bien d'autres.
- Et malheureusement, aujourd'hui, il ne se passe absolument rien.
- Ça veut dire qu'au moment où nous échangeons ce matin, Arnaud Galet, des légions de prédateurs sont dans la nature.
- Il faut prendre conscience de ça.
- Il faut même dire le dernier exemple en date qui est quand même fabuleux.
- Il y a eu cette histoire des poupées sexuelles à l'effigie d'enfants qui a été dénoncée notamment par Mouv'enfants et bien d'autres.
- Sur la plateforme Chine.
- Sur Chine et d'autres plateformes.
- Je ne peux en citer d'autres, Dolls France, parce qu'actuellement on a une pétition qui est en cours.
- Il y a marqué poupées à charme juvénile.
- Vous avez des personnes qui se procurent ce type de poupées.
- Nous, nous avons fait des signalements au niveau de Pharos, au niveau de la répression des fraudes.
- Et il ne se passe absolument rien.
- Vos signalements ne sont pas suivis des faits ? C'est-à-dire que d'un point de vue commercial, on arrête la vente.
- C'est une chose, très bien.
- Par contre, ce qui serait bien, ce serait d'aller chercher les clients et de se dire qui sont ces personnes.
- Pourquoi ? Parce que si on se rappelle il y a quelques temps, il n'y a pas si longtemps, il y avait une personne qui s'appelle...
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