Retranscription des premières minutes :
- Vous êtes protégé par la police, exfiltré de Marseille pour avoir écrit un livre.
- Lorsque votre frère assassiné absolument.
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- Aucun lien avec l'affaire Marseillaise, avec les trafics qui préparaient même le concours gardien de la paix.
- Il est évident que le crime a été perpétré pour des raisons politiques.
- Aujourd'hui, la démocratie est la signe.
- À Marseille, pour être très clair, des personnes comme moi, des engagés politiques comme vous, etc.
- , lorsqu'on vous exprimait à la radio, on réfléchira deux fois lorsqu'on devra parler de narcotrafic.
- Et c'est là où il ne faut pas les laisser gagner.
- Les mots sont précis, Frédéric Saliba, ceux de cet ancien député marseillais Saïd Hamada.
- Il connaît le sujet.
- Il dit qu'il faut faire attention à ce qu'on dit.
- C'est votre cas, en fait.
- Alors, écoutez, c'est un sujet très compliqué, très personnel.
- Moi, j'ai des amis personnels qui sont morts au Mexique, des journalistes.
- Le Mexique est un des pays les plus dangereux pour les journalistes.
- Il y a à peu près une dizaine, disons une quinzaine de journalistes qui meurent chaque année.
- Donc, c'est quand même très important.
- C'est souvent des journalistes locaux, des journalistes qui sont sur le terrain.
- Pourquoi ? Parce que le narcotrafic a une emprise locale, territoriale, et que, évidemment, lever la voix, nommer des acteurs de ce narcotrafic est une prise de risque.
- Cela dit, la plus grosse prise de risque, c'est de se taire.
- C'est-à-dire que la logique mafieuse, et attention à cette tendance, et je suis complètement d'accord que des meurtres, en fait, dans ces meurtres qui ont lieu en plein jour, vous pensez bien que dans le mode opératoire de ces meurtres, il y a un message.
- Ce message ne s'adresse pas qu'à la victime, il s'adresse aussi à la population, aux journalistes et aux fonctionnaires.
- Frédéric Saliba, qu'est-ce que vous dites du mode opératoire qu'on a pu observer de ce que l'on en sait à Marseille ? Alors, le mode opératoire, justement, dans le cas du meurtre dont on parle, est évidemment un mode opératoire mafieux.
- Deux personnes sur une moto, un tireur derrière, un 9mm, cinq tirs dans le torse.
- Là, on n'a pas affaire à des amateurs.
- Ils ne voulaient pas rater leur coup, les commanditaires de ce crime.
- Donc, en effet, c'est un crime avec préméditation, avec un mode opératoire qui est un mode opératoire mafieux.
- Ça, c'est clair et net.
- Et donc, oui, il y a une étape qui est franchie.
- En plus, nous avons donc une piste qui est privilégiée, il faut encore faire attention, mais en effet, quand même, moi j'ai un peu d'expérience, et c'est vrai qu'il serait quand même très étonnant que ce ne soit pas le.
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- en tout cas, une action du crime organisé.
- Cela dit, attention, ce type de crime, en fait, c'est un message.
- Il faut arriver à lire ces messages, c'est-à-dire que la violence du côté du narcotrafic et du crime organisé est un mode de communication, un mode de gestion du narcotrafic.
- La violence est utilisée comme message, et encore une fois, ce message ne s'adresse pas qu'aux frères de la victime, ils s'adressent à toutes les personnes qui sont engagées dans la lutte contre le narcotrafic, voire les populations à Marseille pour maintenir une certaine omerta.
- Mais dans ce mode d'action, moi je vois quelque chose que j'ai vu en Amérique latine, c'est-à-dire que c'est une pratique qu'on n'a pas vue tant que ça en Italie, par exemple, où on avait tendance à s'attaquer à des proches, mais des proches impliqués dans le narcotrafic, alors que là, ça touche un innocent.
- Et ça, je l'ai vu en Amérique latine.
- Alors, nous sommes en ligne avec vous, Kamel.
- Bonjour, Kamel.
- Bonjour.
- Vous nous appelez d'Avignon.
- Que dites-vous ce matin, Kamel ? Veuillez constater cette montée de la violence due au narcotrafic ? Il y a longtemps, honnêtement, si vraiment nos hommes politiques nous disaient...
Transcription générée par IA