Par André Bercoff et Céline Alonzo avec Sébastien Piteau, Frédéric Ploquin
La corruption dans les prisons
Emission spéciale sur la corruption dans les prisons : toute la vérité avec Frédéric Ploquin et Sébastien Piteau
Retranscription des premières minutes :
- TerreDeFrance.fr, le premier site d'articles français et patriotes présente La culture dans tous ses états, André Bercoff, Céline Alonso Les portes du pénitencier bientôt vont se fermer Et oui mais que se passe-t-il André Bercoff derrière ces portes ? Eh bien c'est ce dont on va parler aujourd'hui sur Sud Radio avec Sébastien Piteau qui a été surveillant de prison pendant près de 20 ans et qui publie avec Frédéric Ploquin, journaliste d'investigation il publie ensemble Journal d'un maton, la vérité sur la corruption au cœur des prisons un livre qui vient de paraître chez Fayard André Tout à fait passionnant parce qu'il dit les choses, on sent vraiment il met les mots, M-O-T-S sur les mots M-U-X de ce qui peut se passer en prison effectivement 20 ans, 20 ans de surveillance de prison et puis avec Frédéric Ploquin, Frédéric Ploquin est journaliste d'investigation d'investigation en général et policier en particulier ce qui est Philippe de Comines à l'histoire ou Joinville ou Froissart il faut le dire parce que quand j'entends le mot policier je sors mon Ploquin c'est clair et en fait Sébastien Piteau dans ce livre c'est intéressant parce qu'il brise effectivement l'omerta, il dit des choses qu'on entend assez peu souvent ou même pratiquement jamais entre ces vigueurs du grand banditisme, en l'extrémisme religieux entre les voyous, entre le narcotrafic etc. les pervers il y a quelque chose qui est là, c'est le monde, le monde de la prison le monde, on en parlera et on discutera de ce qui se passe effectivement de la réalité française face à ça et encore une fois Sébastien Piteau, 20 ans, il témoigne c'est un miroir qui réfléchit sur ce qui passe et ce qu'on peut transformer, on en parlera avec lui et avec Frédéric Ploquin et oui un témoignage choc André Bercoff qu'il faut absolument écouter chers auditeurs un témoignage choc sur la réalité carcérale et il donne vraiment les clés d'un univers de la prison un univers hors de contrôle où les détenus, vous allez le voir André, ont vraiment pris le pouvoir pas complètement mais quand même en grande partie, il va tout nous dire en direct sur Sud Radio juste après effectivement cette petite pause, à tout de suite et oui aujourd'hui sur Sud Radio avec André Bercoff et bien nous avons le plaisir de recevoir Sébastien Piteau et Frédéric Ploquin bonjour à vous, alors vous publiez chez Fayard un livre passionnant intitulé Journal d'un maton, la vérité sur la corruption au coeur des prisons alors Sébastien Piteau, demain ça fera 7 ans exactement toujours pour jour alors exactement, que vous avez démissionné de l'administration pénitentiaire après 20 ans de bons et loyaux services en tant que surveillant donc qu'est-ce qui vous a poussé à claquer la porte, racontez-nous écoutez effectivement ça va faire 7 ans que j'ai claqué la porte alors pas complètement démissionné puisqu'il a fallu un peu de temps pour pouvoir partir l'élément déclencheur en mars 2019 en fait je dirigeais le quartier d'isolement de la maison centrale on avait une nouvelle direction, j'étais sans cesse promis en cause quelle maison centrale, juste pour rappeler la maison centrale de Saint-Mort dans le centre de la France d'accord donc j'y dirigeais le quartier d'isolement disciplinaire et depuis quelques temps pour des raisons que j'ignore mes décisions, mes prises de position alors que j'avais cette mission depuis 6 ans était sans cesse remise en cause critiquée, j'étais mis en accusation pour des soi-disant violences vous imaginez bien que le quartier d'isolement d'une maison centrale ça n'a rien à voir avec un centre aéré donc forcément c'est pas tendre tous les jours mais de là à accuser le personnel de violences c'était pas acceptable pour moi et puis en fait un soir il y a eu un incident c'est c'est moi qui avais le pouvoir de décision pour mettre ce détenu au quartier disciplinaire et comme j'étais sans cesse remis en cause j'ai décidé de de pas le mettre, c'était pas non plus un incident très grave et puis le lendemain matin lors du contrôle il y a un de mes agents quand il a ouvert la porte pour contrôler la présence, il...
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