Par Rémy André
Qui est Homo Erectus !
Grâce à l’analyse minutieuse de la dentition des fossiles de Dmanisi, en Géorgie, des chercheurs viennent de révéler que deux espèces humaines ancestrales distinctes auraient quitté l’Afrique il y a environ 1,8 million d’années, et non une seule comme le suggérait la version classique de l’hypothèse "Out of Africa I » !
Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, curieux comme Rémi, Rémi André.
- Bonjour Rémi.
- Bonjour Laurie.
- Alors vous allez nous parler aujourd'hui d'une nouvelle découverte.
- Grâce à l'analyse minutieuse de la dentition des fossiles de Menissi en Georgie, des chercheurs viennent de révéler que deux espèces humaines ancestrales distinctes auraient quitté l'Afrique.
- Il y a donc environ 1,8 million d'années et non une seule, comme on le pensait jusqu'à présent avec la version classique de l'hypothèse Out of Africa.
- Rémi, pourquoi la dentition des fossiles de Menissi change-t-elle la donne ? Les chercheurs ont choisi d'étudier les dents plutôt que les crânes, car l'émail dentaire est bien plus résistant et moins sujet à la déformation que les os.
- En analysant 583 dents de trois spécimens de Menissi, ils ont utilisé des outils statistiques pour cartographier les différences biologiques.
- Résultat, les fossiles ne correspondent pas à une seule espèce, mais à deux lignées distinctes.
- Une méthode qui rappelle que parfois, c'est dans les détails que se cache la vérité.
- Un peu comme quand on découvre en rangeant le grenier que la vieille photo de famille cache en réalité deux cousins jumeaux qu'on avait toujours confondus.
- Alors quelles sont les implications pour l'hypothèse Out of Africa 1, la première ? L'idée classique voulait qu'Homo erectus soit le premier unique représentant du genre homo à avoir quitté l'Afrique.
- Mais les fossiles de Menissi, avec leurs caractéristiques morphologiques variées, suggèrent une migration plus diverse et plus précoce.
- Certains chercheurs proposent même que des populations proches d'Homo habilis aient été les premières à s'aventurer hors d'Afrique, bien avant Homo erectus.
- Une révélation qui bouscule notre vision linéaire de l'évolution.
- Et si l'histoire humaine était, dès le départ, une toile tissée de multiples fils ? Et que nous apprend cette découverte sur la notion d'espèce humaine ? Les fossiles de Menissi montrent que les frontières entre les espèces sont parfois floues.
- Les différences morphologiques sont très difficiles.
- Les différences morphologiques observées pourraient refléter des adaptations locales ou des isolations géographiques, plutôt que des espèces strictement séparées.
- Une leçon d'humilité.
- L'humanité, dès ses origines, serait une mosaïque de formes, de rencontres et d'échanges.
- Peut-être est-il temps de repenser notre définition de l'espèce homo.
- Non pas comme une entité fixe, mais comme un processus dynamique, en perpétuelle réinvention.
- En cette période de fête, où l'on célèbre la diversité des traditions, et des visages autour de la table, les fossiles de Menissi nous rappellent que l'humanité a toujours été une histoire de pluralité.
- Deux espèces, plusieurs migrations, des rencontres inattendues.
- Et si le vrai propre de l'homo, c'était justement de ne jamais voyager seul.
- Merci beaucoup Rémi-André.
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Transcription générée par IA