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La biographie et le CV d'Olivier Faure

  • Nom : Faure
  • Prénom : Olivier
  • Date de naissance : 18 août 1968
  • Fonction : Premier secrétaire du PS

Jeunesse et origines

Olivier Faure naît le 18 août 1968 à La Tronche, en Isère. Il grandit au sein d'une famille marquée par des trajectoires de vie et des engagements politiques contrastés. Du côté paternel, sa famille est originaire des Hautes-Alpes et s'inscrit dans une tradition « maurrassienne » et d'ordre social, son arrière-grand-père ayant été membre de l'Action française. Son père, Bruno Faure (1943-2021), d'abord proche de la mouvance nationaliste, opère un virage à gauche lors de sa mutation à l'île de La Réunion en tant que fonctionnaire des impôts, se syndiquant à la CFDT et adhérant un court moment au PS, avant de retourner à l'extrême droite à la fin de sa vie.

Sa mère, infirmière, est d'origine vietnamienne. Elle est la fille de Tá Bá Hoa, un riche propriétaire terrien sino-vietnamien du Sud-Vietnam devenu ministre Viêt-minh après la Seconde Guerre mondiale (mort en 1969), et de Nguyễn Thị Đào, qualifiée sur son acte de naissance de « femme de premier rang » et décédée prématurément en couches. Très marqué par son histoire familiale, Olivier Faure portera et fera adopter à l'unanimité à l'Assemblée nationale, le 3 juin 2025, une proposition de loi portant reconnaissance de la Nation envers les rapatriés d'Indochine.

Après une enfance passée à La Réunion, il grandit dans la cité des Blossières à Orléans, où il prend conscience des inégalités et du racisme, avant de déménager à l'adolescence dans le quartier pavillonnaire du Vilpot.

Études et formation

Élève au lycée Pothier d'Orléans, Olivier Faure poursuit des études de droit et de sciences politiques. Il obtient un diplôme d'études approfondies (DEA) en droit économique à l'université d'Orléans, complété par un second DEA en sciences politiques à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne.

Vie privée

Olivier Faure est le père de quatre enfants, nés de trois unions différentes. Marié en 2018 à Soria Blatmann (alors membre du cabinet d'Emmanuel Macron, puis de l'Unesco), le couple est désormais séparé. En 2026, il est en couple avec une compagne dont l'identité demeure privée.

Ses relations amicales et politiques ont parfois interféré avec sa sphère personnelle : proche de Christophe Castaner, leur amitié se brise en mars 2019. En février 2020, Castaner l'attaque publiquement sur ses divorces et séparations passés, suscitant la vive indignation du premier secrétaire.

Premiers engagements et débuts professionnels

Il adhère au Parti socialiste dès l'âge de 16 ans et milite en parallèle à l'UNEF, s'attirant la réprobation de son grand-père paternel. Durant ses années d'études, il partage une colocation avec Benoît Hamon à Maisons-Alfort puis à Paris. En 1991, à 23 ans, il devient secrétaire général des jeunes rocardiens, succédant à Manuel Valls.

Il commence sa carrière en tant que collaborateur de Gérard Gouzes, président de la commission des lois de l'Assemblée nationale (1991-1993), avant de devenir cadre dirigeant d'une PME de 150 salariés entre 1993 et 1997. Il revient ensuite en politique comme conseiller de Martine Aubry au ministère de l'Emploi (1997-2000), puis comme directeur adjoint du cabinet de François Hollande au PS (2000-2007). En 2007, il publie une bande dessinée humoristique, Ségo, François, papa et moi, racontant les coulisses de la campagne présidentielle de Ségolène Royal.

Après avoir échoué aux législatives de 2007 en Seine-et-Marne, il devient secrétaire général du groupe socialiste à l'Assemblée sous la direction de Jean-Marc Ayrault. En 2011, il est chargé de la communication de François Hollande durant la primaire citoyenne, puis expert « opinion » pour sa campagne présidentielle de 2012. Après la victoire, il est brièvement conseiller spécial du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, poste dont il démissionne après son élection comme député.

Carrière politique

  • Depuis 2012 : Député de la 11e circonscription de Seine-et-Marne (réélu en 2017, 2022 et dès le premier tour en 2024).
  • 2012-2016 : Secrétaire national à la communication du PS, puis l'un des porte-paroles du Parti socialiste (2014-2016).
  • 2016-2018 : Président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.
  • Depuis 2018 : Premier secrétaire du Parti socialiste (élu au congrès d'Aubervilliers en 2018, puis réélu au congrès de Villeurbanne en 2021, au congrès de Marseille en 2023 et au congrès de Nancy en 2025).
  • Fin 2025 : Négocie avec le Premier ministre Sébastien Lecornu un gel de la réforme des retraites gelant l'âge légal à 62 ans et 9 mois jusqu'en 2028, avant de tolérer fin janvier 2026 l'usage de l'article 49.3 pour le budget national.
  • Mai 2026 : Lance le think tank officiel du PS, baptisé "Noûs".
  • 30 août 2026 : Annonce officiellement sa candidature à la primaire de son camp en vue de l'élection présidentielle de 2027.

Temps forts de son parcours

  • L'artisan de l'union de la gauche (NUPES puis NFP) : Convaincu de la nécessité d'un bloc unitaire, il impose dès 2019 l'ouverture des listes européennes à Raphaël Glucksmann. Il engage ensuite le PS dans l'alliance de la NUPES en 2022, puis du Nouveau Front populaire en 2024. Cette stratégie unitaire permet au PS d'enrayer sa chute, de doubler son nombre de députés en 2024 et de rééquilibrer le rapport de force face à La France insoumise.
  • Un leadership contesté dans un parti fracturé : Ses mandats successifs ont été marqués par d'intenses divisions. En 2023, lors du congrès de Marseille, sa réélection contre le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol fait l'objet d'une crise interne et d'accusations de fraude, avant d'être validée et de déboucher sur un accord de direction partagée. En juin 2025, au congrès de Nancy, il l'emporte à nouveau de justesse avec 51,15 % des voix face au même opposant.
  • Tensions idéologiques et critiques de subordination : Sa stratégie unitaire suscite l'opposition de figures du PS (Delga, Hidalgo, Hollande). Il est régulièrement accusé de « subordination » ou de « toutouisation » à l'égard de Jean-Luc Mélenchon, des critiques portées notamment par Bernard Cazeneuve, qui quitte le parti en 2022. Olivier Faure s'en défend en insistant sur l'ADN républicain, universaliste et laïque du parti.
  • La polémique de l'invitation de Didier Lallement (2026) : Lors du lancement de son think tank "Noûs" en juin 2026, l'invitation de Didier Lallement, ancien préfet de police controversé de l'époque des Gilets jaunes, suscite une vive polémique et des demandes d'annulation en interne et chez ses alliés de gauche.
  • La présidentielle de 2027 en ligne de mire : En août 2026, il officialise sa candidature à l'investiture pour 2027. Cette annonce s'inscrit dans un contexte tendu : en juillet 2026, les adhérents socialistes ont voté majoritairement (55,5 %) pour une primaire restreinte aux seuls partis du pôle socialiste (le mettant ainsi en minorité, lui qui prônait une primaire ouverte aux écologistes). Par ailleurs, une partie de son opposition interne pousse pour une candidature alternative menée par Raphaël Glucksmann.

Crédit photos : ©Sud Radio / Pierre Olivier

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