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La biographie et le CV de Laurent Wauquiez

  • Nom complet : Laurent Timothée Marie Wauquiez
  • Date de naissance : 12 avril 1975 (51 ans)
  • Profession : Homme politique français, député de la Haute-Loire, président du groupe Droite républicaine à l'Assemblée nationale, maître des requêtes au Conseil d'État, ancien ministre, ancien président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes

Jeunesse et origines

Laurent Wauquiez naît le 12 avril 1975 à Lyon. Il est issu d'une famille d'industriels du Nord installée à Mouvaux, créateurs d'une tannerie reconvertie en chantier naval (Entreprise Wauquiez), et apparenté par sa mère à la famille d'industriels textiles Motte. Il est le fils de Philippe Wauquiez, ancien directeur de banque et gérant d'une société de conseil en investissement, et d'Éliane Wauquiez-Motte, maire du Chambon-sur-Lignon de 2008 à 2020. Il grandit jusqu'à l'âge de trois ans entre Lyon et Devesset (Ardèche). À 18 ans, il ajoute le nom de sa mère à son patronyme (Wauquiez-Motte) avant de l'abandonner en politique. Il est par ailleurs le cousin de l'humoriste Thomas VDB.

Études et formation

Après des études secondaires aux lycées Victor-Duruy et Louis-le-Grand à Paris, il suit des classes préparatoires littéraires au lycée Henri-IV. En 1994, il est admis à l'École normale supérieure (ENS Ulm). Il obtient une maîtrise d'histoire à la Sorbonne, est reçu premier à l'agrégation d'histoire en 1997, puis sort diplômé de Sciences Po Paris en 1998 et titulaire d'un DEA de droit public. En 2001, il sort major de l'École nationale d'administration (ENA, promotion Mandela).

Vie privée

Laurent Wauquiez se marie en 2001 au Chambon-sur-Lignon avec Charlotte Deregnaucourt, administratrice au Sénat. Le couple a deux enfants (Baptiste et Louise). De confession catholique, il effectue chaque année sa rentrée politique en gravissant le mont Mézenc.

Premiers engagements et débuts professionnels

À sa sortie de l'ENA en 2001, il intègre le Conseil d'État comme auditeur. En 2003, il exerce la fonction de rapporteur au sein de la commission Stasi sur l'application de la laïcité. Devenu maître des requêtes en 2004, il se met en détachement puis en disponibilité pour mener sa carrière politique.

Repéré par le ministre Jacques Barrot, dont il est le suppléant aux législatives de 2002, il lui succède en juillet 2004 à la suite de sa nomination à la Commission européenne et devient, à 29 ans, député UMP de la 1ʳe circonscription de la Haute-Loire. Il se rapproche de Nicolas Sarkozy en 2005, publie l'ouvrage Un Huron à l'Assemblée nationale en 2006 et intègre la promotion 2006 des « Young Leaders » de la French-American Foundation.

Carrière politique

  • 2004–2007, 2012–2017 et depuis 2024 : Député de la 1ʳe circonscription de la Haute-Loire.
  • 2007–2008 : Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement (gouvernement Fillon II).
  • 2008–2010 : Secrétaire d'État chargé de l'Emploi (gouvernement Fillon II).
  • 2008–2016 : Maire du Puy-en-Velay.
  • 2010–2011 : Ministre chargé des Affaires européennes (gouvernement Fillon III).
  • 2010 : Fondateur du club de réflexion « La Droite sociale ».
  • 2011–2012 : Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (gouvernement Fillon III).
  • 2014–2015 : Secrétaire général de l'UMP puis des Républicains (LR).
  • 2016–2024 : Président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes (réélu en 2021).
  • 2016 et 2017–2019 : Président des Républicains (par intérim en 2016, élu en 2017).
  • Depuis juillet 2024 : Président du groupe Droite républicaine (DR) à l'Assemblée nationale.
  • Mai 2025 : Candidat à la présidence des Républicains (battu par Bruno Retailleau).

Temps forts de son parcours

  • Responsabilités ministérielles et « La Droite sociale » (2007–2012) : Porte-parole du gouvernement puis ministre de l'Emploi, des Affaires européennes et de l'Enseignement supérieur sous la présidence de Nicolas Sarkozy, il fonde en 2010 le collectif « La Droite sociale ». Ses prises de position publiques contre le « cancer de l'assistanat » et sa proposition d'imposer des heures de service social aux bénéficiaires du RSA suscitent d'importants débats nationaux.
  • Présidence de la région Auvergne-Rhône-Alpes (2016–2024) : Vainqueur des régionales de 2015 puis réélu en 2021 avec 55,2 % des voix, il mène une politique axée sur la baisse des dépenses de fonctionnement et l'augmentation des investissements. Son action est marquée par des décisions médiatisées (retrait de subventions à la ville de Grenoble après l'autorisation du burkini, coupes dans les budgets environnementaux ou d'ONG). Ses mandats font également l'objet de procédures et d'enquêtes judiciaires, notamment l'affaire dite du « dîner des sommets » ou des soupçons d'emplois fictifs régionaux. Élu député en 2024, il démissionne de la présidence tout en restant nommé « conseiller spécial » de la région.
  • Présidence des Républicains et revers électoraux (2017–2019, 2025) : Élu président de LR en décembre 2017 avec 74,6 % des voix sur une ligne de droite décomplexée, il démissionne en juin 2019 après le score historiquement bas du parti aux élections européennes (8,5 %). En mai 2025, candidat de nouveau à la présidence du parti face à Bruno Retailleau, il subit un net revers en n'obtenant que 25,7 % des suffrages des adhérents.
  • Retour au Palais-Bourbon et ambitions pour 2027 : Réélu député de Haute-Loire lors des législatives anticipées de 2024, il prend la tête du groupe Droite républicaine (DR) à l'Assemblée et négocie un pacte législatif avec la majorité présidentielle. Il annonce en mars 2025 sa volonté d'être candidat à l'élection présidentielle de 2027 et conclut en septembre 2025 un accord politique à Lyon avec Jean-Michel Aulas pour les municipales de 2026.

Crédit photos : ©Sud Radio / Pierre Olivier

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