
- Nom complet : Jérôme Guedj
- Date de naissance : 23 janvier 1972 (54 ans)
- Profession : Homme politique français, haut fonctionnaire, inspecteur des affaires sociales, député de l'Essonne
Jeunesse, formation et vie privée
Jérôme Guedj naît le 23 janvier 1972 à Pantin, en Seine-Saint-Denis. Il est issu d'une famille séfarade d'origine algérienne. Son père, Jean-Pierre Guedj, est kinésithérapeute dans l'Essonne, adjoint au maire de Massy et ancien président de la communauté juive locale. Titulaire d'un baccalauréat C, il intègre l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po), dont il sort diplômé en 1992. Il poursuit sa formation à l'École nationale d'administration (ENA) au sein de la promotion Victor Schœlcher (1994-1996). Jérôme Guedj a pour conjointe l'écrivaine et réalisatrice Émilie Frèche.
Premiers engagements et débuts professionnels
Ses premiers engagements politiques remontent à la fin des années 1980, lorsqu'il milite au sein de SOS Racisme entre 1986 et 1988 et participe aux manifestations contre le projet de loi Devaquet. En 1993, il adhère au Parti socialiste en rejoignant le courant de la Gauche socialiste cofondé par Jean-Luc Mélenchon et Julien Dray. Il devient alors l'assistant parlementaire de Jean-Luc Mélenchon.
À sa sortie de l'ENA en 1996, il rejoint le corps de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS). En parallèle de sa carrière administrative et politique, il crée des sociétés de conseil aux collectivités publiques et coanime un cursus consacré aux politiques du handicap à Sciences Po Paris.
Carrière politique
- 1997–2002 et 2007–2012 : Suppléant du député François Lamy dans la 6ᵉ circonscription de l'Essonne.
- 1998–2021 : Conseiller général puis départemental de l'Essonne (cantons de Massy-Est puis Massy).
- 2001–2012 : Conseiller municipal d'opposition à Massy.
- 2011–2015 : Président du conseil général de l'Essonne.
- 2012–2014 : Député de la 6ᵉ circonscription de l'Essonne (siège à l'Assemblée en tant que suppléant durant le passage ministériel de François Lamy).
- 2021–2022 : Conseiller régional d'Île-de-France.
- Depuis 2022 : Député de la 6ᵉ circonscription de l'Essonne (élu sous l'étiquette NUPES en 2022, réélu sous la bannière du Parti socialiste en 2024).
- Février 2026 : Annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 pour porter la voix d'une « gauche républicaine » hors de la primaire unitaire, avant de rejoindre en août 2026 la primaire présidentielle socialiste.
Temps forts de son parcours
- Expertise des affaires sociales et du grand âge : Ancien président du conseil général de l'Essonne et inspecteur des affaires sociales, il s'impose au fil de sa carrière comme un spécialiste des politiques liées au grand âge, aux EHPAD et au grandissement de la dépendance. En 2020, il se voit confier par le gouvernement une mission nationale sur l'isolement des personnes âgées pendant les confinements de la pandémie de Covid-19.
- Combat contre les réformes des retraites et joute parlementaire (2023) : Ancien frondeur socialiste sous le quinquennat de François Hollande, il mène à l'Assemblée l'opposition à la réforme des retraites menée par Élisabeth Borne en 2023. Il s'illustre en poussant le ministre du Travail Olivier Dussopt à admettre le nombre très réduit de bénéficiaires réels de la revalorisation minimale à 1 200 euros.
- Rupture avec Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise : Ancien élève politique et proche collaborateur de Jean-Luc Mélenchon, il rompt avec ce dernier et La France insoumise à la suite des attentats du 7 octobre 2023 en Israël, dénonçant le refus du mouvement de qualifier le Hamas d'organisation terroriste. Cible d'attaques personnelles et d'invectives, il refuse de porter l'étiquette du Nouveau Front populaire lors des législatives de 2024 tout en parvenant à se faire réélire dans sa circonscription.
- Défense de la laïcité et propositions institutionnelles : Secrétaire national du PS à la laïcité de 2020 à 2025, il défend une laïcité républicaine universaliste, soutient l'interdiction de l'abaya à l'école et propose en décembre 2025 la création d'un « Défenseur de la laïcité » inscrit dans la Constitution.