Retranscription des premières minutes :
- « Il est 5h tout pile sur Sud Radio, très bon réveil, nous sommes aujourd'hui le jeudi 15 janvier. » « Parlons vrai. » « Et le premier journal nous est présenté par Laurie Leclerc. Bonjour Laurie. » « Bonjour Benjamin, bonjour à tous. » « La fatigue se mêle à la colère chez les agriculteurs. Après plus d'un mois de mobilisation, ils continuent de maintenir la pression. Reportage dès le début de ce journal sur l'un des blocages hier à Toulouse.
- Les autres titres de l'actualité, Laurie. » « Contre l'accord avec le Mercosur, deux motions de censure ont été examinées hier à l'Assemblée, toutes les deux rejetées par les députés. La France inquiète de la situation au Groenland et en Iran.
- Emmanuel Macron convoque ce matin un conseil de défense exceptionnel.
- Et puis depuis hier, deux tarifs sont appliqués au musée du Louvre. Pour les non-européens, c'est plus cher. » « Mais tout d'abord, nouvelle mobilisation des agriculteurs hier à Toulouse.
- Une journée d'action qui s'est soldée, Laurie, par plusieurs.
- Plus d'un mois après le début de ces mobilisations, la tension est montée d'un cran.
- Hier, huit personnes ont été interpellées. Parmi ces manifestants, Lionel Candelon, le président de la Chambre d'agriculture du Gers.
- Les agriculteurs de la coordination rurale du département ne relâchent pas la pression.
- Franck Payanave reste fortement mobilisé sur le terrain. » « Lionel Candelon accueilli en héros par ses troupes de la coordination rurale après sa libération.
- L'émotion était grande au moment de prendre la parole. » « Je sors d'une journée où... » « Je sais pourquoi j'ai été interpellé ce matin.
- Je sais qui a mis la pression pour nous faire interpeller.
- Et quand je vois les résultats ce soir, je me dis que tous les agriculteurs d'Occitanie sont dans le vrai quand ils continuent le combat aujourd'hui à défendre l'agriculture, tout simplement. » Car après plus d'un mois de mobilisation, ces hommes et femmes commencent à être marqués par la fatigue.
- Vincent tient malgré tout.
- « C'est usant. Déjà, en temps normal, on a des conditions de vie qui sont hors normes et atypiques.
- Là, on a sacrifié nos vies de famille.
- On a passé les fêtes de fin d'année où c'est un moment, normalement, où on retrouve tous nos familles.
- Et entre agriculteurs, ce n'était pas tout sourire.
- On ne le fait pas par gaieté de cœur, de bloquer des gens.
- On le fait vraiment pour sauver notre avenir. » La motivation est néanmoins toujours présente.
- Il n'oublie pas leur objectif, comme pour Éric, éleveur d'une soixantaine de bovins.
- « On tient parce que quand on a des enfants ou des petits-enfants qui peuvent arriver un jour, on pense à leur avenir.
- Moi, personnellement, je me bats surtout pour eux parce que j'espère qu'un jour, ils auront le privilège de connaître ce qu'on a connu, de bien manger, avec de la qualité et d'avoir un cadre de vie.
- C'est intéressant. » Une réunion intersyndicale est prévue vendredi dans le Gers pour la poursuite des actions.
- Et à Paris, 50 militants de la Confédération paysanne ont été placés en garde à vue après être entrés hier dans une annexe du ministère de l'Agriculture.
- Des actions épargnes pourraient continuer aujourd'hui.
- Nouvelle action à l'appel de la FNSEA, mardi prochain à Strasbourg.
- D'ici là, l'accord de libre-échange avec le Mercosur sera signé samedi au Paraguay.
- Les deux motions de censure déposées contre cet accord avec le Mercosur ont été rejetées par l'Assemblée nationale.
- Venu de la France insoumise et du Rassemblement national, aucune des deux n'a obtenu le nombre de voix nécessaires pour censurer le gouvernement.
- Les députés, socialistes notamment, ont rejeté cette censure.
- Le député PS de la 7ème circonscription du Val-d'Oise, Romain Eskenazi, estime que le gouvernement a fait son maximum concernant l'accord de libre-échange.
- « Le gouvernement français, le président français, ont respecté la position unanime du Parlement français, exprimée notamment à travers une résolution.
- On a été les premiers à le faire.
- C'est-à-dire que le groupe socialiste a fait voter il y a plus d'un an maintenant de rejet du Mercosur et le gouvernement a respecté cette position en votant contre le Mercosur à l'Union européenne....
Transcription générée par IA