Retranscription des premières minutes :
- Je vous souhaite un excellent réveil avec Sud Radio, vous êtes bien dans le petit matin, il est précisément 5h.
- Le journal de 5h nous est présenté par Charlène Villemeyer, rebonjour Charlène.
- Rebonjour Benjamin, bonjour à tous.
- Les antibiotiques, c'est pas automatique et pourtant les français en consomment beaucoup, ils sont les deuxièmes plus gros consommateurs en Europe, les détails dès le début de ce journal.
- Les autres titres de l'actualité, Charlène ? Il ne cesse de faire polémique, le narcotrafic est au cœur des débats, Conseil des ministres, Salon des maires, mais quel est le problème de fond ? Vous l'entendrez.
- On vous l'annonçait hier sur Sud Radio, la taxe foncière va augmenter en 2026 et elle pourrait peser sur le budget des ménages.
- Et puis le festival d'Angoulême, traversé par la plus grave crise de son histoire, des auteurs ont menacé de boycotter l'événement, il est annulé.
- Nous consommons trop d'antibiotiques en France.
- C'est en tout cas le bilan, Charlène, d'une étude publiée par Santé publique France.
- Qui révèle une augmentation de 5,4% en un an.
- Désormais, les français sont les deuxièmes plus gros consommateurs de médicaments en Europe, juste après la Grèce.
- Une situation qui augmente le risque de développement de bactéries résistantes au traitement.
- Alors pour lutter, à Toulouse, Franck Payenave, les cliniques indépendantes ont organisé une journée de sensibilisation à l'antibiorésistance pour informer le public.
- Clarisse est passée devant le stand pour échanger avec les professionnels.
- Même si elle fait partie de ceux qui ont une consommation raisonnée.
- Quatre français sur dix ont pris au moins une fois dans l'année des antibiotiques.
- Une augmentation de la consommation qui se constate également dans les laboratoires.
- Julia est biologiste médicale.
- Soit tout un tas de prélèvements, on isole des bactéries.
- Et sur ces bactéries, on fait un antibiogramme.
- C'est-à-dire qu'on teste quel antibiotique va être efficace ou non sur la bactérie.
- Et en fait, on constate depuis plusieurs années qu'il y a de plus en plus de bactéries qui sont résistantes à plusieurs antibiotiques.
- Voir à quasiment tous les antibiotiques.
- Une antibiorésistance qui a des conséquences sur l'organisme.
- Constatée notamment par l'infectiologue en clinique Camille Fourcade.
- Petit à petit, on a des bactéries qui deviennent résistantes.
- Ce qui va entraîner en fait.
- Une possibilité de traiter des patients qui ont des infections.
- Et qui peut entraîner malheureusement, si c'est des infections graves, leur décès.
- Parmi les solutions proposées par les professionnels pour les états grippaux.
- Par exemple, la vaccination.
- Parmi les régions qui consomment le plus de médicaments, Santé publique France pointe la Corse et la région PACA.
- Autre sujet de santé publique, le narcotrafic qui est sur toutes les lèvres.
- Après les récents événements à Marseille, le gouvernement veut lutter et multiplie les réunions.
- Mardi à l'Elysée, hier en conseil des ministres, cette question concerne de plus en plus d'élus locaux.
- Réunis à Paris au salon des maires de France et pour Philippe Buisson, maire de Liban, la réponse doit être collective de l'Etat, mais aussi de la municipalité.
- On ne peut pas s'en sortir seul et que la lutte contre les narcotrafiquants doit être d'abord un problème régalien de l'Etat.
- Donc c'est à l'Etat d'apporter des réponses, mais c'est aux collectivités d'y contribuer.
- Et par exemple, moi je suis favorable à ce que les policiers municipaux, et ce n'est pas possible aujourd'hui, puissent mettre des amendes forfaitaires.
- Quelqu'un qui fume un joint reçoit une amende d'un policier municipal.
- Aujourd'hui, ce n'est pas possible. Il faut que demain, ce le soit.
- Et en conseil des ministres, hier, le président de la République a fustigé les bourgeois des centres-villes qui financent les narcotrafiquants.
- Selon Hervé Martini, secrétaire général Addiction France et addictologue, le problème de fond se situe dans un manque de sensibilisation.
- Je tiens à remarquer que lors de cette rencontre, les professionnels de santé n'ont pas été conviés.
- Or, on sait très bien que s'il faut naturellement se battre contre tous les trafics, la partie prévention, la partie santé, elle est tout aussi importante.
- Et c'est une méconnaissance. C'est-à-dire qu'on va cibler sur une population, c'est le bourgeois, etc., qui va chercher sa consommation.
- Moi, j'oserais dire, mais pourquoi il a besoin de...
Transcription générée par IA