Retranscription des premières minutes :
- Picotis solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable.
- Et Akena, la reine des vérandas et des pergolas, vous présente...
- Sud Radio, la planète demain, Christophe Debian.
- Bonjour et bienvenue sur Sud Radio pour le premier épisode de la troisième saison de la planète demain, la seule émission dédiée à l'écologie positive et raisonnée.
- Alors aujourd'hui, pour le lancement de cette nouvelle saison, nous avons l'honneur et le plaisir de recevoir dans l'estudio de Sud Radio, Brune Poirson, qui est ancienne secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire.
- Bonjour Brune.
- Bonjour Christophe.
- Alors moi, je suis ravi de vous recevoir dans mon émission qui vous ressemble tellement finalement.
- Donc bienvenue et vraiment, c'est un plaisir de vous recevoir.
- Votre engagement en faveur de l'économie circulaire vous a permis de contribuer à l'élaboration de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire qui a été adoptée en 2020.
- Donc ça remonte maintenant un petit peu, mais finalement, elle a fait son chemin et cette loi est une belle base de travail.
- Après votre départ du gouvernement en 2020, vous vous êtes orienté vers des fonctions dans le secteur privé et les organisations internationales, associant ainsi votre expérience politique à votre expertise en matière de développement durable.
- Alors vous êtes né à Washington, aux États-Unis et avez grandi entre plusieurs cultures.
- Pensez-vous que cette ouverture internationale a influencé votre engagement écologique ? Alors je dirais oui et non.
- Avant toute chose, peut-être merci beaucoup pour cette invitation.
- Je suis ravie d'être là.
- On avait eu l'occasion d'échanger par le passé, Christophe.
- Donc c'est une joie de se retrouver ici autour de ce plateau.
- Et dans un autre cadre qui était plus un cadre de travail autour de l'économie circulaire lorsque j'occupais des fonctions et vous aussi autour de ces sujets.
- Et que vous avez beaucoup contribué à l'élaboration de la loi anti-gaspillage.
- Surtout vous.
- On y reviendra.
- C'était un travail collectif.
- Je crois que c'était ça la force de la loi, mais on y reviendra.
- Et alors peut-être...
- Peut-être.
- Sur l'international, en fait, donc ma réponse, comme je disais, c'était à la fois oui et non.
- Je suis née aux Etats-Unis vraiment par hasard.
- Donc on peut dire, et surtout à l'aune de ce qu'on voit aujourd'hui, que les Etats-Unis n'ont eu aucun impact, si ce n'est renforcer mon engagement.
- Mais en tout cas, ils n'en sont pas à l'origine.
- Je crois que l'origine de mon engagement, il tient vraiment à là où j'ai grandi en France, en réalité, dans une zone rurale, le Vaucluse.
- Alors quel a été le déclic qui vous a conduite vers l'action publique et la politique ? Parce que c'est quand même particulier comme métier, entre guillemets.
- Alors ça, on pourrait discuter si c'est un métier ou pas.
- Moi, je dirais plutôt que c'est une vocation.
- Oui, c'est une vocation.
- J'ai eu...
- Pour moi, j'ai eu un déclic.
- Bon, d'abord deux choses, mais j'ai eu un premier déclic quand j'étais à l'école primaire, à la cantine de mon école.
- Et il y avait deux enfants à table avec moi qui mangeaient les pots des melons.
- Et je ne comprenais pas pourquoi.
- Et...
- En fait, j'ai compris que c'est parce qu'ils étaient sûrs au moins de se remplir le ventre parce qu'ils n'étaient pas sûrs de dîner le soir.
- Ah oui, là...
- Et donc là, j'avoue que...
- En fait, je devais avoir 8-9 ans.
- C'est vrai que ça, ça m'a fait quand même réaliser que je faisais partie, évidemment, non seulement des privilégiés, mais surtout qu'il fallait quand même se battre potentiellement pour d'autres parce qu'on ne les entendait pas forcément.
- Mais il y avait beaucoup de souffrance et d'injustice.
- Et donc, je crois que c'est comme ça qu'a démarré, en tout cas, mon envie de m'engager pour des causes peut-être plus grandes.
- Et puis ensuite...
- Ensuite, au quotidien aussi, quand vous grandissez dans le Vaucluse, vous êtes en contact avec des agriculteurs et la vie de la terre, si je puis dire.
- Et quel souvenir gardez-vous de votre arrivée au gouvernement en 2017 ? Un souvenir ? Une envie de se retrousser les manches et beaucoup d'enthousiasme.
- J'ai presque envie de...
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