Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, curieux comme Rémi, Rémi André.
- Et on change de sujet avec vous Rémi André, curieux comme Rémi, bonjour Rémi.
- Bonjour Benjamin.
- Avec cette prouesse qui pourrait bien révolutionner l'électronique, une start britannique a réussi à fabriquer des semi-conducteurs en orbite.
- Ça veut dire que Rémi, on a fabriqué des semi-conducteurs dans l'espace, pourquoi ? Et bien sur Terre, la gravité est une force aussi indispensable que contraignante.
- Pour les semi-conducteurs, elles provoquent des défauts dans les cristaux lors de leur fabrication, limitant leur performance.
- En apesanteur, les atomes s'assemblent plus librement, comme des danseurs.
- Moins de contraintes, plus d'harmonie.
- Ce qui nous donne des matériaux potentiellement plus purs, plus efficaces et donc plus performants pour nos appareils électroniques.
- Selon un ingénieur de la mission, c'est un peu comme essayer de construire un château de cartes sur un tapis roulant.
- Sur Terre, c'est compliqué. Dans l'espace, le tapis est arrêté.
- Une métaphore qui parle à tous ceux qui ont dépassé et qui ont déjà tenté de monter un meuble Ikea sans les instructions.
- Ça a parlé à beaucoup de monde.
- Néanmoins, j'imagine que ça pose un certain nombre de défis, cette fabrication orbitale. Lesquels ? Envoyer une usine en orbite, ce n'est pas comme installer une imprimante dans son salon.
- D'abord, il faut miniaturiser les équipements pour qu'ils tiennent dans un satellite.
- Ensuite, il faut gérer l'absence de gravité, mais aussi les radiations cosmiques, les variations de température et surtout le coût.
- Un kilo envoyé en orbite coûte plus cher qu'un kilo de truffes.
- Evidemment, sans compter la logistique.
- Pourtant, la start-up britannique a relevé le défi en utilisant des satellites reconvertis en mini-usines.
- Une approche qui rappelle les garages de Silicon Valley, mais en version garage spatial.
- Et si ça marche, cela pourrait ouvrir la voie à une production de masse dans l'espace, à condition de trouver des investisseurs prêts à miser sur l'industrie 4.0, version zéro-gravity.
- Les semi-conducteurs, ça sert notamment à fabriquer des téléphones.
- Est-ce qu'il faut s'attendre à des téléphones ? Les téléphones, d'une certaine manière, médient l'espace.
- Alors oui, mais pas tout de suite.
- Pour l'instant, ces semi-conducteurs spatiaux sont réservés à des applications haut de gamme.
- Satellites, équipements médicaux, technologies quantiques.
- Mais à long terme, qui sait, l'enjeu est de taille.
- Imaginez donc un jour où votre smartphone sera estampillé, assemblé en orbite terrestre basse.
- De quoi impressionner vos amis lors des dîners.
- En attendant, cette avancée rappelle tout de même que l'innovation n'a pas de limite.
- Elle les repousse toujours plus loin.
- Eh bien oui, merci à vous Rémi-André, passionnant effectivement.
- Il est 16h20 sur Sud Radio.
- On revient dans un instant, on va parler d'écho.
- Vous parliez de meubles IKEA, on va parler d'écho.
- Mais on va se poser la question, qu'est-ce qu'il faut oublier de l'année 2026 ? Ce qu'on ne veut plus voir cette année.
- On va voir ça justement avec Sandrine Debrune, juste après ça, tout de suite.
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Transcription générée par IA