Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, curieux comme Rémi, Rémi André.
- Bonjour Rémi André.
- Bonjour Benjamin.
- Bon, avec vous, on parle des moustiques héros inattendus de la science, grâce à des chercheuses et chercheurs qui ont eu l'idée surprenante, aussi surprenante qu'ingénieuse, de transformer les trompes des moustiques femelles en buses d'impression 3D haute résolution.
- Rémi, comment les trompes de moustiques deviennent-elles ainsi des buses d'impression 3D ? Étonnant, n'est-ce pas ? Les scientifiques ont découvert que la trompe de moustique, naturellement droite et fine, entre 20 et 25 micromètres de diamètre, est idéale pour extruder des matériaux avec une précision inégalée.
- Après avoir prélevé des trompes sur des moustiques euthanasiés en laboratoire, ils les ont fixées à des distributeurs standards à l'aide de résine.
- Résultat, une buse biodégradable, bon marché et ultra précise, capable de supporter une pression interne de 60 kPa, qu'elle s'en se rompre.
- Une prouesse qui surpasse les bus industriels actuels, deux fois plus larges et bien plus coûteuses.
- Et alors, quels sont les avantages de cette technique innovante, disons-le ? Alors, cette approche baptisée Nécro Impression 3D offre plusieurs atouts majeurs.
- D'abord, elle permet d'imprimer des structures complexes à très haute résolution, essentielles pour la fabrication de tissus biologiques ou d'organes de remplacement.
- Ensuite, elle est durable. En réutilisant des matériaux biologiques, elle réduit le gaspillage et les coûts.
- Enfin, elle ouvre la voie à l'intégration d'autres composants naturels dans les technologies de pointe, comme le souligne Jianyu Li, ingénieur en biomatériaux à l'Université McGill de Montréal.
- Il dit que cet échantillon biologique dérivé de la nature est bien meilleur que matériaux artificiels.
- Bon, c'est bon à savoir tout ça, mais quelles applications concrètes pour demain, Rémi ? Alors, les perspectives sont tout de même assez vastes.
- Médecine régénérative, électronique flexible ou encore micro-robots.
- C'est ce qu'on va voir.
- Les chercheurs imaginent déjà utiliser cette technique pour imprimer des tissus humains ou des capteurs miniaturisés.
- Christian Glyphis de l'Université de Swansea au Pays de Galles rappelle, lui, que la nature a des millions d'années d'avance sur nous.
- Une leçon d'humilité et d'innovation qui pourrait inspirer d'autres domaines, comme l'aéronautique ou l'énergie.
- Alors, il ne s'agit pas de mettre une claque au bien-être animal, évidemment, mais le sacrifice de moustiques pourrait bien un jour sauver des vies, ou du moins imprimer des organes.
- Cette histoire nous rappelle que la science, parfois, se cache là où on ne l'attend pas.
- La solution à nos défis technologiques pourrait se nicher dans le vivant.
- Une chose est sûre, aujourd'hui, notre ennemi estival, le moustique, pourrait devenir demain un allié précieux.
- Merci beaucoup Rémi-André.
- Vous parliez à l'instant du moustique.
- Nous, dans un instant, on va parler des araignées.
- Comment expliquer notre peur des araignées ? Je pense que ça va faire écho à beaucoup d'entre vous.
- En tout cas, comment la vaincre cette peur ? Eh bien, l'explication, elle suivra tout de suite.
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Transcription générée par IA