Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, curieux comme Rémi, Rémi André.
- Rebonjour Rémi André.
- Bonjour.
- Je vous ai surpris, mon cher Rémi.
- Vous étiez en train de regarder un petit peu du côté de la météo ce que ça donnait les dernières infos.
- Non c'est ça, sur la tempête de l'Eurexie.
- Parce qu'on a eu quand même une grosse tempête.
- Alors le pic est passé, mais on a encore 21 départements qui sont en vigilance orange du côté de la Normandie avec une rafale de vent relevée en cette nuit à 213 km heure du côté du département de la Manche.
- Rémi, l'hiver c'est la saison reine des tempêtes en France. Pourquoi ? Eh bien si l'automne donne parfois le coup d'envoi, c'est bel et bien l'hiver qui truste le podium des tempêtes.
- Entre décembre et février, le contraste thermique entre l'air polaire et les masses d'air plus douces crée un terrain idéal pour la formation de dépressions intenses.
- Janvier avec 75 tempêtes recensées en 45.
- Caracoles en tête, talonnées par février.
- La Manche et le littoral atlantique exposés aux flux d'ouest sont souvent en première ligne.
- Une habitude qui remonte à des siècles, comme en témoignent les archives de Météo France, riches de données depuis 1703.
- Ah oui, à partir de quelle vitesse le vent devient-il, si j'ose dire, un ennemi public, Rémi ? Eh bien en France, le seuil d'alerte est fixé à 100 km par heure en rafale dans les terres.
- Au-delà, les dégâts se multiplient.
- Toitures envolées, arbres déracinés, routes obstruées.
- Sur le littoral, où les habitants sont plus aguerris, le vent doit souvent souffler encore plus fort pour déclencher les sirènes.
- Mais attention, même en dessous de ce seuil, des dégâts peuvent survenir, surtout si le vent s'accompagne de pluies diluviennes ou de marées hautes.
- Les tempêtes Lothar et Martin, en 1999, avec des pointes à 170 km par heure, restent gravées dans les mémoires comme des rappels brutaux de la puissance de la nature.
- Et Goretti, avec 213 km par heure à Barfleur, entre également dans l'histoire des fortes tempêtes.
- 209 km par heure, je vous le rappelle, 209 km par heure est la limite basse des ouragans de classe 4.
- Goretti est-elle une tempête comme les autres ? Non, j'ai l'impression à vous entendre.
- Évidemment non, d'abord parce qu'elle est arrivée avec une vigilance rouge dans la manche, un niveau d'alerte exceptionnel qui n'est décrété que lorsque les risques pour les populations sont majeurs.
- Lorsqu'une dépression se creuse aussi vite et aussi fort, c'est ce que l'on appelle une bombe météorologique.
- Ensuite, Pascal Rond, avec le froid de ce début de semaine, en rappelant que l'hiver météorologique, décembre-février, est bien la période où la France compte le plus de tempêtes.
- Même si le réchauffement climatique ne semble pas pour l'instant augmenter leur fréquence, on voit bien que cela augmente leur intensité.
- Goretti s'inscrit donc dans une saisonnalité classique, mais avec une intensité qui mérite toute notre attention.
- Les tempêtes hivernales, aussi impressionnantes soient-elles, font partie du paysage météo français.
- Elle nous rappelle surtout que la nature, même domestiquée, marquée par nos calendriers, garde ses droits et sa colère.
- Merci beaucoup Rémi-André.
- Allez, on revient dans un instant avec cette question.
- Peut-on choisir librement les dates de ses vacances ? La réponse, c'est non.
- On va tout vous expliquer juste après ça.
- .
Transcription générée par IA