Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, curieux comme Rémi, Rémi André.
- Bonjour Rémi André.
- Bonjour Benjamin.
- Quand un grain de sable bloque toute une mission spatiale, l'histoire qui s'est déroulée le 5 novembre dernier, lors d'une vérification de routine, les astronautes chinois ont repéré une micro-fissure sur le hublot du module de retour de Shenzhou 20, module amarré à la station orbitale chinoise.
- Rémi, que s'est-il passé lors de l'incident Shenzhou 20 ? Les investigations confirment qu'un débris spatial, probablement issu d'un ancien satellite ou d'un étage de fusée, a percuté le hublot à une vitesse telle qu'il a pénétré les trois couches de verre, rendant la capsule inutilisable pour une rentrée atmosphérique.
- La Chine a dû improviser, l'équipage a finalement regagné la Terre le 14 novembre au bord de Shenzhou 21, un vaisseau de secours lancé en urgence, tandis que Shenzhou 20 reste amarré à Tiangong pour des analyses complémentaires.
- Les conséquences...
- Les conséquences immédiates furent le report du retour de l'équipage et perturbation du calendrier des missions suivantes, car le lancement accéléré de Shenzhou 22, un vaisseau de secours inhabité, a été lancé pour assurer une capacité d'évacuation et transporter du matériel de réparation, et enfin la remise en question de la conception des hublots, essentiel pour le moral des astronautes, mais de plus en plus vulnérable dans un environnement orbital hostile.
- Et alors vous nous dites que cet incident illustre le risque croissant du syndrome de Kessler, c'est quoi le syndrome de Kessler ? Rappelez-nous Rémi.
- Alors le syndrome de Kessler, qui a été théorisé en 1978, décrit un scénario où la densité des débris en orbite basse devient si élevée que les collisions entre objets génèrent une réaction en chaîne, et rendant donc certaines orbites impraticables.
- Aujourd'hui, avec plus de 24 000 objets catalogués et des millions de débris de taille millimétrique, le risque est réel.
- Chaque collision crée des milliers de nouveaux débris.
- Augmentant exponentiellement la probabilité d'autres impacts.
- Les mégaconstellations, comme Starlink qui occupe plus de 60% des satellites actifs en 2025, saturent l'orbite basse, réduisant la marge de manœuvre pour éviter les collisions.
- Les agences spatiales multiplient les manœuvres d'évitement, mais l'erreur humaine ou un incident non maîtrisable peut déclencher une cascade incontrôlable.
- En 2026, les modèles prévoient qu'un satellite croise un autre objet, à moins d'un, à moins d'un kilomètre, tous les 2,8 jours.
- Si une collision survient, la probabilité d'un second impact dans les 24 heures atteint 30%, un seuil critique.
- Bon, tout ça c'est pas très rassurant Rémi. Quelle solution pour éviter le pire ? L'absence de gouvernance mondiale forte et la course aux mégaconstellations rendent la tâche ardue.
- La réponse dépendra de notre capacité à coopérer au-delà des frontières, à innover sans polluer, et à considérer l'espace comme un patrimoine à transmettre, et non comme une décharge.
- Comme le disait l'astronaute Thomas Pesquet, l'espace est notre futur, mais il est aussi notre responsabilité.
- Eh oui, merci beaucoup Rémi-André. 6h22 sur Sud Radio-Automne.
- Et le marché de l'immobilier, un autre sujet, le marché de l'immobilier qui reprend des couleurs.
- Alors est-ce que c'est la bonne année pour racheter ? Eh bien notre experte Bérénice Deville-Floriot va tout nous dire.
- Elle nous répondra, elle répondra à cette question, elle nous rejoint juste après ça.
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Transcription générée par IA