Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, ça roule.
- Bonjour Pierre, aujourd'hui nous parlons de passion mais aussi de fiscalité car l'automobile ancienne, la voiture de collection, est dans le viseur du gouvernement.
- Oui exactement, le gouvernement songe à inclure les voitures de collection dans le calcul d'un nouvel impôt, un autre sur les actifs improductifs.
- Cela concernerait spécifiquement les collections dépassant les 250 000 euros.
- Mais la Fédération française des véhicules d'époque a apporté la preuve que le véhicule de collection est tout sauf improductif.
- C'est un patrimoine vivant et surtout un créateur de valeur et d'emploi.
- Ce marché génère un chiffre d'affaires annuel de 3,5 milliards d'euros et maintient l'équivalent de 23 500 emplois à temps plein.
- Ces emplois, ce sont des artisans, des garagistes, des spécialistes en restauration qui ne sont pas délocalisables.
- Alors au-delà des chiffres d'affaires et des emplois, l'étude montre également que ces voitures, génèrent des dépenses importantes et donc des recettes pour l'État par d'autres biais.
- Oui, tout à fait. L'État voudrait récupérer quelques deniers sur la voiture de collection, mais il oublie qu'elle rapporte déjà gros.
- Les propriétaires, ce sont des passionnés qui injectent en moyenne 5 507 euros par an de dépenses totales liées à la passion, entretien, le tourisme, les sorties. Et 67% d'entre eux prévoient même une restauration dans les prochaines années.
- La Fédération française des véhicules d'époque demande donc que l'on exclue l'autonomie, l'automobile ancienne de ce nouvel impôt. Elle va même plus loin en proposant une partie de l'enveloppe annuelle du patrimoine.
- 150 millions d'euros soient alloués à l'automobile. C'est une vision de l'automobile, non pas comme un produit de consommation courante, mais comme un patrimoine à conserver qui fait vivre l'artisanat français.
- On savait bien que ça allait vous faire réagir. Merci Pierre Chasseret.
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Transcription générée par IA