Sur la route des Jeux: Sasha Zhoya, "en ballet", comme sur la piste, "il faut suivre la technique"

Grand espoir de l'athlétisme français, Sasha Zhoya (18 ans), revient en France le 18 mai après plusieurs mois en Australie, où il a grandi. Blessé depuis début mars à l'ischio-jambier de la jambe droite, il retrouve progressivement ses sensations à l'entraînement.

TREVOR COLLENS - AFP/Archives

Grand espoir de l'athlétisme français, Sasha Zhoya (18 ans), revient en France le 18 mai après plusieurs mois en Australie, où il a grandi. Blessé depuis début mars à l'ischio-jambier de la jambe droite, il retrouve progressivement ses sensations à l'entraînement.

Jusqu'aux Jeux de Paris en 2024, en passant peut-être par Tokyo cet été, il raconte son parcours à l'AFP. Dans ce troisième épisode, cet éclectique, fou de surf notamment, évoque sa relation à la danse, qu'il pratique régulièrement, et lui apporte un vrai plus sur la piste, notamment pour le franchissement des haies.

"J'ai presque fini de guérir de ma blessure, j'en suis au dernier stade. Je retrouve la souplesse de ma jambe droite et ma forme d'avant."

"Une grande partie de ma souplesse justement vient de la danse. Je suis très souple, je n'ai pas besoin de travailler ça à l'entraînement grâce à la danse. J'ai commencé au collège, dans une école des arts de la scène. J'aimais bien ça, je suis quelqu'un qui aime les activités du corps, plutôt que de l'esprit. Ces deux dernières années j'ai compris l'impact énorme de la danse sur l'athlétisme. Elle me fait travailler des choses et des muscles que je ne travaille pas en salle de musculation. J'adore, ça me vide aussi la tête à côté du sport que je fais à plein temps. La danse, même dans l'intensité, c'est plus fluide, plus relax."

L'espoir de l'athlétisme français Sasha Zhoya sur la piste d'entraînement de Perth, en Australe, le 25 janvier 2021

L'espoir de l'athlétisme français Sasha Zhoya sur la piste d'entraînement de Perth, en Australe, le 25 janvier 2021

TREVOR COLLENS - AFP/Archives

"Je pratique plusieurs types de danse. D'abord la +lion dance+ (danse du lion, danse costumée traditionnelle chinoise) avec le kung fu, puis au collège j'ai commencé la danse contemporaine en même temps que le ballet une fois par semaine. Après le collège, j'ai trouvé plus de +kiff+ dans le ballet, qui a pris le pas sur la danse contemporaine. Le contemporain c'est plus créatif, on inventait nous-mêmes les chorégraphies. En ballet tout est déjà écrit, c'est strict, il y a plus de règles."

"Je ne pense pas être un artiste sur la piste d'athlétisme. La piste c'est justement comme le ballet, tout est écrit, il faut suivre la technique, tu ne changes pas des choses selon ton envie."

"Je ne sais pas si on est beaucoup de sportifs de haut niveau à pratiquer le ballet. Mais s'ils savaient à quel point ça aide, beaucoup plus viendraient en faire."

L'espoir de l'athlétisme français Sasha Zhoya à l'entraîneent à Perth, le 25 janvier 2021

L'espoir de l'athlétisme français Sasha Zhoya à l'entraîneent à Perth, le 25 janvier 2021

TREVOR COLLENS - AFP/Archives

"Et puis j'aime être sur la scène, mon gros kiff dans le ballet c'est la performance, le show. Être sur la scène avec tout le monde qui te regarde, j'adore cet aspect, comme avec le regard du public en athlétisme. C'est de cela dont je suis amoureux."

Propos recueillis par Robin GREMMEL

Par Robin GREMMEL / Paris (AFP) / © 2021 AFP